6 septembre, vers Niksar

Bonsoir,

De bon matin, ah non, pour une fois, grasse mat’, départ à 10h, bien tassées, nous sommes montés dans des minibus pour aller voir le monastère de Sumela ; malheureusement, il est en travaux et nous ne pouvons que l’admirer de loin ; au retour, nous craquons sur quelques gourmandises à touristes, espérons que les destinataires futurs apprécieront ! Au retour, uun déjeuner imprévu nous permet de goûter les truites de la pisciculture locale.

Puis nous reprenons la route de Trabson et tournant alors à gauche, nous revenons la route côtière vers l’ouest. Elle est impeccable, la signalisation soignée, le revêtement, à de rares exceptions près, parfait, un bonheur ; les petites villes sont repoussées de l’autre côté, avec force passerelles à piétons pour passer de la ville à la mer par dessus la 4 voies. J’imagine que pour les habitants, c’est un peu frustrant d’être ainsi séparés de la mer par ce ruban de goudron, sans parler de la période de travaux qu’il a dû falloir subir. Dans les plus grandes villes, il y a quelques feux de trafic qui nous ralentissent, mais ça reste globalement fluide. Les villes sont belles, modernes, propres, entretenues, on sent la puissance de cette nation en forte croissance. Les passerelles et les trottoirs sont parcourus de femmes le plus souvent avec les cheveux couverts, mais pas que, et très rarement en « fantômes » noirs. Hier, nous nous sommes baignés, un arrêt au hasard, un bout de plage avec une sorte de bistrot ; il y avait de tout, hommes, femmes, enfants, presque tous en troupes de 6, 8, 10 personnes, joyeux comme sur toutes les plages, certaines femmes se baignaient « habillées », d’autre en maillot « normal » avec ou sans hommes, et personne n’a paru même s’intéresser à notre passage. Il faut dire pour être juste que d’autres membres du groupe ont vécu des expériences un peu différentes, femmes européennes regardées, et même une plage réservées aux femmes que nos amis ont eu du mal à identifier, d’où quelques protestations.

Mais aujourd’hui pas de baignade, nous n’en avons pas le temps et pour nous éviter les regrets, le temps a viré à l’orage. A 80 km de l’arrivée, nous prenons à droite vers l’intérieur ; la route devient difficile, sinueuse, en état moyen, le paysage s’élève vers 1000m au milieu des plantations de noisetiers, les villages et habitations sont d’évidence plus pauvres. Au bout de quelques kilomètres, un policier nous fait signe d’arrêter. Avec un gentil sourire, il nous fait comprendre de ne pas nous inquiéter et nous demande où nous allons ; apparemment satisfait de la réponse, il demande à entrer dans le camping-car, mais au lieu de tout visiter comme les autres, il s’asseoit, accompagné de son collègue,  et avec des gloussements de rire, nous demande de démarrer ; nous échangeons quelques propos sympas, mais son anglais est très limité et la conversation tombe vite ; 40 km plus loin, il nous indique le poste de police, et nos deux autostoppeurs du jour descendent avec force sourire et poignées de main de remerciement ; nous ne saurons jamais ce qu’ils faisaient à pied si loin de leur base …

Nous arrivons à 19h, nuit tombante au très joli camping près de  Niksar qui nous héberge cette nuit.

A demain, nous allons jusqu’en Cappadoce et le temps doit redevenir beau ! Par contre, pas sûr que nous ayons le temps de faire le blog, la journée est très chargée, jusqu’à 23h parait-il.

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De Turquie !

Bonjour, vous nous avez manqués ! Je ne sais pas si nous n’avons pas été bons ou si on n’a pas eu de chance, mais voilà, pas de connexion depuis le 1er septembre, c’est pas toujours simple le PPI !

