Merzouga-Tazzarine, le récit

iti 03-022 mars 2020, 205 km
Au programme :

Après avoir traversé des étendues de cailloux, nous nous installerons sur un terrain de camping aménagé dans une ferme luxuriante de verdure en plein milieu du désert. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Comme nous le craignions, il n’a pas été possible de vous raconter la journée d’hier. Heureusement, la matinée est libre, et le camp, très mal desservi par la connexion GSM, nous offre un Wifi assez correct.

Donc, voici à quoi a ressemblé la journée d’hier. Il s’agissait d’une étape de liaison, sans difficulté ni point d’intérêt particulier, 200 km environ. Ce fut pourtant une journée encore bien sympathique. Nous avions ajouté au programme deux points techniques, faire du change et faire le plein de gasoil. A la sortie de Merzouga, la Poste Marocaine, endroit conseillé pour le change par nos organisateurs, était saturée de clients. Nous avons donc pris la route. Après une jolie école, puis un ksar de village, nous arrivons à Rissani. Beaucoup de monde à la poste, nous partons donc à la découverte de la ville accompagnés de Daniel et Michèle, deux de nos compagnons de voyage. Peu après la poste, un élégant mur nous intrigue. En nous approchant, nous rencontrons par hasard (euh, enfin, ça y ressemble, …) le sympathique Aziz qui nous explique qu’il s’agit de la Kasbah ; il nous propose dans la foulée de nous faire un peu visiter, ce que nous acceptons. C’est un tour sympathique dans le dédale des rues couvertes qui finit 20 mn plus tard à son point de départ … et à la Maison Saharienne, selon Aziz le meilleur magasin, juste pour plaisir des yeux, enfin bon, personne n’est dupe, nous entrons un moment, faisons quelques achats mineurs férocement marchandés, avant de demander à Aziz de nous conduire au marché pour des emplettes plus nourrissantes.

Nous continuons donc vers le marché où nous arrivons après avoir traversé quelques rues où les ateliers de ferronerie et de menuiserie s’étalent un bon peu sur la rue. C’est jour de petit marché, il y a peu de clients et peu d’étals ouverts. Nous refaisons quelques stocks alimentaires avant de revenir aux camping-cars, toujours accompagnés d’Aziz qui reçoit quelques pièces et un bon sac de vêtements pour ses services sympas et pertinents.

La poste étant toujours saturée, nous reprenons la route. Nous ferons le change et la pause déjeuner plus loin à Alnif. L’épisode « Poste » mérite d’être raconté. Lorsque j’entre dans la poste, un vigile me fait prendre un numéro au distributeur, le 200. L’afficheur indique 186, je suis donc un peu inquiet du temps qu’il va falloir ; au bout d’un gros quart d’heure où l’unique guichetier a fait des opérations peu identifiables avec des personnes difficiles à compter, le compteur monte en quelques secondes à 193 ; un client est servi assez vite, un autre se présente au guichet, puis une cliente, sans que le compteur avance, puis encore un autre très bien habillé qui a parlé auparavant avec le vigile ; toujours 193 … je commence à déprimer quand brusquement le vigile m’interpelle pour m’envoyer au guichet ; je suis servi en quelques minutes, après quoi, imperturbablement, le guichetier, qui m’a pris mon ticket « 200 », affiche le numéro … 194 ! Après un déjeuner un peu perturbé par la curiosité quémandeuse de quelques gamins qui deviennent rapidement « trop de gamins », nous repartons. Côté route, le paysage a un peu changé. Le ciel est un peu gris et la température monte vers 30°. Le reg devient moins noir que les jours passés et s’enrichit de quelques arbres dont nous ne savons pas le nom, de grosses touffes d’herbes parfois fleuries égayent l’ensemble toujours très minéral. Peu de circulation, mais certains chargements valent le coup d’oeil (regardez bien le toit !). Le sol est parfois couvert d’un duvet vert, une école est posée là, au milieu de nulle part.

