Jusqu’aux pékinois

04-09-2012 Zeintbagi-Iznik

iznikIl y a un moment que je n’ai pas mis de carte, en voici une !

Comme l’étape est courte, nous refaisons d’abord une large balade dans Zeintinbagi et joignant l’utile à l’agréable, nous complétons avec quelques courses. La visite nous permet de voir le soin qu’on apporte aux véhicules, soigneusement couverts de tapis.

Nous faisons même un petit effort pour voir à pied les jolis coups d’œil d’en haut aperçus en roulant hier.

La route est facile. Au départ elle est chargée puisque nous sommes dans les environs de Bursa mais dès que nous atteignons le lac elle est très tranquille et agricole. Nous longeons presque jusqu’à Iznik des plantations d’oliviers qui abritent de leur ombre de multiples cultures de tomates à rames (normal près d’un lac?), courgettes, choux. Ces légumes sont resplendissants grâce à l’irrigation permise par le lac.

Arrivés à la ville d’Iznik, nous trouvons rapidement la promenade le long du lac. La route, avant de se terminer, fait place à un grand parking accueillant trouvé par Jean-Paul lors d’un précédent voyage. Stationnement tranquille avec vue sur « la mer ».

L’après-midi, nous partons à la découverte de la petite ville (20000 habitants). Nous commençons par la visite de la faïencerie. Nous découvrons de très beaux carreaux de faïence bleue à base de quartz et de cobalt de très haute qualité, à prix assorti (200€ le carreau 25×25). Nous nous contenterons de modèles plus simples mais fort jolis quand même.

Longue promenade en ville, mosquée, magasins, mais la gérante du cyber café ne parle pas anglais, son clavier est bizarre et elle n’est pas contente quand nous refusons de payer les 3 minutes au clavier sans arriver à rien …

05-09-2012 Iznik-Sile

NDLR : il faut préciser ou rappeler ici qu’un des buts de ce voyage était de rejoindre les participants de Paris-Pékin-Istambul en camping car organisé par la Fédération Française des Campeurs, Caravaniers et Camping-caristes (FFCC) et Atypik Travel Organisation (ATO). C’est en effet à Sile que leur voyage se termine et nous avions envie de les accueillir et de passer avec eux les deux derniers jours à Istambul, car nous avons noué quelques relations sympas avant leur départ (rappelons aussi que nous sommes tous des anciens de l’édition précédente du Paris-Pékin).

iznik-silePetite inquiétude pour le point GPS, fourni par l’organisation du Paris-Pékin : on nous dit qu’il est en bord de mer, et il pointe 5 km à l’intérieur … On va bien voir !

Après quelques tâtonnements, nous trouvons le camping sur le bord de la mer Noire, à quelques kilomètres du village de Sile. La route sinueuse évoque la Corrèze ; elle est bordée d’immenses … champs ? bois ? de noisetiers. On peut remarquer dans les villages de grands tas de coquilles de noisettes qui emplissent les remorques de tracteurs ou jonchent le sol.

Notre camping est au bord d’une mer agitée que le guide nous dit dangereuse. La température fraîche, nous incite à ne pas vérifier ses propos.

La soirée s’avance au fil de l’arrivée des camping-cars du Paris-Pékin-Istanbul, nous sommes heureux de les écouter raconter leur voyage. On en perd même l’idée de faire des images, désolés.

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Marmara

03-09-2012 Zietingbagi

La veille (oui, à l’apéro), nous avons décidé de modifier l’itinéraire et de rallonger l’étape afin d’atteindre la mer de Marmara, plus agréable qu’une vague et brûlante ville intérieure comme Bursa qui est assez proche. Nous quittons à regret ce très joli camping alors que notre maître du barbecue dort encore et reprenons la magistrale descente d’hier … un peu plus doucement.

La route est très rurale et un peu sommaire sur les cinquante premiers kilomètres, mais elle nous permet de rattraper de grands axes bien roulants.

Après un passage montagneux, nous arrivons dans une immense vallée où des cultures sont recouvertes de plastique. En fait, il s’agit de vigne qui est ainsi protégée, car les raisins, ici, sont une vraie richesse, presque une monoculture. Sur 200 km au moins (sauf une coupure de 30 km, liée à une élévation de la route, et couverte d’oliviers), nous allons traverser un paysage uniforme de vignobles troués de petites parcelles dédiées au séchage des raisins, disposés sur de larges bandes de plastiques et formant des rubans du jaune au brun selon l’état d’avancement du séchage. On voit beaucoup de travailleurs occupés sur les raisins, hélas sans comprendre exactement leurs actions (sans doute triage, « remuage », …). On voit que le terrain est précieux, car chaque portion utilisable est mise à profit pour le séchage (élargissement futur en bordure de la route en chantier, doublement de pont en attente, …) plutôt que de prendre à la vigne la bonne terre du fond de vallée.

