Tafraoute-Amtoudi

iti 03-1212 mars 2020, 136 km
Au programme :

Toujours dans l’Anti-Atlas, par des routes de montagne avec de nombreuses casbahs puis par une zone désertique, rejoignez l’oasis d’Id Aïssa. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Bonsoir ! Je voudrais tout d’abord remercier nos lecteurs fidèles et parmi eux ceux qui viennent de s’abonner au blog, nous espérons être dignes de leur confiance. Ce qui m’amène naturellement à dire un mot sur la façon dont nos articles sont construits. Toute la journée nous prenons de photos de ce qui se passe autour de nous. Lorsque nous sommes en train de rouler, c’est presque toujours Anne qui fait les photos. C’est un exercice difficile, surtout pour une photographe un peu occasionnelle. En dehors du camping-car, c’est presque toujours Gil qui fait clic. Nous utilisons pour la prise de vue un caméscope Sony FDR AX33. Nous faisons surtout des photos, mais, comme vous l’avez vu sans doute, un peu de vidéo quand le mouvement est une part importante de l’image. Ensuite, chaque soir (ou presque), nous trions ensemble (et parfois recadrons un peu) les photos que nous souhaitons vous transmettre ; à partir d’un nombre de prises qui va de 60 à 160 environ, nous en gardons en général 30 à 50. Ensuite, Gil écrit le texte qui présente les photos et place les galeries entre les lignes. Nous relisons ensuite le tout ensemble pour quelques correctifs avant de valider l’article. Ces opérations généralement vespérales nous prennent environ une heure chaque jour.

Nous sommes donc partis tranquillement ce matin vers 9h15 pour une étape de 140 km environ. Nous commençons par reprendre la vallée des Ammeln pour éviter les travaux qui entravent l’itinéraire naturel. La route est assez petite mais calme. Après avoir retrouvé la route principale, nous nous hissons sur un plateau avant d’arriver au col de Kerdou (+ – 1200m).

Nous bifurquons vers Ifrane Anti-Atlas sur une route qui n’est pas si moche que ça, à condition de ne considérer que la chaussée à une voie sur laquelle nous nous efforçons de rester au lieu de descendre les deux roues droites sur la marge très primitive qui borde cette voie. Malheureusement les conducteurs dans l’autre sens partagent si totalement cette position pourtant purement esthètique qu’il faut fréquemment presque s’arrêter pour trouver une solution cahotante plus ou moins équitable.

Tout cela se déroule au milieu de tranches de gâteau minéral largement chocolatées dont les marbrures varient à l’infini. Nous arrivons enfin à Amtoudi où l’orge est en train de mûrir. Nous sommes émerveillés de voir l’agadir que nous tenterons d’atteindre (à pied) demain. On peut ajouter que nous sommes « en chantier » de découvrir le camping qui sera sûrement très beau … un jour. Mais nous avons 4 roues et tout le confort autour, ça n’est pas bien grave, nous avons même connu pire ! Et au café du bourg, sur le chemin qui conduisait à l’épicerie, le patron a tenu à nous offrir le thé, elle est pas belle la vie au Maroc ?

 

Et demain ?

Découverte au cours de cette journée de l’Agadir d’Id Aïssa et de sa palmeraie.

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Tafraoute

iti 03-1111 mars 2020, 0 km
Au programme :

Excursion en 4×4 à la découverte du Chapeau de Napoléon, les rochers peints de la vallée des Ammeln et le rocher à tête de lion. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Petite journée sympa et sans prétention.

Il était 9h quand une nouvelle kyrielle de 4×4 nous enlevait sur le trottoir du camping pour aller courir la campagne alentour de Tafraoute. Le premier arrêt était pour le « chapeau de Napoléon ». On retrouve ici la manie déjà rencontrée en Sardaigne au rocher de l’Ours qui consiste à donner des noms à des cailloux sous prétexte d’une vague ressemblance avec un nom célèbre dans un but touristique et commercial. Donc si vous ne voyez pas le chapeau, c’est pas grave, d’autant que pas loin, il y a une tête d’indien.

Nous arrivons ensuite au site des rochers peints. Un artiste a eu l’idée saugrenue (sans laquelle il n’y a pas d’art) de balancer quelques tonnes de peinture sur des rochers, idée qui a plu à des promoteurs de tourisme, suite à quoi on continue à barbouiller pour entretenir, il paraît même qu’à l’origine il n’y avait qu’une couleur … bon ; c’était un belge (Jean Vérame), alors on va s’abstenir de faire des blagues vaseuses et regarder plutôt d’autres petites fleurs.