Nous arrivons enfin à Tazzarine, enfin au camping de la ferme du Serdrar, un lieu comme on aimerait bien en trouver souvent dans beaucoup de pays plus développés, à commencer par le nôtre. Il fait 33°. Installation, thé d’accueil, il y aura ensuite un apéro, qui se terminera au delà du lever de la lune, et comme nous ne respectons rien, notre menu personnel maison sera crèpes bretonnes arrosées à l’alsace, ça change des tajines, même si on les aime bien !

Allez, midi 1/4, je vous laisse, à bientôt, ce sera difficile ce soir (dîner resto 8€), peut-être mieux demain.

Au programme de l’aprem, visites de gravures rupestres.

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Merzouga-Tazzarine

iti 03-022 mars 2020, 205 km
Au programme :

Après avoir traversé des étendues de cailloux, nous nous installerons sur un terrain de camping aménagé dans une ferme luxuriante de verdure en plein milieu du désert. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Si vous lisez ce texte, c’est que nous n’avons pas pu mettre à jour à temps cette page de notre blog préparée à l’avance pour vous donner un minimum d’information dans ce genre de cas. Merci de nous en excuser, nous espérons vous raconter cette journée le plus tôt possible.

Et demain ?

Journée de visites à la découverte de fossiles et de gravures rupestres.

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Merzouga

iti 03-011er mars 2020, 0 km
Au programme :

Départ matinal à dos de dromadaire pour profiter du lever du soleil sur l’erg et prendre le petit déjeuner au pied de dunes gigantesques. Après-midi libre. Dîner et nuit en camping.

Le récit de la journée :

Oui, nous revoici. Encore une journée bien agréable …

Mais il a fallu la mériter : départ à 6h45, par 8°C, bien emmitouflés, le ventre rapidement rempli, on commence par une ascension délicate, celle de la selle du dromadaire et son passage à la position debout. L’équilibre est précaire, le tube métallique censé permettre de se cramponner est glacé et dès la mise en marche du « moteur » on se dit qu’on ne fera pas dix mètres. Et puis balaçant de droite à gauche et d’arrière en avant, on finit par trouver un équilibre et lâcher une main pour faire une photo. Beaucoup de déchets dans les photos, car le mouvement ample et censément noble est aussi assez imprévisible pour des débutants et c’est bien sûr au moment où on fait clic que l’on plonge brusquement vers le bas, bousillant le cadrage péniblement établi et rendant fou l’autofocus. Au bout de 3/4h environ de cette danse largement aléatoire, on s’arrête et on descend de nos montures, opération émouvante s’il en est.

Ayant retrouvé l’équilibre de nos deux pieds, quoiqu’il soit fragilisé par un sable à la fermeté sournoisement improbable, nous entamons l’ascension d’une dune proche pour assister au lever du soleil.

C’est ensuite le retour par le même moyen de locomotion. La température moins tétanisante et la lumière plus rassurante sur notre équilibre, nous sommes un peu plus fringants, quoique désormais un peu soucieux de notre estomac. L’arrivée vers 9h15 au camping,  où nous attend un solide petit déjeuner, est donc particulièrement bienvenue.

La fin de matinée est libre et vous savez sans doute que je l’ai consacrée à payer ma dette en vous narrant la journée d’hier. Après déjeuner (et une jolie petite sieste), nous repartons avec un tout autre moyen de transport. Ce sont de modernes et confortables 4×4 qui nous embarquent pour nous faire découvrir les alentours. Nous admirons tout d’abord la Mama Merzouga, la plus grande dune du Maroc, 350m de haut. C’est une dune « vivante », c’est à dire qu’elle est posée sur une zone humide et ne se déplace pas, contraitement aux petites dunes mortes plus claires qui sont posées sur le sol sec et se déplacent au gré du vent.

Nous nous arrêtons ensuite sur un site de minéraux où nous cherchons (sans grand succès) quelques cailloux remarquables. Puis nous continuons vers le site d’une ancienne mine, toujours charbon et plomb, initiée par les français, abandonnée depuis longtemps. A quelques kilomètres là-haut sur le plateau, c’est l’Algérie.

Nous poursuivons jusqu’au village des Gnaouas, des anciens esclaves noirs qui ont été libérés vers 1950 et sont restés sur place. Ils ont depuis quelques années remis à jour leur folklore et sont aujourd’hui très connus. Le dernier arrêt est pour un musée privé du 4×4, visite gratuite rapide, et retour au camping vers 17h.