02-09-2018

Nous vous avons quitté, sauf erreur le soir du 1/9 à Piatigorsk (RUS) alors que nous nous apprétions le lendemain matin à franchir la frontière entre la Russie et la Géorgie. Vous allez être surpris, car côté frontière, c’était beaucoup, beaucoup mieux, à peine plus de 3h, incroyable, des gens sympas qui faisaient leur boulot, de façon à peu près moderne et hop. Le lieu aussi était surprenant après les nombreuses platitudes désertiques de l’Asie Centrale : venues de loin d’abord, puis de plus près, de majestueuses montagnes s’imposent à nous et c’est le Caucase qu’il va falloir franchir à 2500m d’altitude. Le poste frontière est niché à l’entrée d’une gorge étroite au pied du grand col. Attention, ne pas se tromper, il y a un autre passage plus au Nord où le GPS aimerait bien vous envoyer, mais il conduit en Ossétie du Sud, qui n’est pas la Géorgie, sauf que, mais … allez donc lire.

Donc, après la frontière, escalade du col, petit arrêt sur un site karstique assez curieux, puis une jolie station de ski Géorgienne, et l’arrivée à Mtskheta, une très jolie ville proche de Tbilissi. Auparavant, nous avons rencontré un motard du 87 qui n’avait pas parlé français depuis bien longtemps, puis vécu une tentative de record de la bêtise (je mesure mes mots …) : imaginez un problème compliqué de travaux, circulation alternée pas longue mais étroite, pas mal de camion, des voitures, quelques camping-cars et aucune régulation du passage alterné. Les camions ne passent pas assez vite et des voitures commencent à faire une seconde file (dans chaque sens), puis une troisième, peut-être même une quatrième ; à un moment, un chauffeur de poids lourd décide qu’il passera et avance face aux 2 ou 3 voitures de front en face … et tout s’arrête, on se regarde, on se fait la gueule et rien n’avance pendant une grosse demi-heure, le temps qu’il faut pour que d’autres conducteurs descendent  expliquer fermement aux têtus que la récré est finie et qu’il faut bouger, à savoir les plus « à gauche » vers l’arrière (je n’en suis pas suis trop loin et trop étranger). Bilan 55 minutes pour faire 150m, un record ! On a croisé deux voitures de police quelques kilomètres plus loin ; jamais trop tard ? en tout cas trop tard pour les photos, désolé ! Mais il y en d’autres :

03-09-2018

Nous partons en journée de visite autour de Tbilissi ; nous commençons à pied par le très joli village ancien de Mtskheta

Puis nous allons au « mont de la croix », juste en face.

La suite nous entraîne à Tbilissi, une délicieuse capitale à visage humain qui mélange avec bonheur structure ultra modernes et monuments anciens

Mais un des points célèbres de la Géorgie, c’est le vin, que nous allons déguster, puis après cet « apéro » particulier et un déjeuner typique très copieux, nous reprenons la balade à pied. Tbilissi est la ville des balcons, même les remparts en ont été parés maintenant que l’ennemi ne risque plus venir, enfin au moins pas par là ! Il y a aussi des sculptures aussi bizarres que décoratives et surtout une télécabine qui permet d’accéder au château d’où nous redescendons à pied, nous libérant de quelques unes des calories précédemment engrangées. Il ne reste plus qu’à repasser par le « cellier » pour prendre nos achats de vin et glisser jusqu’au bus qui nous ramène à notre parking.

C’est sur ce parking que nous fêtons aussitôt, malgré la nuit qui commence, l’anniversaire d’Anne, dans la bonne humeur et l’amitié.

04-09-18

Nous reprenons la route, où les destinations sont systématiquement écrites en alphabet Géorgien, mais aussi en alphabet latin, merci les gars, ça nous soulage, parce que c’est pas du chinois, mais pour nous, pas mieux ! Nous arrivons assez vite à Gori, célèbre pour avoir vu la naissance du second (ou premier, selon les goûts) boucher à moustache du 20ème siècle ; il y a aussi une assez jolie forteresse, et nous faisons quelques courses. Plus loin, on vend des drôles de pains, un gratuit pour 5 achetés, mais nos stocks sont au top. Une très longue descente nous permet d’apprécier les fameuses jarres qu’on utilise ici pour stocker et faire vieillir le vin. Nous avons malheureusement l’occasion de tester la rudesse de conduite de Géorgiens ; même si la vieille Lada (?) est bien inoffensive, le fourgon  blanc, lui s’est généreusement frotté contre notre coin arrière pur nous doubler, on s’en tire avec des « traces », mais la conductrice a eu une sacrée émotion ! Aussi, lorsque nous arrivons à la Mer Noire, un petit bain est bienvenu dans une eau très chaude, presque trop !