Nous continuons par une longue balade routière qui nous conduit dans la vallée des Ammeln. Je crois que nous avons oublié de dire que nous sommes depuis hier dans la région des amandiers et qu’ici, il y a aussi beaucoup d’arganiers.

La balade nous conduit à la source bleue, qui est malheuresuement tarie … Mais les vues sur la vallée et les échantillons divers de nature sont magnifiques. Nous terminons la matinée par la tête de lion, regardez bien et voyez aussi l’état de la porte AR du 4×4, ça donne une idée de nos poumons, c’était bien la peine de s’arrêter de fumer !

Retour au camping vers midi 30 ; déjeuner, sieste, papotages divers, retour en ville à pied vers 16h, change, courses, rencontre de copains, d’où partage de beignets, thé et papotages d’été (vu la température et pour changer des « divers ») au bistrot du coin, retour camping, anniversaire, apéro, papotages tous azimuts, dîner au camion, blog, et voilà, bientôt au lit !

Et demain ?

Toujours dans l’Anti-Atlas, par des routes de montagne avec de nombreuses casbahs puis par une zone désertique, nous rejoignons l’oasis d’Id Aïssa.

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Taliouine-Tafraoute

iti 03-1010 mars 2020, 290 km
Au programme :

Dans l’Anti-Atlas, nous découvrons les paysages uniques de la région d’Igherm. Nous abordons ensuite des routes de montagne et croisons de nombreuses casbahs jusqu’à la capitale de la babouche.

Le récit de la journée :

Alors là, il faut commencer par dire que la petite carte ci-dessus, créée en janvier vite fait sur Maps, est un gros mensonge. L’étape d’aujourd’hui est exactement le contraire du dessin : il n’y a pas l’ombre d’une ligne droite aujourdhui !

Mais quelle étape ! Une liaison ? Non, un plat de résistance, un merveille de bout en bout. Ah oui, ça se mérite, et je ne dirai pas que c’était facile. Il n’y a eu que deux virages ont dit certains, le virage à droite et le virage à gauche. On ne parlera pas du revêtement, il était de très bonne qualité … quand il y en avait. En fait, ce n’était pas vraiment un problème de revêtement, c’est juste que de temps en temps, il n’y avait plus de route, alors descente dans l’oued, remontée et ça repart.

Mais n’allons pas trop vite. Le paysage était déjà bien beau au camping de Taliouine lorsque nous sommes partis, tous ensemble à 8h30. En effet, le chef Jean, toujours soucieux de sa couvée, a souhaité que nous roulions ensemble pour affronter les quelques petits bouts difficiles. Un peu de vallée tranquille, puis on prend à gauche en direction d’Igherm. Les villages sont plus souvent perchés, avec les aires de battage en dessous, puis la vallée se resserre et la chaussée n’a souvent pas résisté aux phases liquides de l’oued. Seule la partie bétonnée subsiste au milieu, mais elles n’est pas reliée à la chaussée amont et aval, ralentissement, prudence, poussière, et on va plus loin.

Villages encore, la route a souvent été mangée sur un ou l’autre côté par la force des eaux aujourd’hui absentes, et quelques pierres balisent la zone qu’il faut éviter. Ralentissement, prudence, poussière, on repart.

Enfin on sort, pour s’élever jusqu’à 1800m. Il fait 17°, tout va bien, la route est très sinueuse, mais bien tracée et revêtue. Les arrêts photos se multiplient, chacun son tour, chacun son coin. La flore varie un peu. Il y a une infinité de villages, avec toujours les murs pastels des écoles. Parfois un puits au milieu de rien. Comme hier, c’est toujours pareil et toujours différent. La variation des couleurs est sans limite. Le plus souvent les villages ont conservé la partie ancienne en pisé, souvent très dégradée, et une partie moderne plus colorée s’est rajoutée. On marche toujours sur les bords. On « tire au puits », je mets des guillemets prce que je ne sais pas si l’expression est correcte, c’était celle de ma grand-mère, qui y a beaucoup tiré.

Et de temps en temps, on croit avoir tout vu, et au détour d’un virage, on en prend encore plein les yeux. Et on franchit une crête et vlam ! encore … Finalement on arrive à Tafraoute, à 13h30, les bras rompus, au terme de cinq heures de combats avec le volant, la fin au ventre, mais quelle matinée !