Une journée donc bien remplie, et bien agréable avec de jeunes guides marocains toujours aussi sympathiques.

Et demain ?

Après avoir traversé des étendues de cailloux, nous nous installerons sur un terrain de camping aménagé dans une ferme luxuriante de verdure en plein milieu du désert.

Mais on nous dit que l’internet est très limité là-bas, donc il va peut-être vous falloir de la patience … Enfin, vous aurez au moins mes pages automatiques …

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | 4 commentaires

Tinerhir-Merzouga, le récit !

iti 02-2929 février 2020, 200 km
Au programme :

Direction l’erg Chebbi et ses dunes orangées. Auparavant, visite d’un musée sur l’évolution de la culture marocaine au travers des siècles. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Il fallait bien que ça arrive ! A force d’apéros, de restos, de levers matinaux, de courses folles vers le sud, à force, à force … il fallait bien qu’on finisse sur le sable !!! Et à force de festivités et de temps consommé, il fallait bien qu’on vous néglige un soir, c’est fait, vous n’avez eu hier soir que le service minimum, la petite page préfabriquée avant le départ et programmée pour le soir à 11h, comme ça, vous connaissez le système, ça marche tous les jours. Pourquoi rien hier soir ? Parce qu’après la route, les visites, le briefing, l’apéro, le dîner, la perspective de se lever ce matin à 6h nous a mis au lit au lieu de vous faire la causette, d’autant que ce matin, nous savions que nous aurions le temps. Et puis après tout, le 29 février, vous n’aviez qu’une chance sur quatre de l’avoir, alors ne vous plaignez pas. Donc voilà la journée d’hier et pour celle d’aujourd’hui, il faudra attendre ce soir …

Nous sommes partis avant 9h pour ces 200 km faciles, mais assez riches. Le premier arrêt fut pour le musée des sources de Lalla Mimouna. Zaïd, qui l’a créé est un artiste passionné et passionnant, un doux rêveur qui cite Saint Exupéry toutes les trois phrases. Il est bien connu de tous les guides et il vaut vraiment le détour.

Nous faisons ensuite quelques photos pour vous faire voir un petit truc qu’on aime bien : les écoles, collèges, … se reconnaissent ici à leur façades décorées de couleurs pastels, c’est très mignon.

Le deuxième arrêt nous a permis de découvrir l’ancien système de distribution d’eau appelé  « khettaras » ou « qanat« ; un peu analogue, pour ceux qui nous suivent depuis quelque temps, au Karez vu en Asie Centrale, il fait circuler l’eau dans les 65 km de tunnels souterrains (dans lesquels ont peut marcher quand il n’y a pas d’eau) auxquels chaque famille accède par un puits qui lui permet de disposer de l’eau. Datant du XIème siècle, il est à sec depuis 200 ans.

Le dernier arrêt se fait à Erfoud où nous visitons une entreprise qui travaille la pierre à fossiles. Extraites de carrières proches, les blocs sont découpés en feuille ou autres morceaux et mis en forme pour révéler les fossiles inclus. C’est très beau.

Nous arrivons finalement à Merzouga vers 17h, accueil au thé, discussions, briefing … mais j’ai déjà dit tout ça. Mais la vue, wouahou !

A ce soir  pour aujourd’hui (je sais pas si c’est bien clair ça …).

20200229_175012

Et demain ?

Départ matinal à dos de dromadaire pour profiter du lever du soleil sur l’erg et prendre le petit déjeuner au pied de dunes gigantesques. Après-midi libre.

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | 2 commentaires

Tinerhir-Merzouga

iti 02-2929 février 2020, 200 km
Au programme :

Direction l’erg Chebbi et ses dunes orangées. Auparavant, visite d’un musée sur l’évolution de la culture marocaine au travers des siècles. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Si vous lisez ce texte, c’est que nous n’avons pas pu mettre à jour à temps cette page de notre blog préparée à l’avance pour vous donner un minimum d’information dans ce genre de cas. Merci de nous en excuser, nous espérons vous raconter cette journée le plus tôt possible.

