Journée de grève

Bonsoir,

Vous avez ce soir un blog réduit. En effet, notre journée s’est limitée à un petit déplacement de Pula à Cagliari que nous visiterons demain. Une cinquantaine de kilomètres, installation au camping, sieste et un assez joli moment sur la grève, parce qu’on ne peut tout de même appeler ça une plage. Pourtant l’eau était merveilleusement tiède et, passé les deux mètres de galets, le sable blanc sous l’eau qui la rend si verte délicieusement doux. Il y avait même des petits poissons et sur les galets quelques aegagropiles.

Voilà, en plus vous avez appris un mot, alors ne vous plaignez pas, il y a même deux photos.

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au sud du sud

Je vous dois des excuses. Hier soir, sans doute harassé par ma rude tâche touristique quotidienne et les émotions de la circulation sarde, j’ai annoncé que nous avions atteint le point le plus sud de notre voyage ; au passage, personne n’a relevé que c’était une erreur, est-ce que j’écrirais pour des incultes ?

Toujours est-y ben (comme on dit en Poitou), que ce n’était que le Sud l’île de Sant’Antioco, l’île de l’île. Nous avons donc pris la route du Nord pour sortir de l’île au point (et donc au pont) où nous y étions entrés, pour refaire un peu de Sud et arriver au bout de la Sardaigne, soit aux alentours de Chia, au sud du sud d’hier !

Tous les guides vous diront que c’est là qu’on trouve les plus belles plages du monde et notamment celle de Tuerredda. Malheureusement, à force de le crier sur les toits, les guides ont réussi à amener là des hordes de touristes, alors que c’est tout petit et donc les limitations de circulation et de stationnement sont légion et il est à peu près impossible dy accéder autrement qu’en vélo, vous devrez donc vous contenter de photos un peu lointaines … Mais nous avons pu déjeuner dans un lieu tranquille et ma foi fort agréable, quoique dépourvu de plage.

Nous avons fini la journée au site archéologique de Nora, près de Pula. Jolie visite que j’ai terminée par un joli bain sur la plage proche. Nous restons là pour la nuit, bonsoir.

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Une île de l’île

Donc nous étions ce matin au bord de la mer ; j’ai un scoop : nous y sommes toujours. D’après les cartes nous avons tout de même changé de mer, passés de la Méditerranée à la mer de Sardaigne.

Nous reprenons vers le Sud la route tourmentée, mais excellente qui suit parfois le bord de mer, puis coupe en travers et revient, comme prise de remords ; on monte, on descend, on tourne à droite, à gauche, ah, je vous garantis qu’on ne s’ennuie pas. Et puis souvent on ralentit, presque à l’arrêt, le temps d’un coup d’oeil, d’une photo, 300m plus loin, on s’arrête, on refait les photos, on repart, la circulation est limitée, tout est simple finalement …

En fin de matinée, on arrive à Iglesias. Jolie ville accueillante, jolis monuments, on visite un peu, mais la ville se vide, très vite pour la pause de midi, on est surpris, pourtant chez nous, ce n’est pas si différent.

Après déjeuner, nous reprenons la route en direction de Sant’ Antioco et sa « capitale » éponyme. Tout avait l’air de bien aller, après un isthme étroit, une vue très proche de celle qu’on a de Balaruc vers Sète sur le bassin de Thau. Et puis un pont, assez petit, nous voici sur l’île de l’île.

Sauf que pour sortir de la ville, il a fallu encore une fois traverser un centre ville étroit et sinueux et qu’à un moment, virage à gauche à 90°, mais une voiture est garée dans le virage et donc, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Après observation, étude, intervention du chauffeur d’un triporteur qui nous explique qu’on n’a qu’à faire demi tour et prendre à gauche la rue encore plus étroite, soudain JC nous fait un miracle ; non, pas ce JC là, le nôtre, le mari d’Annick quoi, suivez un peu : en regardant la voiture stationnée, il s’aperçoit (ou il décide, après tout, les miracles …) que non seulement elle est ouverte, mais les clés sont dessus ; il suffit donc de la reculer d’une dizaine de mètres et on passe avec au moins 4cm de chaque côté, le grand confort. De ce long paragraphe, il n’y a aucune photo, désolés.