Après le déjeuner et une sieste d’une bonne heure, nous partons découvrir la ville très rénovée où de très nombreux camping-cars, pour la plupart français, séjournent un peu partout, depuis plusieurs semaines paraît il pour certains, la chaleur est leur moteur, il fait 29°. Nous flânons dans les boutiques de toutes sortes dont les plus intéressantes ici sont les babouches (climatisées), spécialité locale, avant de céder à l’appel des beignets et du thé à la menthe (1Dh le beignet, 10 le thé). Soirée calme au camping-car.

Et demain ?

Excursion en 4×4 à la découverte du Chapeau de Napoléon, les rochers peints de la vallée des Ammeln et le rocher à tête de lion.

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Ouarzazate-Taliouine

iti 03-099 mars 2020, 171 km
Au programme :

Direction Taliouine, la capitale du safran. En cours de route, à Tazenakht, visite possible de coopératives de tapis berbères. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Encore une jolie journée, toujours fraîche le matin, environ 11° dehors, 14 dans le camping-car, on s’y fait, car il faut économiser le gaz que nous ne pourrons recharger  qu’à Marrakech. Sitôt levés, on met le pain à griller et il fait tout de suite bon. En journée, c’est autour de 24° selon l’altitude avec un léger vent et du grand soleil.

Nous vous avons laissés hier alors que nous étions en cours de soirée. Un joli dîner avec un spectacle folkorique de belle facture dont nous avons choisi de vous offrir quelques secondes en vidéo :

Alors ce matin donc, nous quittons Ouarzazate pour une étape de liaison qui nous conduit à Taliouine au pied du Haut Atlas.

Mais avant de prendre la route une petite question linguistique. Savez-vous ce que signifie ce mot :

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Non, ce n’est pas « luge deux places dont un borgne » ; on vous laisser réfléchir un peu, la réponse se trouve en fin de récit.

En route donc. Elle est aussi belle que d’habitude et nous ne nous lassons pas de ces grandes envolées, ces reliefs tourmentés, ces couleurs tortillées. De temps en temps un troupeau et le campement des bergers au loin, ou un piton qui semble troglodytique, un champ au vert profond, un âne et son maître, un marabout (mausolée), c’est à la fois toujours pareil et toujours différent.

Nous arrivons après déjeuner au point le plus intéressant de l’étape, Ifri, un tout petit village qui a conservé un agadir, grenier collectif, très intéressant. Le point GPS est précis, mais le grenier est un peu loin et invisible du parking. Nous partons tous les deux à l’aventure en direction du village. En passant entre deux maison, une petite voix nous dit « bonjour », nous répondons « bonjour » et demandons si nous sommes bien sur le bon chemin car ça n’a rien d’évident. « Oui, oui », nous dit Yacoub, « c’est par là », alors que Slimane se contente de sourire. Et voilà nos deux minos (nous apprendrons qu’ils ont 11 ans) bombardés guides. Nous nous faufilons entre les arbres et les murets en marchant sur les séparations des parcelles et des canaux d’irrigation. Yacoub est très bavard et curieux, son français n’est pas parfait, mais il nous confie qu’il adore ça, l’anglais aussi d’ailleurs ; il veut tout savoir de nous, nos enfants, leurs prénoms, notre région d’origine, il nous parle de ses études, de son envie de la France et du français, c’est très mignon et nous rions bien tous les 4. Arrivés au grenier, les deux guides amateurs n’ont pu avoir la clé ; qu’importe, de l’extérieur c’est déjà magnifique et ça vaut bien les piécettes, stylos, gateaux, dont nous les gratifions au retour avec visite du camping-car bien sûr ; quant à nous, nous avons déjà reçu de jolis bracelets tressés sur le tas avec « de l’herbe de safran ». Quel beau moment !

Il ne reste plus qu’à glisser jusqu’au camping où nous avons une vue à couper le soufle.

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Alors pour la réponse à la question linguistique, finalement, on ne la donnera pas, mais peut-être que l’image suivante vous aidera à trouver. Oui, c’est comme chez nous !

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Et demain ?

Dans l’Anti-Atlas, découvrons les paysages uniques de la région d’Igherm. Nous aborderons ensuite des routes de montagne et croiserons de nombreuses casbahs jusqu’à la capitale de la babouche.

