Midelt

iti 02-2525 février 2020, 0 km
Au programme :

Matinée libre pour aller découvrir le monastère Notre Dame de l’Atlas. L’après-midi sera consacré à la visite d’anciennes mines de plomb. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Alors voilà, c’est super une matinée libre. Oui, mais la visite du monastère, c’est un peu exceptionnel, ça ne peut pas se rater, donc libre, dans tes rêves, départ 9h30 comme tous les jours (sauf quand c’est pus tôt) et on n’en parle plus.

Soyons un peu sérieux alors. Ce monastère là, Notre Dame de l’Atlas, ce n’est pas rien. Déjà dans un pays où il est interdit de ne pas être musulman, ce n’est pas banal. En plus quand tu apprends que c’est le refuge des survivants de Tibhirine, tu lèves un oeil plus attentif. Alors oui, c’est bien ça, on peut en penser ce qu’on veut et je ne dirai pas ce que j’en pense. Il y a là le seul survivant (l’autre est décédé en 2008 sauf erreur) et un moine qui, après avoir recueilli les témoignages et les objets, s’efforce de les mettre en valeur tout en assurant ce que lui et sa communauté estiment être leur devoir : accueil, soutien, respect, je ne vous fais pas le détail. L’ensemble est intéressant, émouvant pour beaucoup, et le jus de pommes qu’on y fabrique est délicieux.

Retour au camping pour déjeuner et à 14h nous montons dans ce que Jean, notre accompagnateur, nous a décrit comme des mini-bus Orangina, je vous laisse vous remémorer le thème principal de la marque pour comprendre. En sortant de la ville, nous sommes saisis de l’envahissement de la campagne par les plastiques ; nous n’avons pas trouvé la source, sans doute une décharge à ciel ouvert, mais le vent pousse avec avidité des milliers de sacs et autres morceaux de plastiques sur des kilomètres de ce terrain plat et terreux où chaque bout d’herbe ou de caillou retient une décoration plastique de couleur variée, ce serait presque beau si ce n’était aussi horrible ! (ne cherchez pas ça sur l’image ci-dessous)

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Enfin nous arrivons à l’ancienne mine Peñaroya (plomb et cuivre) ; en fait, plus qu’une mine une concession de 30 km de côté qui a occupé 5000 ouvriers jusqu’aux années 60 où le cuivre y est devenu rare et le plomb moins recherché. Il reste des villages fantômes, des sites étonnants, et des rêves de fortune dans quelques esprits fragiles qui continuent, en toute illégalité et dans des conditions de sécurité bien pires qu’au temps de la gloire industrielle, à chercher le filon qui les rendra riches. Nous commençons par une installation minière où l’on voit les départs de galeries et les montagnes de matériaux qui ont été extraites.

Pour aller plus loin, nous nous enfonçons dans les gorges de l’oued Moulouya qui nait par là pour aller se jeter 500 km plus loin dans la Méditerranée. Les paysages sont somptueux, par ci, par là, quelques traces de vie, puis des villages abandonnés. Nous franchissons des ponts … émouvants, c’est tout à fait extraordinaire.

En fin d’après-midi, nous remontons au village des mineurs qui domine la vallée, c’est saisissant. Il fut conservé longtemps, avec un gardien, servant même de temps en temps à des tournages de films. Et puis un jour, Peñaroya a arrété de payer le gardien qui est parti vivre ailleurs ; en quelques jours, tout ce qui pouvait se récupérer, bois, tuiles, portes, … s’est évaporé du village et vous voyez ce qu’il en reste.

Nous rentrons au camping vers 18h45 ; 19h30 briefing ; 20h00 dîner au camping (tajine ou couscous), voilà ce qu’on appelle une journée libre ici !!! Une bien belle journée pas libre disons.

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Et demain ?

Nous partons à la rencontre des magnifiques gorges du Ziz et nous profitons en arrivant d’un point de vue splendide sur l’oasis de Ghéris et son immense palmeraie.

 

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Fès-Midelt

iti 02-2424 février 2020, 200 km
Au programme :

Par le Moyen Atlas, nous rejoignons Ifrane, puis nous découvrons une forêt de cèdres où vivent des singes Magot avant de rejoindre Midelt. Nuit en camping.

Le récit d’hier :

Non, je n’ai pas oublié les retards qui traînent et je vais essayer ce soir de me mettre à jour et pourtant c’est pas facile, parce que la journée fut encore chargée. Mais n’allons pas trop vite !

