6 septembre, vers Niksar

Bonsoir,

De bon matin, ah non, pour une fois, grasse mat’, départ à 10h, bien tassées, nous sommes montés dans des minibus pour aller voir le monastère de Sumela ; malheureusement, il est en travaux et nous ne pouvons que l’admirer de loin ; au retour, nous craquons sur quelques gourmandises à touristes, espérons que les destinataires futurs apprécieront ! Au retour, uun déjeuner imprévu nous permet de goûter les truites de la pisciculture locale.

Puis nous reprenons la route de Trabson et tournant alors à gauche, nous revenons la route côtière vers l’ouest. Elle est impeccable, la signalisation soignée, le revêtement, à de rares exceptions près, parfait, un bonheur ; les petites villes sont repoussées de l’autre côté, avec force passerelles à piétons pour passer de la ville à la mer par dessus la 4 voies. J’imagine que pour les habitants, c’est un peu frustrant d’être ainsi séparés de la mer par ce ruban de goudron, sans parler de la période de travaux qu’il a dû falloir subir. Dans les plus grandes villes, il y a quelques feux de trafic qui nous ralentissent, mais ça reste globalement fluide. Les villes sont belles, modernes, propres, entretenues, on sent la puissance de cette nation en forte croissance. Les passerelles et les trottoirs sont parcourus de femmes le plus souvent avec les cheveux couverts, mais pas que, et très rarement en « fantômes » noirs. Hier, nous nous sommes baignés, un arrêt au hasard, un bout de plage avec une sorte de bistrot ; il y avait de tout, hommes, femmes, enfants, presque tous en troupes de 6, 8, 10 personnes, joyeux comme sur toutes les plages, certaines femmes se baignaient « habillées », d’autre en maillot « normal » avec ou sans hommes, et personne n’a paru même s’intéresser à notre passage. Il faut dire pour être juste que d’autres membres du groupe ont vécu des expériences un peu différentes, femmes européennes regardées, et même une plage réservées aux femmes que nos amis ont eu du mal à identifier, d’où quelques protestations.

Mais aujourd’hui pas de baignade, nous n’en avons pas le temps et pour nous éviter les regrets, le temps a viré à l’orage. A 80 km de l’arrivée, nous prenons à droite vers l’intérieur ; la route devient difficile, sinueuse, en état moyen, le paysage s’élève vers 1000m au milieu des plantations de noisetiers, les villages et habitations sont d’évidence plus pauvres. Au bout de quelques kilomètres, un policier nous fait signe d’arrêter. Avec un gentil sourire, il nous fait comprendre de ne pas nous inquiéter et nous demande où nous allons ; apparemment satisfait de la réponse, il demande à entrer dans le camping-car, mais au lieu de tout visiter comme les autres, il s’asseoit, accompagné de son collègue,  et avec des gloussements de rire, nous demande de démarrer ; nous échangeons quelques propos sympas, mais son anglais est très limité et la conversation tombe vite ; 40 km plus loin, il nous indique le poste de police, et nos deux autostoppeurs du jour descendent avec force sourire et poignées de main de remerciement ; nous ne saurons jamais ce qu’ils faisaient à pied si loin de leur base …

Nous arrivons à 19h, nuit tombante au très joli camping près de  Niksar qui nous héberge cette nuit.

A demain, nous allons jusqu’en Cappadoce et le temps doit redevenir beau ! Par contre, pas sûr que nous ayons le temps de faire le blog, la journée est très chargée, jusqu’à 23h parait-il.

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