05-09-18

Et nous voici à aujourd’hui, enfin à jour !

Comment dire ? on n’a pas beaucoup pensé à vous, on a eu à faire ; d’abord une liaison matinale (à la bourre encore !) vers Batumi, puis un passage de frontière (Géorgie-Turquie) ; elle est jolie cette frontière, quasiment sur la plage, ça change un peu. En plus assez rapide, moins de 4h … puis 300 km au bord de la mer ; déjeuner, baignade, route sans histoire, 4 voies en bon état, pas trop de circulation conducteurs décontractés, police discrète, une journée sans histoire, donc (presque) sans photo, pardon, on fera mieux demain, surtout qu’on a de la connexion apparemment sans problème désormais.

A demain donc, 380 km encore en bord de mer, chouette !

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3 jours après Astrakhan

Il est 21h20, on se lève à 5h, je vais donc faire court pour vous résumer les 3 jours passés.

Ah oui, je vous dois, la journée avant Astrakhan, une des pires journées du voyage, je ne sais plus combien de kilomètres à chercher un « moins pire » entre des morceaux présumés horizontaux, mais avec chacun sa hauteur, un bruit de fin du monde dans le camping-car et au bout, des heures d’attente en douane, avec de gros efforts comme toujours pour ne pas se faire doubler à l’arrêt par les locaux … je raconterai « de visu ». Finalement, une arrivée à 22h, ouf on vous a déjà raconté je crois !

Ensuite, le lendemain matin, une bien belle balade autour du Kremlin d’Astrakhan et sur les bords de la Volga avant de prendre la route, puis des drôles de paysages, roseaux, eaux bleues, eaux vertes, eaux noires, « eaux » blanches, curieux !

Enfin aujourd »hui une liaison sans grand intérêt par un temps bizarre, troublé, beaucoup de vent, beaucoup de poussière, pas grand chose à voir, une arrivée pas trop tard, une douche à l’hôtel, briefing, apéro, allez, on y va !

Demain matin, je ne terminerai pas à la frontière, donc quoiqu’en disent quelques personnes autour de moi (je m’arrête pour serrer des mains), donc je conclus et j’espère vous retrouver en Georgie demain soir !

 

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Jusqu’à Astrakhan

Rude journée disons le tout de suite. Je vous accorde quelques lignes, mais les photos attendront.

Partis à 8h pour faire 300 km jusqu’à la frontière, nous l’atteignons à 15h passées, sans avoir mangé, après un dur combat contre une route qui va de « pas bonne » à « terrifiante ».

Au bout d’une heure, un très gros trou déclenche le capteur de choc, arrêt immédiat du moteur, on se serre sur le bas côté, ramper sous le tableau, rearmer le capteur, on sait faire, on repart. 1h plus tard, on nous double avec de grands gestes, de l’eau coule du camping car. Arrêt. La douche a glissé sur son tube, sur son chemin, elle a rencontré le robinet et l’a un peu ouvert. Mais le tapis de fond de douche a empêché l’écoulement du bac, qui a débordé, jusqu’à la porte, on essore, on essuie, on sèche. Il y aura aussi un pot de confiture tombé sur la table, une bouteille de vodka cassée dans la soute, une arménienne enceinte appuyée sur le capot pour nous empêcher d’avancer pendant que son mec glisse sa voiture entre nous et notre copain de devant, une vache surgissant de la nuit arrêtée au milieu de la route, mais bon, on est là, paraît que demain c’est mieux, à peine 400 bornes en état correct, en direction de la Géorgie, qui a dit que le mot « baroudeur » est excessif ?

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Nukus – Atyrau 960 km en 3 jours

27 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Nukus au bivouac près de la frontière kazakhe.