Hier donc, nous sommes partis de notre parking de resto encore assez tôt (7h45) car la journée était chargée.

En ouverture donc 220 km pour rallier Fès. 220 me direz vous, ce n’est pas la mer à boire … Sauf qu’ici on compte avec un minimum d’optimisme 40 de moyenne, soit 5h30, et qu’il fallait arriver avant 15h30 pour pouvoir repartir (voir plus loin).

Alors, bien sûr les nuages dégoulinants avaient profité de la nuit pour réinvestir les pentes et, après un départ au soleil, nous dûmes (!) affronter un passage en purée de pois (chiches, oui, je vois qu’il y a un rigolo dans l’assistance, mais j’en ai maté d’autres …). Une fois sortis des nuages, au delà de 1000 m, en bons avions sans ailes, nous basculions sur l’intérieur débordant de soleil pour en finir avec le Rif et ses paysages d’exception, tout en évitant la célèbre Ketama dont les ficelles de chanvres peuvent causer des noeuds désagréables. Il ne restait plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Fès.

Mais comme je le laissais entendre plus haut, il fallait derechef se remettre en selle, tout en changeant de monture car, après le briefing avancé à 15h30, ce sont deux gros minibus qui ont avalé le groupe pour le recracher quelques minutes plus tard à l’entrée de la Medina. Pour info de quelques proches, certains de nos compagnons se sont vus convoyer jusqu’au camping par des mobylettes pleins de bonne volonté et de propositions pour visiter la ville ; 32 ans après, rien n’a changé sur ce point. Après avoir serpenté dans les ruelles commerçantes, nous avons visité un herboriste fort bavard et assez porté à appliquer au calcul à l’ancienne les techniques modernes de la réalité augmentée. Ce fut ensuite le souk des tanneurs et sa coopérative avant de rejoindre de nuit un joli resto où tajine et couscous nous ont suffisamment restaurés pour regagner les bus et le camping.

Le récit de la journée :

Ce matin, il était dit « partez quand vous voulez » ; la fête ! Ce fut donc dans le luxe d’un 9h30 que nous avons pris la route pour affronter le Moyen Atlas. Route longuement en travaux, mais fréquentable à qui n’est pas effrayé par la poussière et les cahots, ou n’a pas le choix …

Un premier arrêt nous amena, peu après les curieuses maisons d’inspiration très européenne de Ifrane, au Cèdre Gouraud, un vieillard, décédé mais toujours debout, au tronc de plus de 10m de circonférence. Curieuse chose, agrémentée de quelques singes et d’une très jolie forêt de cèdres bien vivants.

Puis le relief a continué à s’élever, doucement mais sûrement, jusqu’au delà de 2000m (2190 au maxi si j’ai bien vu). Nous sommes restés dans ces eaux là une bonne heure sur ce haut plateau où l’on se demande qui peut vivre là, tout en constatant qu’il y vit pas mal de monde. Nous avons vu des plantations de pommiers à plus de 1500m, spécialité de la région paraît il, on aurait plutôt cru aux citrons givrés car autour les sommets sont encore parés de neige sur les versants nord boisés et en fin de parcours, on voit que c’est encore plus haut, à suivre donc.

La journée s’est terminée à Midelt, petit tour de reconnaissance en ville pour certains, réglage des paraboles en version « grand sud » (rotation des têtes) pour les autres, puis le premier apéro de voyageur, en mode alsacien.

Et demain ?

Matinée libre pour aller découvrir le monastère Notre Dame de l’Atlas. L’après-midi sera consacré à la visite d’anciennes mines de plomb.

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Cala Iris-Fès

iti 02-2323 février 2020, 225 km
Au programme :

Par une route qui serpente au travers des massifs du Rif, nous traversons de petits villages où la population est très accueillante. Nous rejoignons ensuite la capitale culturelle et religieuse du Maroc. Transfert en bus dans la Médina de Fés pour y dîner. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Bonsoir,

Nous sommes bien à Fès et pour tout dire nous venons (22h15) de rentrer d’un petit tour en ville avec restau à la clé.

Mais je ne vous en dis pas plus pour ce soir sur cette belle journée, parce que je vous dois celle d’hier et qu’on ne va pas commencer à empiler les retards

Voici donc :

Le récit de la journée d’hier

Nous avons donc quitté à regret Chefchaouen assez matutinalement car il fallait arriver tôt à la destination au bord de la méditerranée.

