Samarcande – Boukhara 300km

22-0822 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Samarcande à Boukhara.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 19150 km

Le récit de la journée :

Nous quittons Samarcande vers 9h les yeux encore tout brillants des merveilles des deux jours passés. Il fait un petit temps sympathique, grand soleil et petit vent, 21 °, l’idéal pour voyager. La grosse agglomération de 600 000 habitants se poursuit sur une bonne vingtaine de kilomètres, avec ses marchés, et surtout ses « mouches » comme j’appelle les mini bus taxi, pardon, microbus ; il y en a partout, sans arrêt ils doublent, crochètent, s’arrêtent, repartent, se faufilent, à droite, à gauche, au feu rouge, au stop … terrible ; souvent ils klaxonnent et nous font des sourires avec le pouce levé, sympas, mais … épuisants de concentration gâchée. D’autant que la route redevient vite « normale », c’est à dire à peu près incirculable ; les affaissements succèdent aux nids d’autruches, quand ce n’est pas les deux en même temps ; dépasser le 70 relève de la tentative de suicide ; pour l’avoir fait 20 minutes dans l’étape précédente, nous avons dû passer près d’une heure à deux pour vider entièrement la soute et redonner une place rationnelle et stable à chacune des choses qui s’y étaient entremélées.

La campagne se déroule pour l’essentiel dans une large vallée où l’eau ne semble pas manquer, l’irrigation règne en maître. Partout on voit des gens au travail, coton, maïs, muriers, et d’autres choses que les pauvres citadins que nous sommes identifient mal. On marche beaucoup ici ; le pas ouzbek est tranquille mais efficace, souvent élégant pour les dames, mais on sent qu’il est fait pour durer, on marche au bord de la route, dans la poussière, avec de jolies robes, mais on marche utile et pour aller loin. Parfois un âne collabore au déplacement, parfois, plus rarement encore, c’est un engin motorisé.

Nous longeons les restes rénovés d’un antique caravansérail, tandis que tout près les restes d’une citerne sont en cours de restauration.

Nous faisons un autre arrêt dans une entreprise de céramique, 7 générations ont traversé tous les systèmes, la 8ème fait ses gammes … On utilise un buisson du désert pour obtenir le glaçage du décor ; les poteries, peintes, puis « glacées » grâce à la cendre d’une herbe du désert, passent 3 jours au four à bois et montent jusqu’à 1050°, température contrôlée « à l’oeil », on connait le métier. A quelques dizaines de mètres un joli site est en restauration.

Quelques kilomètres plus loin, l’immense minaret de 39m servait aussi de phare pour les caravanes perdues dans la nuit.

Arrivés à Boukhara, les désormais inévitables mariées ont déjà envahi les plus beaux sites à photos, on verra demain !

Et demain, visite de Boukhara, 0 km.

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