Et demain ?

Départ matinal à dos de dromadaire pour profiter du lever du soleil sur l’erg et prendre le petit déjeuner au pied de dunes gigantesques. Après-midi libre.

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Goulmina-Tineghir

iti 02-2828 février 2020, 165 km
Au programme :

Nous empruntons une belle route encastrée dans des gorges puis nous apercevons les premiers massifs du Haut-Atlas et rejoignons notre bivouac par les gorges du Todra. Dîner et nuit en bivouac.

Le récit de la journée :

Après une nuit un peu perturbée par un chien bavard, nous sortons du camping au volant de nos fières montures un peu avant 9h. Notre Chef bien aimé nous a encore pondu un programme de derrière les fagots (et derrière la montagne aussi). Disons le sans détour c’est une journée où nous allons rouler à gorge déployée.

Une fois sortis de la palmeraie, nous traversons quelques zones caillouteuses (on dit du reg je crois) avant de commener à nous élever cap au Nord en suivant l’oued Gheris sur les contreforts du Haut Atlas. Nous traversons des villages qui ont souvent des restes de Ksar qui semblent abandonnés. Aujourd’hui nous roulons en convoi car nous allons faire pas mal d’arrêts et c’est mieux d’être ensemble.

Au fur et à mesure de la montée, la vallée se resserre. Les villages sont souvent entourés de petites palmeraies, mais surtout de petits champs très verts irrigués grâce à l’oued tout proche. Il faut souligner la remarquable qualité de la route. Oui, ce n’est pas un ruban bien lisse, mais dans ces conditions de relief (nous évoluons entre 1000 et 2000 m d’altutude toute la journée) et de trafic (rare), c’est vraiment très honorable.

Il reste quand même un passage d’oued à faire à gué, c’est sans réelle difficulté et plutôt amusant.A la mi-journée, nous débouchons sur le plateau et faisons la pause déjeuner.

Nous redescendons de l’autre côté à peu près dans les même conditions, avant d’arriver aux gorges de Todra, vraiment impressionnantes. Nous parcourons la gorge à pied avant de le faire en camping-car et retrouvons ici pas mal de touristes et les inévitables boutiques volantes qu’ils attirent.

Il ne nous reste plus que quelques kilomètres pour arriver à Tineghir, autre jolie ville au sein de sa palmeraie où nous allons passer la nuit (et le dîner) chez l’habitant, avec soirée musicale annoncée. A demain !

Et demain ?

Direction l’erg Chebbi et ses dunes orangées. Auparavant, visite d’un musée sur l’évolution de la culture marocaine au travers des siècles.

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Goulmina

iti 02-2727 février 2020, 0 km
Au programme :

Cette journée sera consacrée à la découverte de la palmeraie et la visite d’un vieux ksar, en cours de restauration, où les rues en partie couvertes sont typiquement sahariennes. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Alors comme tout finit par arriver, nous avons eu aujourd’hui une matinée libre ! Cette liberté a bien sûr été très occupée. D’abord avec un lever plus tardif (8h15), puis de l’entretien, nettoyage, lavage, rien que des trucs follement excitants qui nous manquaient beaucoup il faut le dire. Puis quelques courses, puis déjeuner (déjà ? oui, parce qu’on part de bonne heure … ah bon!) et départ à pied à 13h30 (et ma sieste ? demain, peut-être !) pour la palmeraie.

Comme nous l’avons dit hier (j’espère ?), Goulmina est (surtout) une palmeraie. Youssef, qui nous la fait visiter, explique qu’à l’origine, il y avait quelques palmiers dattiers où s’arrétaient les caravanes (longues files de chameaux transportant des marchandises et non véhicules de loisirs habitables tractés par une automobile) ; alors les caravaniers mangeaient de dattes et crachaient les noyaux qui faisaient pousser plus de palmiers, etc… Evidemment, avant tout ça, il y avait, il y a toujours de l’eau, ici une source qui ne s’interrompt jamais. Nous parcourons à pied la jolie palmeraie et admirons les cultures qui s’abritent des excès de soleil sous les palmes (céréales, luzerne, fêves, etc …). Youssef nous explique que le « palmier-citron » ne produit pas de datte au goût acide, mais six fois plus de dattes grâce aux six troncs que sont devenus des rejets … Nous admirons aussi la fleur blanche du palmier mâle qui fournit dit-on de quoi donner de l’énergie aux hommes (mais seulement aux jeunes, c’est dire si elle est efficace ! ).