Nous voilà donc arrivés peu après à Calasetta, après un arrêt vidange dans une sorte de camping avec poules, oies, bélier, assez original, et parfaitement efficace pour nos opérations de vidange/plein d’eaux diverses. Une jolie ville, toute en quadrillage, toute en bleu ciel et blanc, avec un port qui fait la liaison avec l’île de San Pietro, reposante après les villes serrées vues précédemment.

Il nous reste encore un peu de temps, alors nous descendons par le Sud Ouest avant d’obliquer à l’est, pour arriver à Maladroxia où Park4Night nous promet une nuit calme, promesse qui, à l’heure où nous écrivons, semble en bonne voie d’être tenue. Nous sommes à notre point le plus sud, mais tout de même presque à la hauteur de Palerme, Sicile.

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à cheval entre ciel et eau

Donc, nous avons passé la nuit à plus de 500m d’altitude au dessus de Tuili. Le réveil fut beau, mais matutinal.

Il faut finir par dire que nous avions rendez-vous à 8h avec Roberto, guide du parc naturel de la Giarra. Pendant 2 heures, cet homme savant et sympathique nous a initiés à la vie de ce plateau, de ses nombreuses espèces végétales (chênes lièges et autres variétés, arbousiers, lentisque, xyste, myrte, …), à la vie des bergers des temps nuragiques à nos jours et surtout à ces petits chevaux sauvages de Gesturi uniques à ce lieu, les derniers chevaux sauvages d’Europe, 600 gentils animaux qui vivent leur vie autonome sur les 45 km2 du plateau.

Nous repartons émerveillés. Un arrêt ravitaillement à Tuili nous permet d’admirer sa charmante église. La suite est moins drôle. La traversée de Guspini est perturbée par des travaux, puis par un semi-remorque en livraison ; nouveau chapitre de manoeuvre au centimètre, temps perdu, tension. Finalement on s’en sort bien, mais nous arrivons à Montevecchio trop tard pour une visite du passé minier. The show must go on, nous continuons jusqu’à Fluminimaggiore pour voir le joli temple punique d’Antas (si vous ne savez pas ce que c’est « punique », vous serez punis !). Vers 19h nous arrivons sur le bord de la mer d’où nous vous écrivons en ce moment dans la tiédeur du soir et le murmure des vagues (ajoutez un bel adagio pour cordes avant de regarder les photos).

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élévation intérieure

(les images font partie de « galeries », il suffit de les cliquer pour les voir en grand et naviguer dans la galerie)

Bonsoir,

Il ne vous a pas échappé que nous avions migré hier de la côte si colorée vers un intérieur qu’on peut trouver plus austère. Ce n’était pas question de goût ni de saturation, juste préparation de la journée d’aujourd’hui ; c’est un boulot le tourisme, je vous dis pas !

Bref nous avons dormi, un peu par hasard (Park4Night bien sûr), dans la plus petite commune de Sardaigne. Ce qui ne veut surtout pas dire qu’elle est insignifiante ; joliment rénovée, notamment grâce à quelques subsides publiques, elle compte, outre l’aire qui nous a accueillis, une pizzeria paraît il extraordinaire, et aussi une fabrique artisanale de Ravioles ; elle est fermée, mais juste pour nous, elle va s’ouvrir, parce que ici, pour nous (et peut-être un jour pour vous), toutes les portes s’ouvrent, les Sardes sont très très accueillants. Donc rendez-vous dans quelques jours pour le rapport de dégustation des ravioles.