Eh bien nous l’avons fait, route difficile, pas toute, au début pas mal, encore du vert, avec du rose autour, des gens, des maisons, ah pardon, non, c’est un cimetière ; et puis de désert, de plus en plus, une usine quand même et puis un lac salé, énorme, et le roi pétrole qui étend son emprise sur ce sol vide. Les cahmeaux sont toujours là pourtant, on ne sait plus très bien pourquoi, et comme il n’y a plus rien à faire, la route s’oublie et enfin le bivouac, chameaux encore, soirée, bonne humeur. Un homme quiconnait bien la question viendra au seuil de la nuit nous parler de la mer perdue, la mer d’Aral, par la bêtise et la prétention des hommes à dominer la nature, abus de culture ou abus d’expériences scientifiques, on ne sait pas trop, on finira par savoir … en tout cas, il n’y a plus rien que des carcasses rouillées de bâteaux dans les parcs de jeux des poissons, et ce n’est guère la place des touristes, là à 100 km au nor où nous n’irons pas, pas le temps et  à quoi bon … Mais n’oubliez pas de chercher la petite bête dans les dernières photos.

28 août 2018

Etape de liaison du bivouac avant frontière à Beyneu, Kazakstan.

Paris tôts, arrivés très rapidement (3 km) à la frontière. Bon, c’était parti pour une journée frontière, vous le savez, ce n’est pas un jour de fête, et finalement, ce n’était pas mal. Une heure pour sortir d’Ouzbékistan (pour les premiers, à peine 2 pour les derniers). Et puis tout s’arrête pendant 2h et on commence à broyer du noir. Et puis d’un coup tout se débloque et on sort en moins d’une heure, le top !

Pas longtemps contents, la route démarre en piste fraîche et arrosée, assez douce, avant de se dégrader progressivement pour devenir comme le pire de la veille ; près de 5h pour faire 85 km, une horreur. On a une pensée pour ceux qu’on croise chargés au delà du raisonnable et doivent faire ça régulièrement … Finalement Beyneu se présente, accueillante, plus qu’en 2010, banque, commerces, il y a un apéro, fait pas trop chaud, on revit un peu.

29 août 2018

Etape de liaison de Beyneu à Atyrau, 460 km

Après l’horreur d’hier, le programme avait de quoi faire peur, mais nos guides avaient dit « bonne route » ; effectivement, elle l’était, à peine quelques passages un peu « cheval à bascule », le reste un joli velours presque neuf, très calme dans sa pre:ière partie plus animée dans la seconde, partis vers 9h, arrivés 17h, impeccable.

Côté décor, c’est assez limité ; désert d’un bout à l’autre, enfin, semi-désert paraît il, chameaux, cimetières, et un dîner d’adieu, à nos guides Ouzbek et Kirghiz, super, si vous voulez visiter le pays, dites le, on vous branchera.

Demain, (enfin, aujourd’hui, je finis cet article au petit dèj) la journée qui fait peur : 300 km jusqu’à Astrakhan, route annoncée pas bonne, avec en cadeau la frontière russe ; merci d’avoir une pensée pour nous !

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Khiva Nukus 190 km

26 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Khiva à Nukus

Le récit de la journée :

Alors notre guide, Roustame, avait dit « route pas terrible » ; dans un sens comme dans l’autre c’était vrai, elle était « moins pire » qu’avant hier, mais pas merveilleuse quand même ; sa principale qualité était surtout d’être courte !

Mais n’allons pas trop vite. Nous vous avons laissé hier soir parce que des activités festives nous attendaient. Après l’apéro d’anniversaire de Charles et Marc, nous prenions le bus pour aller au resto où la soirée commençait par un petit, mais charmant spectacle folklorique, surprise non prévue. Après cet intermède et un joli dîner, la deuxième surprise arriva, le gâteau d’anniversaire ; une bien belle soirée. (remarque, le mec tout flou sur la photo du gâteau, c’est Roustame, flou inévitable, il est trop rapide !)