Sortant de la palmeraie, Youssef nous emmène visiter un Ksar, son Ksar, l’un des Ksours (pluriel de Ksar) qui constituaient la palmeraie, le seul qui reste habité. Il vient d’être classé patrimoine mondial de l’Unesco, alors ça permet de le restaurer. Après avoir franchi la porte, près de laquelle de nombreux matériaux de restauration sont amassés, nous parcourons le labyrinthe des rues, équipé de la clim naturelle ; ah oui, j’ai oublié de dire qu’il fait cet aprem près de 25° et qu’effectivement, sitôt passée la porte, on perçoit un rafraichissement entretenu par les puits de lumières qui éclairent les rues entièrement cachées sous les maisons en torchis et briques de terre enduites de pisé. Nous allons jusque chez Youssef où son épouse nous accueille avec de la « pizza berbère », pâte à pain  très fine agglomérant un petit hachis de légumes, se présentant comme une crèpe, souple et goûteuse, plus le « whisky berbère », c’est à dire le thé à la menthe que nous dégustons sur la terrasse panoramique de la maison, en admirant la fixation très personnelle de la parabole. Nous rentrons au camp vers 18h, briefing à 19h, dîner (kefta) à 19h. Quelle journée !

Et demain

Nous empruntons une belle route encastrée dans des gorges puis nous apercevons les premiers massifs du Haut-Atlas et rejoignons notre bivouac par les gorges du Todra.

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Midelt-Goulmina

iti 02-2626 février 2020, 200 km
Au programme :

Nous partons à la rencontre des magnifiques gorges du Ziz et nous profitons en arrivant d’un point de vue splendide sur l’oasis de Ghéris et son immense palmeraie. Nuit en camping

Le récit de la journée :

Nous partons vers 9h pour cette matinée de route sans problème. Enfin si, peut-être un problème qui nous a d’ailleurs empêchés de partir plus tard, vous nous connaissez, pas du tout rapides le matin (et pas trop le soir). On nous a annoncé qu’un gros convoi militaire prendrait « notre » route ce matin vers 9h30 pour amener des renforts de troupes sur la frontière algérienne afin d’empêcher le corona virus de passer ; ça nous a un peu rappelé une histoire française au moment du nuage de Tchernobyl, mais bon, l’idée de se traîner derrière un convoi militaire nous a sortis du lit. Finalement, nous n’avons rien vu, ce qui veut seulement dire que nous avons bien fait de nous lever tôt (Sarko, si tu nous lit …).

Après un caprice du GPS qui refusait catégoriquement de nous laisser sortir de Midelt par le Sud-Est (bilan +250 km !), caprice auquel nous avons, bien sûr, refusé de céder, après donc cette difficile négociation, nous prenons la N13, assez belle route, pas très large mais en bon état, avec des paysages semi-désertiques tout à fait somptueux pour franchir le Haut Atlas par un col à plus de 1900m et des températures qui ont plongé à 6° à 10h du matin. Dans les villages traversés, les cigognes sont souvent présentes, notamment au dessus du minaret de la mosquée.

Passé le tunnel du Légionnaire, nous découvrons les gorges du Ziz (attention à la faute de frappe), puis un beau lac de barrage, avant de plonger sur la palmeraie de Goulmina où nous arrivons à la sortie des classes.

L’après-midi est consacré à … rien. Vraiment libre. Papotages, pétanque, mises à jour, sauvegardes, rotation de têtes de paraboles (non, ce n’est pas un nouveau sport, mais un geste technique un peu délicat à faire quand on va un peu loin au Sud), sieste, puis thé, puis briefing, puis apéro, voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Et demain ?