L’idée derrière la tête de notre migration vers l’intérieur, c’était de visiter le très célèbre site nuragique (revenez au 7 septembre, on en a déjà parlé à Su Antine) de Su Nuraxi, à Barumini. Nous faisons là une visite guidée où le guide anglophone fait finalement aussi français pour nous ; c’est fort intéressant et complète bien la visite du 7. Mais il y a aussi un musée qui explique la découverte du site vers 1950. Et puis le château Zapata (oui, Zapata, un espagnol, la Sardaigne espagnole pendant 4 sièces, on a déjà dit non ? suivez un peu …), dont on s’est aperçu vers 1980 qu’il était construit sur un site nuragique aussi. Belle mise en valeur et chouettes explications par une guide francophone, rien que pour nous 4, très sympa. Après ça, on a un peu fait les boutiques, acheté des douceurs, mais quand un bus est entré dans le magasin (voyageurs et guide, pas tôle et moteur), et qu’on a sorti les dégustations prévues pour les passagers, on nous a priés de rester et nous avons  dégusté aussi, liqueur de myrte, riccota au miel de trèfle rouge, melon vert arrosé au miel, le tout fort abondamment ; vraiment l’accueil ici …

Nous avons ensuite repris les camping-cars pour les élever jusqu’à 530m, voilà, on va coucher là et peut être saurez vous demain le pourquoi nous nous sommes ainsi élevés à l’intérieur de ce beau pays. Bonne nuit.

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La vie en bleu

Bonjour, ou bonsoir …

Rien de super passionnant à vous raconter aujourd’hui. Après une bonne nuit à Bosa où la musique de la fête s’est arrétée vers minuit … ou alors on s’est endormis malgré elle …, le jour s’est levé sur un soleil sans voile baignant dans une température assez modeste qui est quand même montée à 26 dans l’après-midi. La journée fut à peu près entièrement consacrée à la mer, les sables blancs d’une granulométrie légèrement abrasive, avec des reflets de folie, la plage en pente rapide, mais sans danger, une eau fraiche au premier abord à laquelle on s’acclimate vite, ça, c’est pour la plage Is Arutas ; des vues à couper le souffle, et encore la mer, partout, le site archéo de Tharros que nous avons boudé, ça c’est pour le capo San Marco près de Cabras, enfin bref, on va laisser les photos parler.
Seule exception à cette règle  en fin d’après-midi, nous nous rendons à Baradili pour la nuit et dans un village, quelques kilomètres avant, le GPS m’envoie (je suis devant) faire un tour de ville par des rues de plus en plus étroites, jusqu’à ce ce qu’un rétroviseur de Mercedes soit vraiment de trop, ça ne passera pas ; retour en marche arrière, il n’y avait que 3 cm de marge pour le rétro précédent, mais hop, je finis par m’extraire sans rien toucher, grâce notamment à l’aide d’un héros local qui, de plus, prend son véhicule pour nous guider par des voies fréquentables jusqu’à la sortie. Merci m’sieur ! A demain, vous !

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gardons le cap !

Après une belle nuit au camping (26€, mais tout vidé et rempli, lessivé, etc …), nous reprenons la route pour aller voir le Capo Caccia, une merveille ; nous n’irons pas tout à fait jusqu’au cap, trop de monde, parkings saturés, nous n’irons pas à la grotte de Neptune, 640 marches, pffft, dans une autre vie, quand on sera jeunes ! Mais nous y étions presque, c’était très beau, on vous laisse juges ! C’est un très bel endroit, tellement imprégné de la mer que même les rochers ont des arêtes !

Nous repartons, vers le Sud cette fois, traversée d’Alghero un peu pénible, puis nous prenons la route côtière, et c’est assez « wouahou » ! Une belle route, sur un terrain difficile, on fait attention, on s’arrête souvent. Vers 13h, un parking, une plage, baignade, déjeuner, la vie quoi. Et le spectacle continue jusqu’à Bosa.

Grâce au parking trouvé sur Park4Night (oui, je leur fais de la pub, et c’est cadeau), nous entrons très vite en ville à pied pour réaliser qu’une fête est en cours, mais sans bien voir quoi. Après un peu de balade en ville, nous montons au château (oui, encore !). Mais les remparts sont fermés, on prépare une cérémonie religieuse ; ça se précise. Nous redescendondon, pardon, redescendons donc, et après avoir croisé plusieurs « reposoirs » très fleuris, nous rencontrons enfin la procession qui semble être l’axe majeur de la journée ; costumes anciens, autorités religieuses et civiles, relique en promenade, harmonie municipale, cortège populaire, tout y est … Il ne nous reste plus qu’à rentrer avec encore quelques jolies couleurs.

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