Pour ce qui est d’aujourd’hui, un petit point de détail ; les fils ! Ce n’est pas pour affirmer le label « route de la soie » que nous mettons tant de fils sur les photos, mais parce que, surtout sur le bord des routes, c’est toujours plein de fils, et qu’en plus, ils sont toujours du côté qu’on veut photographier … Quand on vous dit qu’on n’a pas la vie facile !!! Maintenant, s’il y a un virtuose Photoshop qui adore enlever les fils des photos, je serai enchanté de faire sa connaissance !

Un autre sujet que nous avons déjà abordés, les micro bus que j’ai baptisés « mouches » ; aujourd’hui, on a fait un petit dossier photos à leur sujet :

Il y en a déjà pas mal ce matin ; ah la robe rouge a trouvé une place.

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Au carrefour suivant, il y a de la concurrence sur la gauche

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On frôle la paralysie, et là, il faut s’accrocher, parce que attendre gentiment que ça se décante, vous y êtes encore demain ; allez, on s’impose !

Finalement, on sort de ville et on repasse le noble Amou Daria, c’est toujours aussi beau.

Ensuite, un train, et la gare

Sur le bord de la route, un joli lotissement comme on en voit beaucoup, des bordures béton sans doute « prudentes », trois charettes à âne, oui 3, la troisième (et son âne) conduite par le p’tit gars en tee shirt rayé rouge est sous le tas d’herbe qu’elle transporte.

Et puis la pailotte et ses melons (le tuyau bleu, c’est l’irrigation), les travailleurs dans les champs (oui, sous les fils), le tuyau jaune du gaz et la rencontre avec une vénérable monture !

Mais nous avons à nouveau atteint le désert; sur notre droite les sables de couleurs, à gauche, le ruban vert des cultures rayé de beige par l’Amou Daria qui les nourrit.

Demain, nous allons jusqu’à un bivouac proche de la frontière Kazakhe, plus de 400 km ; il y a de fortes chances qu’on ne puisse pas communiquer, ça peut même durer jusqu’à notre retour en Russie, soit le 30 août, merci de votre patience !

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Khiva 0km

25 août 2018, au programme :

Visite de Khiva.

Le récit de la journée :

Voilà une journée qui tombe bien. Pour notre dernière journée de visite guidée en Ouzbekistan, nous sommes à Khiva, la perle de l’Asie Centrale, un bijou d’art et d’histoire, enfermée dans ses murailles de 650x450m. Comme vous pouvez le voir, le chapitre « quelques monuments » de Wiki comporte déjà une vingtaine d’items. Je ne sais pas si nous les avons tous vus, mais nous n’allons pas tous les décrire, vous savez quels mauvais élèves nous sommes. Bien sûr il y a leminaret inachevé et le grand minaret, mais pour le reste débrouillez-vous, ou mieux, bien mieux, venez voir vous mêmes. La dernière à avoir suivi ce conseil en a encore des étoiles pleins les yeux.

Ajoutons qu’il y avait aujourd’hui répétition de la fête nationale qui arrive bientôt et donc beaucoup d’enfants en costume. Allez, régalez vous !

Et puis nous sommes partis à 8h30, ce qui fait que vers 13h30 nous avions fini ; déjeuner frugal au camion, petite sieste, puis démontage et nettoyage total de la soute pour éliminer les derniers accrocs de « l’explosion » d’hier ; il fait beau, chaud mais avec un petit vent sympa, c’est faisable, on ajoute le pleind’eau, la vidange cassette, … et le blog. C’est que la soirée est chargée, nous avons deux anniversaires, apéro au parking puis repas au resto (prévu midi, mais reporté ce soir par notre guide, ce sera plus agréable). On verra si on peut vous faire un additif.
Demain, nous allons jusqu’à Nukus, petite étape, mais routes pas terribles, on va bien voir.