Plus loin, les tomates et les poivrons ont droit aux mêmes traitements et égards. Les champs sont immenses, les travailleurs nombreux, l’irrigation toujours présente, car l’eau est abondante, venue des montagnes alentours. De lieu en lieu des queues de tracteurs aux remorques chargées de sacs (de raisins?) se forment devant des usines.

En fin d’après-midi, une petite route nous conduit en bord de mer (de Marmara) dans un petit village de pêcheurs (Zeitingbagi) autrefois occupé par une importante colonie grecque. Il s’étale le long d’une colline jusqu’à la mer et chaque toit a son chauffe eau solaire et souvent sa parabole. Les copains ont trouvé de la place sur le parking du port, mais il a fallu du courage pour descendre avec nos monstres la petite rue principale bordée de commerces, de cafés aux terrasses occupées par des habitués masculins qui discutent plus qu’ils ne consomment, et plantée (au milieu) d’énormes platanes. Nous apprécions la fraîcheur et une bonne nuit s’annonce.

En fait, le village semble s’appeler Tirilye bien qu’il figure sous le nom Zietinbagi sur les cartes … Zeitin signifie olive en turc, ce qui n’est pas sans rappeler le nom espagnol de même sens, « aceituna » … pas si bizarre que ça sans doute !

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Glace chaude

02-09-2012 Pamukkale

18° au réveil vers 8h. La soirée a été un peu bruyante autour de nous, mais la parabole étant sortie, nous nous sommes fait une soirée TV grâce à TV5 Monde.

Nous passons la matinée à de multiples tâches pratiques, mais néanmoins essentielles. Aux environs de midi, les habitants des environs se rendent au camping pour profiter des joies de la piscine et du restaurant.

Nous avons décidé la veille (comme chaque soir pour le lendemain autour de l’apéro) de partir visiter le site vers 17h pour profiter de la lumière dorée du coucher de soleil et d’une température moins violente. Grâce à la négociation du sympathique patron, nous utilisons un taxi pour faire les 4 km de vertigineuse descente qui nous séparent du site, plutôt que de sortir les camping-cars. Le conducteur est jovial et parle quelques mots d’anglais, un peu trop pour notre goût, car nous préférerions le voir plus concentré sur la route qu’il dévale de façon très décontractée.

Nous commençons par un parcours rapide de la ville antique de Hierapolis.

Nous arrivons bientôt au milieu des vasques créées par la source karstique. Une terrasse en bois chemine sur tout le haut de la falaise, et les concrétions calcaires aussi blanches que de la glace s’étagent au flanc de la colline. La visite de ce site naturel exceptionnel enchante tout le monde et les photographes sont aux anges. Nous descendons, les pieds dans l’eau chaude, les chaussures à la main, le sol est rêche sans agresser la plante des pieds. Dans les vasques turquoises, le dépôt non solidifié trouble l’eau lors de notre passage.

Le taxi nous ramène moins vite à la montée et nous nous demandons s’il ne va pas falloir descendre pousser …

NDLR 28-5-2020 : nous avons eu de la chance, Pamukkale a, paraît-il, beaucoup souffert des changements climatiques et du surtourisme (auquel nous avons participé) et je crains que les visites soient souvent moins agréables aujourd’hui.

En soirée, le cuistot du camp amène son grill auprès des camping-cars et nous sert de délicieuses grillades, avant d’aller se coucher à la belle étoile sur un canapé à l’entrée du camp (euh, le cuistot hein!).

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Chez la déesse !

NDLR, le 27/05/2020 : oui, je sais, je vous ai négligés. Pas facile de déconfiner, trop de choses redeviennent possibles, alors on n’arrive pas à tout faire. Enfin, on va se roder … Allez, la suite !