Nous avons eu plaisir à circuler à nouveau dans ce joli paysage. Mais disons le tout net, ce fut dans un premier temps tout à fait décevant, car si vous vous souvenez des nuages dégoulinants de la veille, sachez qu’ils dégoulinaient toujours à notre retour vers la côte et que nous y avons retrouvé temps gris, vent frais et même quelques gouttes d’eau.

Heureusement, à force de descendre vers le sud, nous avons quand même récupéré le soleil et le sourire en arrivant à Torres de Alcala. Oui, ça sonne très espagnol, ne pas oublier que cette partie du Maroc a longtemps été espagnole, c’est même encore le cas pour les deux enclaves de Ceuta et Melila, beaucoup de gens parlent castillan et les rues s’appellent « calle ».

Finalement, nous n’avons pas pu rester à Torres de Alcala, car le parking n’est plus autorisé la nuit. Il a fallu se rabattre sur un autre à quelques kilomètres, mais avant d’y aller, nous avons fait une petite escale au charmant port de Cala Iris, sa plage de sable doré et ses beaux rochers.

Voilà pour hier ! Il faut juste ajouter que pour remercier le resto qui a bien voulu nous héberger sur son parking, nous y avons dîné. C’était très improvisé, donc très simple (soupe, tajine, orange, thé à la menthe), très lent, mais assez bon surtout pour le prix astronomique de 55 dirham, soit 5€50.

Et demain ?

Par le Moyen Atlas, nous rejoignons Ifrane, puis nous découvrons une forêt de cèdres où vivent des singes Magot avant de rejoindre Midelt.

Et si tout va bien vous aurez en plus le récit et les photos d’aujourd’hui.

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Chefchaouen-Cala Iris

22 février 2020, 194 km

Au programme :

Cette étape nous permettra de bénéficier de beaux points de vue le long de la côte méditerranéenne. Nuit en bivouac en bord de mer.

Le récit de la journée :

Nous sommes bien arrivés après une journée sans histoire. Une soirée un peu tardive et une exigence de réveil matinal nous empêchent de vous raconter ça. Nous avons trié les photos (30), mais il reste une grosse demi heure de travail et il faut aller se coucher !

Espérons que ça ira mieux demain, mais c’est pas sûr du tout, alors sûrement après demain !!!!

Et demain ?

Par une route qui serpente au travers des massifs du Rif, nous traversons de petits villages où la population est très accueillante. Nous rejoignons ensuite la capitale culturelle et religieuse du Maroc.

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Martyl-Chefchaouen

iti 02-2121 février 2020, 74 km
Au programme :

Après avoir contourné Tétouan et les contreforts du Rif, nous arrivons à Chefchaouen. Visite libre de la Ville Bleue et de sa pittoresque médina. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Le jour du bleu, c’était aujourd’hui.

Au lever ce matin (pas besoin de réveil, l’appel à la prière est suffisant), le ciel était encore tout maussade, nous avions eu quelques gouttes hier soir (vraiment quelques gouttes), température fraîche, encore du vent, bref, tout ce qu’on espère ne pas vraiment rencontrer au bout de presque 2000 km de route au Sud.

Mais nous avons pris la route, sommes sortis de Martil après un plein à 0,91€ le litre et avons commencé, après une assez longue traversée de Tétouan, la montée sur la Nationale 16.

Ce fut d’abord une impression, comme un mirage, on n’y croit pas, puis une tâche assez franche dans le ciel, et puis soudain l’envahissement, ciel bleu partout, soleil doux, presque plus de vent et la température, malgré l’altitude qui monte aussi, quitte les 15° pour 18, 19, 20 … Les nuages venus de la méditerranée (si, si !) ont beau couler depuis les crêtes, rien n’y fait, le beau temps est revenu, même si le fond de l’air reste frais !

Et puis nous arrivons à Chefchaouen, étape du jour, stationnement au camping, tout en haut de la ville, déjeuner au camping-car, briefing à 15h15, puis à 16h, nous partons en visite par le petit chemin de chèvres qui dévale assez vivement à flan de coteau jusqu’à la ville.

C’est vendredi, jour de grande prière, les croyants sont « endimanchés » (!), et les magasins n’ouvrent que progressivement leurs portes. Pourtant, là aussi, comme si le ciel avait fait couler son bleu comme les nuages de ce matin coulaient leur gris au départ, tout est bleu partout. Chefchaouen est la ville bleue et de nombreux magasins vendent les pigments, bleus, et autres. Nous n’allons pas en parler deux heures, c’est comme ça, voyez les photos.