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Ouarzazate

iti 03-078 mars 2020, 0 km
Au programme :

Journée libre pour découvrir la ville de Ouarzazate. Dîner et soirée folklorique. Nuit en Camping.

Le récit de la journée :

Donc nous sommes à Ouarzazate. Et nous y étions hier. Et nous n’avons pas fait notre compte rendu, la honte. Même pas d’excuse, il était tard, pas trop envie. Pardon.

Donc on se rattrape aujourd’hui. Il était 8h30 lorsque, par 12° au thermomètre, nous partions en shorts et chemisettes, à peine couverts d’une petite laine, pour une grande journée autour de la ville. Moyen de transport, à nouveau les 4×4, c’est un moyen de transport commode ici, même si la plupart de la balade s’est déroulée sur un bitume parfois un peu étroit, mais dans un état fort honorable.

Après avoir franchi les champs de bambous, le premier POI comme on dit sur les GPS, c’est les studios de cinéma. Il faut savoir que la région est très pratiquée par les productions cinématographiques. Et les énormes murailles du merveilleux château que vous voyez ci-dessous, ne sont qu’une peau soutenue à l’arrière par des échafaudages !

Nous repartons sans d’ailleurs nous être vraiment arrêtés vers Aït ben Hadou, un extraordinaire village récemment classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est bien caché, ton sur ton contre les flancs montagneux. Notre guide nous explique qu’il a été quasiment abandonné au profit du village moderne proche, car pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de pont, … Le pont est fait depuis 9 ans, l’eau arrive et l’électricité sera distribuée à la fin 2020. Alors le village d’origine revit, du tourisme bien sûr, mais aussi du cinéma. Une quinzaine de films y ont été (partiellement) tournés dont Lawrence d’Arabie, Game of Throne et beaucoup de peplums. Il est reste une porte moitié détruite construite pour un tournage et qui permet de voir comment les décorateurs sont capables de s’intégrer dans la réalité architecturale.

Nous franchissons le fleuve puis montons jusqu’à l’agadir (grenier qui domine le village) avant de reprendre la route de la vallée de l’Ounila aux couleurs surprenantes pour arriver tout près de quelques restes neigeux à Telouet.

Telouet était un col stratégique où passaient toutes les caravanes avant l’ouverture du Tizi-n-tichka. Nous y déjeunons, puis allons visiter la kasbah. Le guide nous explique longuement l’histoire locale et nous permet de découvrir sous les ravages du temps (maisons « fondues » par la pluie), quelques merveilles des temps passés.

Nous sommes rentrés en fin d’après midi avec un petit arrêt dans une coopérative de tissage et broderie où nous avons fait quelques emplettes.

Il y a eu ensuite un anniversaire à fêter, ce qui se fit avec enthousiasme et bonne humeur et explique peut-être notre peu d’envie à rédiger ensuite le blog, faute donc corrigée cet après-midi.

Mais revenons à cette journée du 8. Au programme, rien. Ce matin, nous partons donc à 10h pour ne rien faire, ou plutôt pour visiter, à un peu plus d’un kilomètre et sans notre Chef, la Kasbah de Ouarzazate, face au musée du cinéma et sa fausse église, reste d’un tournage.

Encore une fois un guide très intéressant, une histoire bien vivante où les Français ont un poids important (le général Liautey notamment) et de belles décorations. Nous apprenons que si les portes sont très basses entre les pièces, c’est pour améliorer la « climatisation » des pièces, tout comme ces trous sous les fenêtres qui font entrer de l’air frais l’été. Nous admirons les belles décorations et les vues des fenêtres.

Nous enchaînons sur un tour dans la médina, toujours avec notre guide, avant de revenir au camping pour déjeuner, puis sieste, puis match de rugby, Ecosse-France, oui, perdu !

Et demain ?

Direction Taliouine, la capitale du safran. En cours de route, à Tazenakht, visite possible de coopératives de tapis berbères. Et nous vous parlerons de la soirée, pas encore finie à l’heure où je valide cette page. A demain donc !

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Ouarzazate

iti 03-077 mars 2020, 0 km
Au programme :

Excursion en 4×4 d’une journée avec déjeuner en cours de route pour apprécier les curiosités qu’offrent les hauts-plateaux et les montagnes du Haut-Atlas avec notamment la découverte d’Aït Ben Haddou. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Si vous lisez ce texte, c’est que nous n’avons pas pu mettre à jour à temps cette page de notre blog préparée à l’avance pour vous donner un minimum d’information dans ce genre de cas. Merci de nous en excuser, nous espérons vous raconter cette journée le plus tôt possible.