01-09-2012 Aphrodisias

Après une nuit fraîche (12°), nous reprenons la route pour Aphrodisias (8km). C’est le 3ème site archéologique visité et certains commencent à penser que cela fait beaucoup. Comme il ne fait pas trop chaud, nous persistons dans l’idée de visite, en effectif réduit (6/10). La liaison parking-site est décontractée : un tracteur (petit mais moderne) équipé d’une remorque genre wagon vient nous accueillir et … c’est compris dans le prix du billet ! Nous découvrons un site bien organisé pour les touristes. Beaucoup de fléchage, de bons chemins, des panneaux explicatifs (turc/anglais seulement, mais les équipes archéologiques sont ici américaines).

En fait, le site, un peu comme Pompéi a été protégé longtemps, car il était recouvert de terre et le village était installé dessus. Les origines sont grecques, puis la domination fut romaine.

Le temple d’Aphrodite est devenu église au IVème siècle ; certaines colonnes sont parfaitement conservées (sans doute remontées), avec des troncs cannelés ou torsadés.

Un peu plus loin, nous admirons le stade (250x59m !). Les gradins et escaliers de délestage sont prêts à nous accueillir (avec un peu d’herbes folles tout de même). Sur le chemin du retour, à l’entrée, nous admirons le théâtre lui aussi en (presque) parfait état. Nous visitons enfin le musée où sont rassemblés de nombreuses statues, bas reliefs, etc… découverts sur le site et mis ici à proximité de nos yeux. Les sujets sont romains, dieux, héros, citoyens de la ville, etc …

Gil est spécialement emballé par la statue d’un sénateur dont l’expression d’homme mûr, un peu fatigué, mais investi de sa charge est particulièrement parlante.

Après avoir récupéré nos 4 «sécheurs», nous prenons la route vers midi pour Pamukkale. Assez vite l’altitude s’élève vers 1000m, ce qui nous permet de déjeuner dans une relative fraîcheur sous de grands pins. Arrivée à Pamukkale dans la frénésie touristique, de « bonnes âmes » en scooter veulent absolument nous conduire au «meilleur» camping. Nous préférons prendre à droite une route assez vertigineuse qui en 5 km nous élève de 400m au dessus du site ; une pelouse verte, une piscine bleue, de l’électricité pour 25 TL (11€), accueil avec le thé en prime, ça va encore être l’enfer … Installation, papotages, baignade, apéro, dîner, re-papotage, enfin, vous connaissez nos classiques …

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Repos vers Aphrodite

29-08-2012 Journée de repos

La matinée est consacrée au ravitaillement ; 2 camping-cars jouent le rôle d’autobus pour conduire les commissionnaires à Selçuk (6km). Nous nous garons sans problème sur une jolie place avec quelques marchands de fruits.

Nous nous mettons d’abord à la recherche d’une banque, car il faut « acheter des sous » pour pouvoir acheter le reste. Aujourd’hui, nous avons cru comprendre que c’est un jour férié où l’on célèbre la victoire des Turcs sur les Grecs. Nous ne sommes pas surpris que les banques soient fermées, de toute façon les guides prétendent que les bureaux de change n’ouvrent qu’à 16h. Nous avons donc recours, sans problème au DAB « qui cause français »; restera à voir ensuite la taxation … Enfin nous faisons le plein de livres turques (TL).

A nous la supérette, puis la boulangerie, beaucoup de jolis magasins modernes avec des gens sympathiques, des passants toujours prêts à nous renseigner. Longue halte chez un marchand de fruits secs et autres loukoums, choix difficiles, dégustation, … Puis Gil achète pour 10 TL (4€70) une nouvelle « coque » pour son téléphone pour remplacer celle achetée en France 15€ il y a un an et qui est déjà cassée … Nous revenons au camping-car chargés de victuailles.

En rentrant, nous prenons un petit bain histoire d’être frais pour le déjeuner. Puis JP et MJ offrent un café pour déguster les gâteaux achetés le main … café qui se poursuit en papotages jusqu’après 16h. Ce qui nous met en pleine forme pour aller à la plage, d’où nous revenons tout frais pour attaquer l’apéro, pffftttt … quelle vie !

En soirée un peu d’internet, malheureusement personne n’est dispo sur Skype. On se contente des mails …

31-08-2012 Kusadasi-Aphrodisias

kusadasi-aphrodisiasDémarrage cool ce matin, 160 km au menu de la journée. Donc lever tranquille, petit entretien du camping-car et de ses habitants, puis petit bain avant la route.