Oui, merci ça va, la remontée a été un peu rude, mais nous y avons survécu ! A demain donc !

Et demain ?

Cette étape nous permettra de bénéficier de beaux points de vue le long de la côte méditerranéenne.

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Tarifá-Martyl

iti 02-2020 février 2020, 75 km
Au programme :

Nous partons de Tarifá où nous nous sommes regroupés hier soir pour traverser le détroit de Gibraltar et arriver au Maroc. En longeant la côte méditerranéenne, nous rejoignons notre camping en bord de mer. Dîner de bienvenue et nuit en camping.

Le récit de la journée :

Je vous avais promis les photos d’hier, les voici ! D’abord une vue très partielle de l’immense champ éolien derrière Zahara de los Atunes, puis quelques vues de la vieille ville de Tarifá, son cerbère, sa plage très appréciée pour son vent quasi permament.

Alors aujourd’hui comme prévu a commencé de bonne heure. A 6h30 pétantes nous quittions le camping pour rallier le port d’Algeciras. Quelques 3h plus tard nous quittions le port par un fort vent et une houle bien assez formée pour les marins que nous sommes. Nous avons passé l’essentiel du voyage finalement assez « confortable » à faire la queue pour les formalités de passeport, ce qui était malgré tout du temps de gagné pour plus tard, d’autant que la météo maussade ne nous laissait guère d’alternative séduisante.
Il fallu malgré tout faire quelques paperasses douanières à l’arrivée et 4 d’entre nous ont eu le privilège de voir leur camping-car scanné. A 13h nous étions parvenus sur la côte méditéranéenne où le « chef » décida d’une heure de pause déjeuner (ce n’est pas lui sur la photo, c’est son chien). Puis nous avons rallié Martil où la direction du camping nous permit de nous approvisionner en monnaie locale et en temps/espace de connexion sur le réseau GSM marocain. A 19h15, nous partions à pied 10 minutes plus loin pour un dîner d’accueil très poissoneux et délicieux.
Voilà un première journée plus technique que vraiment touristique, demain ça devrait être mieux, sauf la météo encore un peu chaffouine, mais prometteuse et nous allons pouvoir abandonner la formation « convoi », toujours un peu lourde, mais incontournable pour de telles journées.

Et demain ?

Après avoir contourné Tétouan et les contreforts du Rif, nous arrivons à Chefchaouen. Visite libre de la Ville Bleue et de sa pittoresque médina.

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19 février

Encore un titre original ! Une journée calme et finalement bien remplie.

Après une bonne nuit à Barbate, malgré le cadre peu bucolique (port), nous repartons pour Tarifá.

Au passage, j’ai oublié hier de vous parler d’un lieu. Il y a 215 ans, la flotte française commandée par l’amiral Villeneuve était comme nous en vadrouille dans la région. Malheureusement, elle dût quitter l’abri du port de Cadix et fut, près de ce lieu, une fort mauvaise rencontre. Vous avez 30 secondes. Oui la rencontre c’était Nelson et je parle du Cap Trafalgar. Nous y sommes passé hier soir. Pas de photo, car impossible de s’arrêter, nous sommes au royaume de la famille des surfs, il y a un monde fou et un vent assortit
Donc Tarifa aujourd’hui, photos demain si tout va bien.
Nous avons fait connaissance du groupe. Demain nous passons au Maroc, lever 5h, alors bonsoir !

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18 février

Quoi ? encore ? oui, les dettes toujours. Aujourd’hui, nous avons bien vu Chiclana, mais l’avons quitté peu après midi pour aller plus loin, toujours au Sud bien sûr.

Le plus loin le moins loin, c’est Coñil (de la Frontera bien sûr). Un petit port charmant, qui semble avoir un peu moins profité de la ruée touristique que Chiclana, mais tout de même. Ici, le village historique est un port. Les maisons blanches descendent jusqu’à la mer sans qu’on voit très bien si elles sont neuves ou juste bien conservées. Pas convaincus de la mutation, pas de stationnement simple, pas de photo, sauf notre bahut posé juste au dessus pour le déjeuner.