Et demain ?

Journée libre pour découvrir la ville de Ouarzazate. Dîner et soirée folklorique.

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Zagora-Ouarzazate

iti 03-066 mars 2020, 165 km
Au programme :

Par la magnifique vallée du Draa, nous atteindrons Agdz puis par le Jbel Sarhro, nous rejoindrons Ouarzazate. Installation et nuit en camping.

Le récit de la journée :

(on vous rappelle que vous pouvez cliquer les photos dans les galeries pour les avoir en plus grande taille, en principe 1920 points de large)

Bonsoir ! Jolie étape de liaison aujourd’hui, parcourue très tranquillement sur des routes agréables. Nous avons pris notre temps dès ce matin puisque levés à 7h, nous ne sommes partis qu’à 9h15. Il faut dire que nous avons pris le temps de faire nos « services », c’est à dire ajuster le plein d’eau, vider la cassette WC, laver les vitres et un peu de carrosserie devenue « intouchable », le côté gauche pour être précis (le droit avait été fait il y a 3 ou 4 jours) ; nous faisons ça à l’économie, car nous savons que l’eau est assez rare ici, pas de jet, un seau, notre balai de lavage acheté en Sibérie, quelques coups de raclette caoutchouc pour chasser l’eau sale, et hop, ce n’est pas parfait, mais c’est mieux qu’avant.

Mais nous avions promis de parler du méchoui d’hier. C’était … assez excitant dans la préparation et finalement un peu décevant à la dégustation. Voici la recette. Le rituel a commencé par la mise en chauffe d’un four, en milieu d’aprem. Joli four en terre, que le Deus ex Machina a mouillé pour réparer quelques fissures. Quand le four a été suffisamment chaud, il a été possible de procéder à l’enfournement des bestiaux (désolés pour les fans, nous n’avons pas assisté à l’abattage). D’abord enlever toute la braise, puis boucher l’entrée basse avec des pierres étanchées à la glaise soigneusement préparée au préalable, tester la température à la main par l’orifice haut, attendre, retester, puis introduire les bestiaux montés sur un piquet par l’orifice haut. Boucher l’orifice haut avec un couvercle métallique, étancher comme devant. Il ne restait plus qu’à attendre la sortie, ce qui fut fait tout pile après que nous ayons fini notre salade d’entrée. De retour dans la salle de restaurant, nous avons pu goûter le résultat, servi à la main dans nos assiettes. Comme nous l’avions laissé entendre au début, c’était bon, mais un peu décevant, viande peut-être un peu trop cuite … Heureusement que les haricots blancs et verts mélangés sont venus lubrifier un peu tout ça.

Revenons donc à notre étape. La première moitié de la route consiste à remonter la merveilleuse vallée du Draa. Déjà en 1988 lors de notre premier voyage, nous avions été émerveillés par sa beauté. C’est devenu un peu différent parce que la route est peut-être trop belle, plus à l’écart des villages, mais c’est vraiment très beau. En plus, pour la première fois depuis longtemps, nous roulons vers le nord et nous avons le soleil dans le dos ce qui rend la lumière beaucoup plus belle. La vallée du Draa, c’est une palmeraie sur des dizaines de kilomètres. Notre ami artiste Ziad à la source de Lalla Mimouna (vous suivez ?) avait écrit « l’eau c’est la vie » dans de nombreuses langues dans son jardin, on en voit la pertinence ici. Par moments, on coupe un peu par la zone séche et on tombe sur un terrain de foot qui, lui, n’a pas droit à l’eau, ils n’ont pas droit à l’herbe leurs terrains, je n’aimerais pas tomber là dessus … Puis on revient sur le trait vert.

Pas mal de monde marche sur le bord de la route, qui sait vers quelle occupation … Les villages sont toujours couleur de terre, couleur de pisé, sauf les mosquées toujours roses et blanches, et les maisons inachevées (pour combien d’années encore ?) grises de leurs parpaings bruts.