Après avoir encore une fois admiré ce beau lieu si bien choisi pour notre repos, nous partons en faisant un tour de la baie qui ouvre de belles perspectives, villages de tourisme industriel, jolies plages … puis, à regret, on pique sur l’intérieur, le thermomètre monte à 36, la clim nous maintient en bon état. Très large vallée où l’eau semble disponible à profusion (des tuyaux coulent en permanence en hauteur dans les villages et les voitures se glissent dessous pour se refroidir). Beaucoup de cultures, énormément de figuiers …

Pause déjeuner sur un parking poussiéreux en plein soleil, on repart vite pour arriver vers 16h dans un joli camping sous des catalpas.

Au coucher du soleil, la température tombe à des valeurs raisonnables.

Le dîner simple se fera au resto du camp. Cuisine sympathique de qualité, brochettes, kefta, truites.

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Ils étaient pas si fous ces romains …

29/08/2012 Ephèse

On a bien dormi … nuit calme et fraîche, nous retardons un peu notre départ pour discuter avec le camping de cette histoire de branche ; ça tourne vaguement en eau de boudin et nous partons pour Ephèse (Efes). En arrivant nous constatons avec un peu d’appréhension que le parking est bondé d’autocars …

Avant de prendre les billets, nous longeons une sorte de rue, couverte d’un velum où les commerces de toutes sortes abondent. Puis c’est la découverte du site malgré la foule. Efès est un site d’origine perse puis grecque, etc … passée sous contrôle romain au IIéme siècle avant JC ; les romains en ont fait un bijou architectural que malheureusement les séismes successifs ont passablement détruit. La visite (libre) commence par une petite mise en scène à la romaine  (sans calamar, mais avec un côté Cléopâtre).

Le théâtre est immense (24000 places), mais il est difficile de juger de l’acoustique car nous n’osons pas crier et il y a pas mal de monde …

Une équipe d’archéologues autrichiens a beaucoup travaillé sur le site et a notamment reconstitué la façade de la bibliothèque ; c’est une vraie merveille.

A l’origine, Efès était un port, et l’immense théâtre devait être à moins de 500m de la mer, avec vue directe depuis les gradins, on imagine le spectacle dans le soleil couchant ; mais la mer a reculé de plusieurs kilomètres et n’est quasiment plus visible de nos jours.

Nous ne visitons pas les « maisons en terrasse ». Anne le regrette un peu, car les archéologues y ont mis à jour de splendides mosaïques. Mais la visite est assez éprouvante, car il fait chaud et le site est très vallonné (déjà monter en haut du théâtre n’est  pas de tout repos …). En plus, il faut souvent lutter avec la foule pour admirer une sculpture car une 2ème entrée se trouve en haut de la rue principale où les bus déversent des flots de touristes qui descendent en masse alors que nous remontons à contre-courant …

Nous finissons la visite assez fatigués, mais ravis. Reste à trouver un endroit sympathique pour passer les 2 nuits qui viennent, car nous sommes des gens organisés et nous avions anticipé et étiqueté demain « journée de repos ». Nous pensons que la proximité de la mer nous sera favorable. Nous faisons donc halte, tout droit vers la mer à partir du site, à quelques kilomètres, à Pamuçak, dans un camping peu chargé, mais très correctement équipé dans un cadre bucolique d’eucalyptus et de palmiers donnant directement sur la plage de sable fin.

Après installation et baignade (un peu fraîche), ce sera une soirée au resto du camp, validé après une reconnaissance effectuée par notre expert Bernard. On commence par un tour aux cuisines pour voir les plats et choisir avec le chef qui parle un peu français les mets qu’on veut déguster. Efficace et sympathique méthode. Joli dîner, service juste un peu trop rapide, pour environ 12€ par personne : mezze, brochettes, dessert, vin ou bière. De notre table, nous voyons le soleil se coucher sur la mer entre les palmiers … pas mal, non ? Enfin, nous ça nous a plu.

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A Selçuk, c’est le souk !

28/12/2012 vers Ephèse

bergama-secukEn fait de vent frais, c’est une violente tempête qui se déclenche vers 1h30 du matin, peu de temps après que le café voisin ait arrêté de faire de la musique. Lever en catastrophe, fermer toutes les écoutilles et se rendormir comme on peut dans un camping-car devenu un peu tiède et qui tangue sous les assauts du vent. Enfin, ça aurait pu être pire. Au lever, le vent est toujours violent, mais le soleil revient avec quelques nuages et nous prenons la route de Bergama dès 8h pour, comme le préconisent les guides, arriver « avant les bus ».