Nous poursuivons jusquà Vejer (toujours sur la frontière). C’est une autre histoire. La mer est déjà un peu loin, on ne la voit qu’en cherchant bien. Alors on en reste aux maisons blanches, et aux murailles ocres, avec un moulin à vent en prime … Nous faisons là une longue et belle promenade, sous un ciel maussade puis dégagé, avec une gâterie pâtissière propre à agrémenter le thé qui conclut l’après-midi.

Nous poursuivons jusqu’à Barbate, un port plus conséquent, où nous arrivons à 19h. Stationnement sur le port, sous l’oeil vigilant des mouettes, pendant que les pêcheurs partent au travail. Ah tiens, 9€50 la nuit, c’est nouveau ça, faut-il payer les mouettes ?

Bonne nuit. Demain, nous nous joignons aux autres voyageurs et à nos guides juste un peu plus bas, à Tarifá.

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17 février

Bonsoir, oui, nous sommes le 18, et je viens de publier un article sur Chiclana. Et hier rien. Qui paie ses dettes s’enrichit dit-on et j’ai besoin de sous, toujours !

Donc nous sommes partis hier matin de Cáceres. Paysage souvent granitique et pauvre, peu de cultures, prairies, quelques vaches et chevaux, route tranquille jusqu’à l’approche de Seville. Nous nous en tirons bien et passons assez vite vu les bouchons juste aperçus dans l’autre sens et arrivons à Chiclana vers 17h30.

Oui, c’est court, juste pour faire le raccord.

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Chiclana de la Frontera

Bonjour,

Cet article est quasiment privé, je veux dire qu’il est écrit essentiellement pour les très proches. Je le déconnecte du récit de voyage lui-même.

Pour les autres, deux mots d’explications, car vous pouvez lire quand même bien sûr : nous avons passé nos vacances d’été dans ce lieu de 1979 à 82 et y revenir fait vibrer des cordes sensibles sur des mots ou images et vous pouvez ne pas comprendre, c’est normal ! C’est quoi cette ville ? J’ai trouvé quelques liens : Wiki est peu bavard, Easy voyage est plus  disert, Michelin donne la carte, mais pas le menu ! Personne je crois ne parle de cette « frontera » associée à plusieurs noms de ville du coin ; évidemment, il n’y a pas de frontière ici, mais il a dû y en avoir une au XIIIème siècle entre les royaumes espagnols et maure et je crois que ça vient de là.

À 1500 km de la maison, ce coin quasi inconnu des Français, Chiclana de la Frontera, est tout proche d’une plage (la Barrosa) à faire pleurer le maire de La Baule à 30 km au sud de Cadix. Des kilomètres de sable ultra fin, presque jusqu’à Gibraltar !



40 ans après … c’est un peu comme nous, ça a beaucoup changé. La pauvre route défoncée qui desservait quelques dizaines de villas cachées dans les pins, sans aucun commerce, sans aucune installation est devenue une jolie voie qui dessert une station moderne qui n’a rien a envier aux nôtres et qui, reconnaissons le, a plutôt bien joué sa reconversion, au moins visuellement. Certes, partout les terrains vagues ont été remplacés par des constructions, certes partout ici, comme partout ailleurs, la bière et la pizza semblent régner en maîtresses. Mais il n’y a pas de barres, pas de chandelles, rien ne dépasse deux étages, tout donne une impression d’habitation individuelle, à l’espagnole, c’est à dire très dupliqué. Finalement le résultat est assez sympathique et léger.

En ville aussi tout à beaucoup changé. Certes, Sainte Anne veille toujours sur sa cité et il nous semble bien reconnaître la mairie (Ayuntamiento) et la boulangerie Butron où nous achetions ces immondes éponges blanchâtres qu’ils appelaient pain. Par contre le marché, lieu de toutes nos salivations … je crois même qu’il n’est plus au même endroit. Il y a toujours autant de marchands de poisson (une bonne vingtaine, c’est impressionnant), il y a toujours des marchands de billets de loterie à l’entrée, même s’ils ne sont plus invalides, mais les bruits, les cris, les appels des marchands ont disparu. Ca reste sympa,  très bien rangé, appétissant quand même et les crevettes fraîches achetées crues furent aussitôt mangées (mais cuites quand même) et suivies de fraises locales énormes et parfumées ! C’est sans doute plus fonctionnel et hygiénique, mais il  nous manque quelque chose … nos illusions ?

Voilà, vous savez tout sur ce lieu mythique familial. Je repars dans les pages « chrono ».

 

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