Merzouga-Tazzarine, le récit

iti 03-022 mars 2020, 205 km
Au programme :

Après avoir traversé des étendues de cailloux, nous nous installerons sur un terrain de camping aménagé dans une ferme luxuriante de verdure en plein milieu du désert. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Comme nous le craignions, il n’a pas été possible de vous raconter la journée d’hier. Heureusement, la matinée est libre, et le camp, très mal desservi par la connexion GSM, nous offre un Wifi assez correct.

Donc, voici à quoi a ressemblé la journée d’hier. Il s’agissait d’une étape de liaison, sans difficulté ni point d’intérêt particulier, 200 km environ. Ce fut pourtant une journée encore bien sympathique. Nous avions ajouté au programme deux points techniques, faire du change et faire le plein de gasoil. A la sortie de Merzouga, la Poste Marocaine, endroit conseillé pour le change par nos organisateurs, était saturée de clients. Nous avons donc pris la route. Après une jolie école, puis un ksar de village, nous arrivons à Rissani. Beaucoup de monde à la poste, nous partons donc à la découverte de la ville accompagnés de Daniel et Michèle, deux de nos compagnons de voyage. Peu après la poste, un élégant mur nous intrigue. En nous approchant, nous rencontrons par hasard (euh, enfin, ça y ressemble, …) le sympathique Aziz qui nous explique qu’il s’agit de la Kasbah ; il nous propose dans la foulée de nous faire un peu visiter, ce que nous acceptons. C’est un tour sympathique dans le dédale des rues couvertes qui finit 20 mn plus tard à son point de départ … et à la Maison Saharienne, selon Aziz le meilleur magasin, juste pour plaisir des yeux, enfin bon, personne n’est dupe, nous entrons un moment, faisons quelques achats mineurs férocement marchandés, avant de demander à Aziz de nous conduire au marché pour des emplettes plus nourrissantes.

Nous continuons donc vers le marché où nous arrivons après avoir traversé quelques rues où les ateliers de ferronerie et de menuiserie s’étalent un bon peu sur la rue. C’est jour de petit marché, il y a peu de clients et peu d’étals ouverts. Nous refaisons quelques stocks alimentaires avant de revenir aux camping-cars, toujours accompagnés d’Aziz qui reçoit quelques pièces et un bon sac de vêtements pour ses services sympas et pertinents.

La poste étant toujours saturée, nous reprenons la route. Nous ferons le change et la pause déjeuner plus loin à Alnif. L’épisode « Poste » mérite d’être raconté. Lorsque j’entre dans la poste, un vigile me fait prendre un numéro au distributeur, le 200. L’afficheur indique 186, je suis donc un peu inquiet du temps qu’il va falloir ; au bout d’un gros quart d’heure où l’unique guichetier a fait des opérations peu identifiables avec des personnes difficiles à compter, le compteur monte en quelques secondes à 193 ; un client est servi assez vite, un autre se présente au guichet, puis une cliente, sans que le compteur avance, puis encore un autre très bien habillé qui a parlé auparavant avec le vigile ; toujours 193 … je commence à déprimer quand brusquement le vigile m’interpelle pour m’envoyer au guichet ; je suis servi en quelques minutes, après quoi, imperturbablement, le guichetier, qui m’a pris mon ticket « 200 », affiche le numéro … 194 ! Après un déjeuner un peu perturbé par la curiosité quémandeuse de quelques gamins qui deviennent rapidement « trop de gamins », nous repartons. Côté route, le paysage a un peu changé. Le ciel est un peu gris et la température monte vers 30°. Le reg devient moins noir que les jours passés et s’enrichit de quelques arbres dont nous ne savons pas le nom, de grosses touffes d’herbes parfois fleuries égayent l’ensemble toujours très minéral. Peu de circulation, mais certains chargements valent le coup d’oeil (regardez bien le toit !). Le sol est parfois couvert d’un duvet vert, une école est posée là, au milieu de nulle part.

Nous arrivons enfin à Tazzarine, enfin au camping de la ferme du Serdrar, un lieu comme on aimerait bien en trouver souvent dans beaucoup de pays plus développés, à commencer par le nôtre. Il fait 33°. Installation, thé d’accueil, il y aura ensuite un apéro, qui se terminera au delà du lever de la lune, et comme nous ne respectons rien, notre menu personnel maison sera crèpes bretonnes arrosées à l’alsace, ça change des tajines, même si on les aime bien !

Allez, midi 1/4, je vous laisse, à bientôt, ce sera difficile ce soir (dîner resto 8€), peut-être mieux demain.

Au programme de l’aprem, visites de gravures rupestres.

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