Cette journée sera consacrée à la découverte de la palmeraie et la visite d’un vieux ksar, en cours de restauration, où les rues en partie couvertes sont typiquement sahariennes.

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Midelt

iti 02-2525 février 2020, 0 km
Au programme :

Matinée libre pour aller découvrir le monastère Notre Dame de l’Atlas. L’après-midi sera consacré à la visite d’anciennes mines de plomb. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Alors voilà, c’est super une matinée libre. Oui, mais la visite du monastère, c’est un peu exceptionnel, ça ne peut pas se rater, donc libre, dans tes rêves, départ 9h30 comme tous les jours (sauf quand c’est pus tôt) et on n’en parle plus.

Soyons un peu sérieux alors. Ce monastère là, Notre Dame de l’Atlas, ce n’est pas rien. Déjà dans un pays où il est interdit de ne pas être musulman, ce n’est pas banal. En plus quand tu apprends que c’est le refuge des survivants de Tibhirine, tu lèves un oeil plus attentif. Alors oui, c’est bien ça, on peut en penser ce qu’on veut et je ne dirai pas ce que j’en pense. Il y a là le seul survivant (l’autre est décédé en 2008 sauf erreur) et un moine qui, après avoir recueilli les témoignages et les objets, s’efforce de les mettre en valeur tout en assurant ce que lui et sa communauté estiment être leur devoir : accueil, soutien, respect, je ne vous fais pas le détail. L’ensemble est intéressant, émouvant pour beaucoup, et le jus de pommes qu’on y fabrique est délicieux.

Retour au camping pour déjeuner et à 14h nous montons dans ce que Jean, notre accompagnateur, nous a décrit comme des mini-bus Orangina, je vous laisse vous remémorer le thème principal de la marque pour comprendre. En sortant de la ville, nous sommes saisis de l’envahissement de la campagne par les plastiques ; nous n’avons pas trouvé la source, sans doute une décharge à ciel ouvert, mais le vent pousse avec avidité des milliers de sacs et autres morceaux de plastiques sur des kilomètres de ce terrain plat et terreux où chaque bout d’herbe ou de caillou retient une décoration plastique de couleur variée, ce serait presque beau si ce n’était aussi horrible ! (ne cherchez pas ça sur l’image ci-dessous)

20200225_173525

Enfin nous arrivons à l’ancienne mine Peñaroya (plomb et cuivre) ; en fait, plus qu’une mine une concession de 30 km de côté qui a occupé 5000 ouvriers jusqu’aux années 60 où le cuivre y est devenu rare et le plomb moins recherché. Il reste des villages fantômes, des sites étonnants, et des rêves de fortune dans quelques esprits fragiles qui continuent, en toute illégalité et dans des conditions de sécurité bien pires qu’au temps de la gloire industrielle, à chercher le filon qui les rendra riches. Nous commençons par une installation minière où l’on voit les départs de galeries et les montagnes de matériaux qui ont été extraites.

Pour aller plus loin, nous nous enfonçons dans les gorges de l’oued Moulouya qui nait par là pour aller se jeter 500 km plus loin dans la Méditerranée. Les paysages sont somptueux, par ci, par là, quelques traces de vie, puis des villages abandonnés. Nous franchissons des ponts … émouvants, c’est tout à fait extraordinaire.

En fin d’après-midi, nous remontons au village des mineurs qui domine la vallée, c’est saisissant. Il fut conservé longtemps, avec un gardien, servant même de temps en temps à des tournages de films. Et puis un jour, Peñaroya a arrété de payer le gardien qui est parti vivre ailleurs ; en quelques jours, tout ce qui pouvait se récupérer, bois, tuiles, portes, … s’est évaporé du village et vous voyez ce qu’il en reste.

Nous rentrons au camping vers 18h45 ; 19h30 briefing ; 20h00 dîner au camping (tajine ou couscous), voilà ce qu’on appelle une journée libre ici !!! Une bien belle journée pas libre disons.

DSC06679-2

Et demain ?

Nous partons à la rencontre des magnifiques gorges du Ziz et nous profitons en arrivant d’un point de vue splendide sur l’oasis de Ghéris et son immense palmeraie.