Après Agdz (pronocez Agdez si ça coince) nous quittons la vallée pour attaquer le Djebel Tifernine qui nous amènera à Ouarzazate par le col de Tinifift (1 660 m). Mais auparavant, nous prenons une jolie route à droite qui nous conduit à quelques kilomètres à la Cascade du Draa près de Tizgui. Une fois garés sur le parking (avec terrain de foot « extra dry ») qui domine Tizgui, nous prenons le sentier qui descend dans une petite gorge où Omar garde le trésor, un merveilleux petit paradis de fraicheur et de beauté d’où filtre un filet (qui n’est pas le Draa) plongeant dans un joli bassin avec poissons, tortue, crapeau et en remontant deux jolis écureuils du Maroc qui jouent sans complexe au milieu des cailloux.

Nous revenons, en rebroussant chemin sur la petite route aux géométries minérales incroyables, à la nationale 9 pour en finir rapidement avec notre étape qui passera par un Carrefour Market, où nous trouverons, ô merveille, des boissons alcoolisées (vins locaux pas trop chers et alcools internationaux hors de prix) et même un petit rayon charcuterie (industrielle européenne emballée) de PORC (si !). L’accès aux alcools est sans retour, il y a une caisse spéciale et on sort par une porte latérale directe après avoir emballé ses bouteilles. Air coupable et déjà repenti obligatoire …

A part ça, tout va bien, pas de Corona en vue, juste quelques épisodes digestifs un peu délicats, mais pas (encore) pour nous !

Encore un rappel, il vous est possible de laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir aux auteurs, parce que c’est du boulot quand même !!! Et si c’est des questions, on essaie de répondre.

Et vous pouvez aussi vous abonner, c’est gratuit, ça ne nous rapporte rien, mais c’est plus confortable pour vous.

Et demain ?

Excursion en 4×4 d’une journée avec déjeuner en cours de route pour apprécier les curiosités qu’offrent les hauts-plateaux et les montagnes du Haut-Atlas avec notamment la découverte d’Aït Ben Haddou.

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Zagora

iti 03-055 mars 2020, 0 km
Au programme :

Temps libre pour découvrir la ville de Zagora et sa belle palmeraie puis visite d’une ville de potiers réputée pour sa bibliothèque coranique. Un dîner organisé au camping clôturera cette journée. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Finalement, nous sommes partis dès 9h ce matin dans des « grands taxis ». Ah oui, il faut qu’on explique : ici ( Maroc), il y a deux sortes de taxis ; les petits taxis, sont jaune d’or, ils sont petits (si, si !) et ont droit de transporter 3 personnes maximum dans les limites d’une ville pour environ 5 Dh (0,5€) par personne. S’il y a deux personnes dedans, ils peuvent s’arrêter en prendre une troisième. Et il y a les grands taxis, qui sont plus grands (si, si) et qui peuvent embarquer jusqu’à 7 personnes pour une course qui sort obligatoirement de la ville. Je ne connais pas le montant, ça dépend de la distance. Donc nous montons dans 6 grands taxis pour aller à environ 20 km voir la ville des potiers. Une fois arrivés, nous commençons par prendre le thé chez notre guide en écoutant un peu de musique locale.

Puis nous allons voir le four à pain, tiens soyons fous, on vous le fait en vidéo !

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Nous traversons ensuite une partie du village par le « métro berbère » pour arriver chez les potiers. Nous admirons le travail artisanal dans des conditions difficiles avant de passer bien sûr à la boutique ! (non le potier n’est ni cul de jatte, ni enterré vivant, c’est un poste de travail un peu particulier …)

La matinée se termine par la bibliothèque de l’école coranique et ses précieux manuscrits enluminés à partir du XIème, la 3ème du Maroc dit-on, où les photos sont interdites (chuut !). Nous admirons le mausolée du fondateur de la bibliothèque (frapper trois coups des deux mains porte bonheur aux dames paraît-il), puis c’est le retour en taxi.

De retour au camp, nous allons faire un tour au marché couvert où nous achetons quelques tranches de gigot de mouton.

Ce soir, nous avons un méchoui, mais il est cuit d’une façon un peu particulière que nous vous raconterons demain, si tout va bien.

Et demain ?

Par la magnifique vallée du Draa, nous atteindrons Agdz puis par le Jbel Sarhro, nous rejoindrons Ouarzazate.