Bon, d’abord le GPS nous amène à l’entrée d’une base militaire où nous sommes fermement priés de faire demi-tour. C’est de l’autre côté que nous finissons par trouver l’Asclépieion (Esculape), ruine gréco-romaine du magnifique théâtre antique. En fait de bus, nous serons seuls sur le site pendant une bonne heure et demi, le 1er et seul bus arrivant au moment de notre départ.

Nous repartons en direction de Ephése (Selçuk). Pour cela, il est tentant de prendre l’autoroute, mais notre guide préféré nous a averti qu’il faut une carte spéciale pour payer. Renseignement pris à Bergama, nous savons que les stations Shell en vendent ; la première nous dit que celle 30 km plus loin en vend ; celle-ci nous dit qu’il y a une boutique qui en vend à l’entrée de l’autoroute ; à la dite entrée, point de boutique, mais un jeune homme nous dit de passer quand même ; nous passons en faisant hurler les klaxons d’alarme, dans l’indifférence générale. Finalement la station Shell sur l’autoroute veut bien nous vendre une carte qui sera bien acceptée à la sortie, malgré de nouveaux hurlements d’alarme …

Sur la route, et particulièrement autour d’Izmir, nous sommes frappés par la forte densité industrielle. Le tourisme n’est pas la seule activité. Arrivés à Selçuk, il n’y a pas de camping à l’endroit indiqué par le GPS, mais le plan du routard nous l’indique un peu plus loin à droite. Un homme sympathique nous le confirme « à 150 m à droite », mais à cause d’un camion mal garé, nous ne voyons pas la rue à droite et prenons un peu plus loin un chemin à droite qui se rétrécit et finit en cul de sac ; demi-tour acrobatique aidés par un gamin sympa, puis un monsieur qui nous conduit avec sa voiture ; ouf !

Enfin … c’est ce que nous croyons, car aussitôt installés, le vent toujours fort fait tomber une grosse branche sur le camping-car de JP à 1m de MJ, dégâts mineurs, mais non nuls (rétroviseur abîmé, léger enfoncement du montant de portière) ; la dame du camping ne parle que … italien et n’est pas très coopérative, pour elle ce n’est rien du tout ; nous attendons un peu énervés une autre personne peut-être plus responsable pour 20h.

Pendant que nous instruisons cette affaire, une partie du groupe s’en va visiter les richesses locales qui sont fort intéressantes.

Et il y a du Wifi, ça nous permet de vous distraire !!!

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Un des trois

ecceabat-bergama27/08/2012 Dardanelles

Nuit assez bruyante. Nous partons à 9h prendre le ferry qui va nous conduire à Canakkale de l’autre côté du détroit. Bonne traversée de 35 mn pour 50 TL (+-23€), petite brise marine agréable. De jolies vue sur le détroit et sur le château des templiers de Kilitbahir, dommage, on aurait peut-être dû aller voir ça de plus près …

Puis nous prenons la route vers Bergama, puisque le musée militaire de Canakkale est fermé comme tous les lundis selon le « Routard ».

La route s’élance dans la montagne, mais elle est plutôt belle et large « à quelques travaux près » (en cours de passage à 4 voies, gros chantier, pas vraiment gênant).

Au bout d’une cinquantaine de km, nous rejoignons la mer. Les vues sont alors magnifiques, malgré la brume de chaleur qui atténue les couleurs. A l’heure du déjeuner, nous avons encore la chance de trouver un coin assez petit, mais sympa en bord de mer. Un bon air frais passe dans le camion.

Sur la route, nous essayons de visiter Ayvalik, mais la circulation y est chargée et les panneaux indicateurs rares. Nous traversons la ville et faute de parking poursuivons notre chemin.

Pour l’étape du soir, nous décidons de tenter de trouver un camping en bord de mer signalé sur 2 cartes plutôt que de subir la chaleur de Bergama. De camping, pas de trace, mais un parking avec vue et plage toute proche fera l’affaire. Baignade, apéro, vent frais. A noter en post scriptum de 2020, que si nos souvenirs sont fidèles, il y avait sur cette plage de fin d’après-midi plusieurs familles turques dont les dames se baignaient « habillées », ce qui nous a un peu intimidés mais finalement après des approches successives et progressives pour voir si nous étions acceptés, nous n’avons apparemment choqué personne, il faut dire qu’il faisait vraiment chaud !!!

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Marche turque

26/08/2012 Frontière Grèce Turquie

alexandroupoli-ecceabatLa route entre Alexandroupoli et la frontière turque (40km) constitue presque un no man’s land. Très peu de maisons ou de villages (1 ou 2 aperçus depuis l’autoroute).