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Boukhara – Khiva 450km

24-0824 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Boukhara à Khiva.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 19600 km

Le récit de la journée :

Une journée vraiment mouvementée ! Partis à 8h30 de Boukhara pour atteindre 460 km plus loin les remparts de  Khiva, nous n’arriverons que près de 10h plus tard … Sitôt sortis de Boukhara, la route montre son âge et ses rides (regardez de près la 1ère photo, après, nous sommes trop occupés) ; pour aller des trous profonds à des morceaux de revêtement fractionnés genre archipel, il faut passer par les affaissements subits et en série ; le camping-car, qui se contentait de vibrer façon marteau piqueur avec passages de marteau pilon, se met alors à osciller d’avant en arrière au point qu’on se demande si le cul ne passera pas bientôt par dessus la tête … le régime 40-50km/h d’hier ne suffit plus, il faut souvent descendre vers 30 voire 20. Mais avons nous le choix ? Il n’y a pas d’autre route et on ne va pas quand même finir notre vie ici.

Ce qui devait arriver arriva. Au bout d’un bon moment de ces mauvais traitements répétés, une odeur bizarre, quoique pas si désagréable, a commencé à se répandre dans la cabine. Après échanges d’analyse, le doute n’est plus permis : un récipient contenant une boisson alcoolisée a dû laisser échapper son contenu. Ce qui n’a rien de précis, ce genre de fret est assez réparti dans le bahut. Après quelques minutes de réflexion, voire dizaines, nous finissons par nous arrêter pour évaluer les dégats. Bilan en demi teinte : il y a des victimes certes : une bouteille de vin Ouzbek a téléscopé une bouteille de vodka, à moins que ce soit les deux bocaux de cornichons (russe et mongol) qui aient commencé à agresser le bocal de confiture (français) ? Bref tout ça est brisé et le contenu répandu. Mais répandu où ? Là encore, c’est mitigé : les deux caisses plastiques qui les contenaient (comme d’autres de leur congénères restés indemnes) sont explosées et bonnes pour la poubelle ; mais coup de chance (ou de génie ?), tout ça était posé dans un bac de fond de coffre qui a retenu tous les contenus ; il ne reste plus qu’à (?!!???) sortir tout ça, vider, trier, rincer les indemnes, le bac, rincer encore (merci la douchette extérieure), tout essuyer, remettre en place en recalant bien ; une petit heure de boulot en plein soleil et voilà une matinée bien occupée pour à peine plus de 10€ de dégats.

A part ça, au bout de 95 km s’ouvre à nous une belle 4 voies en béton qui nous permet d’avancer à plus de 90 km/h sans souci sur plus de 200 km. C’est cette voie même qui était en chantier en 2010 sur la même étape (en sens inverse) et nous avait valu un magnifique plantage dans le sable du chantier (voir le journal de 2010).

Nous y admirons de loin le noble Amou Daria qui laisse son pinceau vert au loin alors que nous parcourons le désert. Nous retrouvons pour le final une route plus modeste, mais plus raisonnable que le matin. Après avoir acheté un melon, nous passons le fleuve avant, une vingtaine de km plus loin, d’entrer en ville pour finir aux pieds de la ville forteresse. Dit comme ça, vous pouvez le trouver simple, mais, à la suite d’une erreur de paramétrage de GPS, nous nous perdons un peu beaucoup dans Khiva où des travaux gigantesques sont en cours, résultat 3/4h  pour les 3 derniers kilomètres, et une belle ambiance conjugale ! Mais le soleil couchant sur les remparts fait tout oublier.

Demain, visite de Khiva et fin des pages préparées d’avance, manque de temps, ça risque d’être plus spartiate comme présentation.

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Boukhara 0km

23-0823 août 2018, au programme :

Visite de Boukhara.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 19150 km, valeur théorique calculée avant le départ ; en fait nous avons largement dépassé les 22 000 km

Le récit de la journée :

Cest après une nuit plutôt fraiche (sans doute 17-18°) et calme que nous nos préparons à la visite de Boukhara (ou Buxoro selon les écritures, mais ce « bux » là n’a semble-t-il rien à voir avec le « buis » qui fonde l’étymologie de notre commune préférée). Elle commence par la Citadelle ; construite sur du sable rapporté, soumise à des fragilités, elle ne manque pourtant pas d’en imposer. Nous passons un long moment à arpenter ses ruelles et visiter les petits musées qui y sont installés, sans parler bien sûr des inévitables boutiques à touristes.