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Tazzarine- Zagora

iti 03-044 mars 2020, 145 km
Au programme :

Après avoir quitté cette zone désertique, nous rejoindrons la vallée du Draa avec ses vieux villages en pisé et profiterons des couleurs matinales sur le djebel Azlag en nous dirigeant vers Zagora. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Mais d’abord, le récit de la journée d’hier que nous n’avons pas pu faire en temps et heure. Avec nos excuses.

Après une matinée tranquille consacrée aux diverses tâches d’entretien (et de blog pour certains !), nous sommes partis vers 15h dans des minibus qui avaient dû connaître le protectorat pour nous rendre dans un site de gravures rupestres. Un premier arrêt nous permit de découvrir deux plantes locales, le henné (feuilles un peu rondes à gauche) et le cumin (feuilles filiformes à droite) ; la seconde photo permet de voir la fleur qui deviendra graine du cumin. La troisième photo représente les restes de la cueillette et du séchage du henné l’an dernier.

Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans un vieux village avec sa palmeraie, ses maisons de pisé et son cimetière. Le gros plan de branche est un acacia du désert, cet arbre que vous voyez partout sur nos photos, à peu près le seul qui pousse ici, même s’il est bien différent de nos acacias. Dans la vallée, on voit des alignements de plastique, « aussi pires » que chez nous : les marocains ont tenté la culture de la pastèque ; donc « bassines », tunnels, dettes, car il faut 460 litres d’eau pour produire un kilo de pastèque. L’an dernier, le cours s’est effondré, la récolte a séché sur pied, les dettes s’alourdissent comme un boulet, et il faut creuser de plus en plus profond pour trouver l’eau que les bassines ne fournissent pas en quantité suffisante ; chanson tristement connue …

Nous arrivons enfin au site rupestre de Aït Ouazik . Une colline, une cabane dont le gardien est absent, quelques piquets soutiennent un barbelé protecteur qui permet de savoir où on doit regarder, car on passerait facilement à côté sans voir. Et pourtant c’est riche et c’est beau, mais on va vous laisser le soin de mettre vous mêmes des titres aux photos. Le retour se fait comme l’aller en brinquebalant dans la poussière et nous sommes heureux de trouver des verres (d’eau) et une douche à l’arrivée avant d’aller déguster la cuisine du camping, délicieuse et abondante.

Et donc finalement aujourdhui. Au moment où j’écris, il est environ 17h et l’activité se limitera en principe à notre matinée. Nous sommes partis vers 9h de ce merveilleux camping après avoir quitté à regrets les sympathiques frères Brahim et Youssef qui l’animent. Si vous passez par là, n’oubliez pas le Serdrar Camp qui est, selon Jean, notre accompagnateur, qui connait le Maroc comme sa poche, l’un des deux plus beaux campings du Maroc. L’étape s’annonce courte, une centaine de kilomètres. Nous retrouvons, dès le petit morceau de belle piste (2 km) qui relie le camping à la route, les inévitables acacias du désert dont nous venons de parler, puis des villages perchés sur des collines, l’oued est toujours en bas avec la palmeraie.

Au  bout d’une longue vallée bordée de crètes majestueuses, semée de troupeaux, et de quelques cultures de pastèques, nous arrivons à Zagora où il fait déjà 30°.

Aussitôt installés, nous repartons en taxi (5 Dh, soit 0,50€ par personne) jusqu’au souk où nous faisons quelques courses et quelques photos plus ou moins volées. Admirez les bassines caouhtchouc, vous avez bien vu, c’est du pneu recyclé à la main !

Voilà, ce sera sans doute tout pour aujourd’hui, je vous le programme pour l’apéro et on va se faire un thé. A bientôt.

Et demain ?

Temps libre pour découvrir la ville de Zagora et sa belle palmeraie, puis visite d’une ville de potiers réputée pour sa bibliothèque coranique. Un dîner organisé au camping clôturera cette journée.

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Tazzarine

iti 03-033 mars 2020, 0 km
Au programme :

Journée de visites à la découverte de fossiles et de gravures rupestres. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Si vous lisez ce texte, c’est que nous n’avons pas pu mettre à jour à temps cette page de notre blog préparée à l’avance pour vous donner un minimum d’information dans ce genre de cas. Merci de nous en excuser, nous espérons vous raconter cette journée le plus tôt possible.

Et demain ?

Après avoir quitté cette zone désertique, nous rejoindrons la vallée du Draa avec ses vieux villages en pisé et profiterons des couleurs matinales sur le djebel Azlag en nous dirigeant vers Zagora.

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