 

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | Laisser un commentaire

Fès-Midelt

iti 02-2424 février 2020, 200 km
Au programme :

Par le Moyen Atlas, nous rejoignons Ifrane, puis nous découvrons une forêt de cèdres où vivent des singes Magot avant de rejoindre Midelt. Nuit en camping.

Le récit d’hier :

Non, je n’ai pas oublié les retards qui traînent et je vais essayer ce soir de me mettre à jour et pourtant c’est pas facile, parce que la journée fut encore chargée. Mais n’allons pas trop vite !

Hier donc, nous sommes partis de notre parking de resto encore assez tôt (7h45) car la journée était chargée.

En ouverture donc 220 km pour rallier Fès. 220 me direz vous, ce n’est pas la mer à boire … Sauf qu’ici on compte avec un minimum d’optimisme 40 de moyenne, soit 5h30, et qu’il fallait arriver avant 15h30 pour pouvoir repartir (voir plus loin).

Alors, bien sûr les nuages dégoulinants avaient profité de la nuit pour réinvestir les pentes et, après un départ au soleil, nous dûmes (!) affronter un passage en purée de pois (chiches, oui, je vois qu’il y a un rigolo dans l’assistance, mais j’en ai maté d’autres …). Une fois sortis des nuages, au delà de 1000 m, en bons avions sans ailes, nous basculions sur l’intérieur débordant de soleil pour en finir avec le Rif et ses paysages d’exception, tout en évitant la célèbre Ketama dont les ficelles de chanvres peuvent causer des noeuds désagréables. Il ne restait plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Fès.

Mais comme je le laissais entendre plus haut, il fallait derechef se remettre en selle, tout en changeant de monture car, après le briefing avancé à 15h30, ce sont deux gros minibus qui ont avalé le groupe pour le recracher quelques minutes plus tard à l’entrée de la Medina. Pour info de quelques proches, certains de nos compagnons se sont vus convoyer jusqu’au camping par des mobylettes pleins de bonne volonté et de propositions pour visiter la ville ; 32 ans après, rien n’a changé sur ce point. Après avoir serpenté dans les ruelles commerçantes, nous avons visité un herboriste fort bavard et assez porté à appliquer au calcul à l’ancienne les techniques modernes de la réalité augmentée. Ce fut ensuite le souk des tanneurs et sa coopérative avant de rejoindre de nuit un joli resto où tajine et couscous nous ont suffisamment restaurés pour regagner les bus et le camping.

Le récit de la journée :

Ce matin, il était dit « partez quand vous voulez » ; la fête ! Ce fut donc dans le luxe d’un 9h30 que nous avons pris la route pour affronter le Moyen Atlas. Route longuement en travaux, mais fréquentable à qui n’est pas effrayé par la poussière et les cahots, ou n’a pas le choix …

Un premier arrêt nous amena, peu après les curieuses maisons d’inspiration très européenne de Ifrane, au Cèdre Gouraud, un vieillard, décédé mais toujours debout, au tronc de plus de 10m de circonférence. Curieuse chose, agrémentée de quelques singes et d’une très jolie forêt de cèdres bien vivants.

Puis le relief a continué à s’élever, doucement mais sûrement, jusqu’au delà de 2000m (2190 au maxi si j’ai bien vu). Nous sommes restés dans ces eaux là une bonne heure sur ce haut plateau où l’on se demande qui peut vivre là, tout en constatant qu’il y vit pas mal de monde. Nous avons vu des plantations de pommiers à plus de 1500m, spécialité de la région paraît il, on aurait plutôt cru aux citrons givrés car autour les sommets sont encore parés de neige sur les versants nord boisés et en fin de parcours, on voit que c’est encore plus haut, à suivre donc.

La journée s’est terminée à Midelt, petit tour de reconnaissance en ville pour certains, réglage des paraboles en version « grand sud » (rotation des têtes) pour les autres, puis le premier apéro de voyageur, en mode alsacien.

Et demain ?

Matinée libre pour aller découvrir le monastère Notre Dame de l’Atlas. L’après-midi sera consacré à la visite d’anciennes mines de plomb.

Publié dans Maroc, voyage | Tagué , | 2 commentaires