Nous traversons la rue jusqu’à la magnifique mosquée Bolo Haouz et la source de Job (mausolée Tchachma Ayyoub) et sa coupole conique.

Nous voyons ensuite le très ancien Mausolée des Samanides.

Il était alors temps d’aller déjeuner. Pour l’occasion ce ne fut pas dans une auberge traditionnelle, mais chez des particuliers qui exercent pour l’essentiel une activité de broderie (la suzani), travail artisanal très prisé à Boukhara. L’élément central du repas est le Plov, plat traditonnel ouzbek.

Après le déjeuner, nous poursuivons la visite par la madrasa Nadir Divan-Begui et la statue de Nassredine Hodja, le Tartarin de Tarascon musulman ; ne manquez pas de lire ses histoires si elles vous passent sous les yeux, c’est le plus souvent drôle et impertinent (idée cadeau original). Puis nous visitons un spécialiste de la marionnette, avant de terminer à la madrasa d’Ulugh Beg.

Une bien belle journée que nous concluerons, grâce à Bernard, par une observation de la lune accompagnée de Mars (non visible sur la photo).

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Et demain, étape de liaison de Boukhara à Khiva 450 km !

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Samarcande – Boukhara 300km

22-0822 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Samarcande à Boukhara.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 19150 km

Le récit de la journée :

Nous quittons Samarcande vers 9h les yeux encore tout brillants des merveilles des deux jours passés. Il fait un petit temps sympathique, grand soleil et petit vent, 21 °, l’idéal pour voyager. La grosse agglomération de 600 000 habitants se poursuit sur une bonne vingtaine de kilomètres, avec ses marchés, et surtout ses « mouches » comme j’appelle les mini bus taxi, pardon, microbus ; il y en a partout, sans arrêt ils doublent, crochètent, s’arrêtent, repartent, se faufilent, à droite, à gauche, au feu rouge, au stop … terrible ; souvent ils klaxonnent et nous font des sourires avec le pouce levé, sympas, mais … épuisants de concentration gâchée. D’autant que la route redevient vite « normale », c’est à dire à peu près incirculable ; les affaissements succèdent aux nids d’autruches, quand ce n’est pas les deux en même temps ; dépasser le 70 relève de la tentative de suicide ; pour l’avoir fait 20 minutes dans l’étape précédente, nous avons dû passer près d’une heure à deux pour vider entièrement la soute et redonner une place rationnelle et stable à chacune des choses qui s’y étaient entremélées.

La campagne se déroule pour l’essentiel dans une large vallée où l’eau ne semble pas manquer, l’irrigation règne en maître. Partout on voit des gens au travail, coton, maïs, muriers, et d’autres choses que les pauvres citadins que nous sommes identifient mal. On marche beaucoup ici ; le pas ouzbek est tranquille mais efficace, souvent élégant pour les dames, mais on sent qu’il est fait pour durer, on marche au bord de la route, dans la poussière, avec de jolies robes, mais on marche utile et pour aller loin. Parfois un âne collabore au déplacement, parfois, plus rarement encore, c’est un engin motorisé.

Nous longeons les restes rénovés d’un antique caravansérail, tandis que tout près les restes d’une citerne sont en cours de restauration.

Nous faisons un autre arrêt dans une entreprise de céramique, 7 générations ont traversé tous les systèmes, la 8ème fait ses gammes … On utilise un buisson du désert pour obtenir le glaçage du décor ; les poteries, peintes, puis « glacées » grâce à la cendre d’une herbe du désert, passent 3 jours au four à bois et montent jusqu’à 1050°, température contrôlée « à l’oeil », on connait le métier. A quelques dizaines de mètres un joli site est en restauration.

Quelques kilomètres plus loin, l’immense minaret de 39m servait aussi de phare pour les caravanes perdues dans la nuit.

Arrivés à Boukhara, les désormais inévitables mariées ont déjà envahi les plus beaux sites à photos, on verra demain !

Et demain, visite de Boukhara, 0 km.

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