Arrivée frontière à 10h30 ; 30 mn pour accomplir les formalités, ouf, depuis le périple 2010, nous sommes très tendus en arrivant aux frontières.

Puis c’est la Turquie donc. On voit la différence ; la rivière Evros constitue la frontière et se termine en delta. La végétation est en zone humide et on voit des champs de riz. Assez rapidement, nous arrivons à la mer et apercevons des vues splendides en descendant.

A midi, nous trouvons presque par miracle un petit chemin en cul de sac sur une plage perdue, bonne détente.

Nous longeons en suite le détroit des Dardanelles, haut lieu de la guerre d’orient en 1915. Pour Gil, c’est un pan de l’histoire familiale (grand père maternel) qui prend vie. Arrivés à Eceabat, nous visitons cette petite ville côtière en bordure du détroit. Un immense monument et une maquette commémore la première partie de la guerre d’Orient, celle où les alliés (enfin les nôtres …) ont tenté de débarquer sur la péninsule de Galipoli et d’où, mal commandés et bien attendus par les turcs, ils durent repartir 9 mois plus tard sans avoir avancé d’un pouce en laissant 145 000 morts. En fait, la commémoration parle surtout de la brillante résistance des héros turcs à l’envahisseur étranger, ce qui, il faut le reconnaître n’est pas totalement faux non plus. Ils en parlent d’autant plus que c’est là que la réputation de celui qui sera le constructeur de la Turquie moderne, Ataturc, a commencé à se construire.

Après un petit tour en ville, nous organisons l’apéro, bien installés sur le port, dans une tiédeur aérée pas désagréable en regardant passer les bateaux qui remontent vers le Bosphore.

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Kilomètres à la grècque

25/08/2012 Asprovalta-Alessandropouli

asprovalta-alessandropouliAprès une nuit parfaite, un bain matinal, on reprend la route vers 10h, halte vidange des camping-cars après 20 km, pause déjeuner sur un parking bien sûr.

Nous longeons parfois la mer (vers Kavalla) avec des vues magnifiques, mer très bleue, ciel aussi, bord très découpé avec villages nichés sous leurs toits rouges … on aimerait s’arrêter, flaner, explorer, nous n’en n’avons pas vraiment le temps et il fait quand même un peu chaud !

Nous sommes frappés par le nombre des centrales solaires, des étendues conséquentes soit quelques dizaines de petits panneaux fixes, soit 5 à 20 immenses (4mx6?) panneaux orientables, nous en avons vu plusieurs dizaines sur les 220 km de l’étape. Mais oublié de faire des photos. Par contre une carrière de marbre, les grecs ont été les premiers maîtres de ce matériau.

Peu avant d’arriver à Alessandropouli, un très joli village arbore une tour qui semble fort être un minaret, pas d’aujourd’hui … image trop soudaine pour faire la photo, il faudra nous croire sur parole. Puis c’est la première église orthodoxe …

A 15h nous arrivons à Alessandropouli, nous allons au camping municipal cette fois ; du monde, mais des trous, fin de saison encore ; nous sommes installés à 25m de la mer sous des toits de canisses, baignade, apéro, dîner, vous connaissez notre rythme infernal, on ajoutera journal*, et courrier puisque notre vieux copain Wifi est là, et même un petit Skype avec Nico.

A dire quand même qu’en Grèce, c’est les vacances, mais on voit bien qu’il s’agit de vacances de crise, à l’économie, voire même de crise tout court ; beaucoup de gens dorment dans les voitures sur le bord de la plage ou dans les camions,sans doute le seul bien qui leur reste, et leur outil de travail. Souvent aussi des locaux abandonnés, des calicots sans doute revendicatifs, nous avons vu une colonne de camions immobilisés sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute avec ces calicots. Mais nous passons trop vite pour avoir des certitudes et hier soir, l’ambiance dans Asprovalta était festive, populaire et joyeuse.

NDLR * journal : il était prévu de raconter en direct ce voyage à l’époque, mais un très gros incident sur notre site de l’époque (qui avait servi a raconter en direct le Paris-Pékin 2010), sans doute une agression de hackers, l’a rendu inutilisable peu avant le départ. Nous avions, malgré tout, tenu un journal sur notre PC portable, c’est grâce à lui que nous pouvons vous offrir ce blog en différé mais « dans les conditions du direct », qui semble bien convenir à nos temps confinés et parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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