Ouarzazate-Taliouine

iti 03-099 mars 2020, 171 km
Au programme :

Direction Taliouine, la capitale du safran. En cours de route, à Tazenakht, visite possible de coopératives de tapis berbères. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Encore une jolie journée, toujours fraîche le matin, environ 11° dehors, 14 dans le camping-car, on s’y fait, car il faut économiser le gaz que nous ne pourrons recharger  qu’à Marrakech. Sitôt levés, on met le pain à griller et il fait tout de suite bon. En journée, c’est autour de 24° selon l’altitude avec un léger vent et du grand soleil.

Nous vous avons laissés hier alors que nous étions en cours de soirée. Un joli dîner avec un spectacle folkorique de belle facture dont nous avons choisi de vous offrir quelques secondes en vidéo :

Alors ce matin donc, nous quittons Ouarzazate pour une étape de liaison qui nous conduit à Taliouine au pied du Haut Atlas.

Mais avant de prendre la route une petite question linguistique. Savez-vous ce que signifie ce mot :

DSC07642 stop

Non, ce n’est pas « luge deux places dont un borgne » ; on vous laisser réfléchir un peu, la réponse se trouve en fin de récit.

En route donc. Elle est aussi belle que d’habitude et nous ne nous lassons pas de ces grandes envolées, ces reliefs tourmentés, ces couleurs tortillées. De temps en temps un troupeau et le campement des bergers au loin, ou un piton qui semble troglodytique, un champ au vert profond, un âne et son maître, un marabout (mausolée), c’est à la fois toujours pareil et toujours différent.

Nous arrivons après déjeuner au point le plus intéressant de l’étape, Ifri, un tout petit village qui a conservé un agadir, grenier collectif, très intéressant. Le point GPS est précis, mais le grenier est un peu loin et invisible du parking. Nous partons tous les deux à l’aventure en direction du village. En passant entre deux maison, une petite voix nous dit « bonjour », nous répondons « bonjour » et demandons si nous sommes bien sur le bon chemin car ça n’a rien d’évident. « Oui, oui », nous dit Yacoub, « c’est par là », alors que Slimane se contente de sourire. Et voilà nos deux minos (nous apprendrons qu’ils ont 11 ans) bombardés guides. Nous nous faufilons entre les arbres et les murets en marchant sur les séparations des parcelles et des canaux d’irrigation. Yacoub est très bavard et curieux, son français n’est pas parfait, mais il nous confie qu’il adore ça, l’anglais aussi d’ailleurs ; il veut tout savoir de nous, nos enfants, leurs prénoms, notre région d’origine, il nous parle de ses études, de son envie de la France et du français, c’est très mignon et nous rions bien tous les 4. Arrivés au grenier, les deux guides amateurs n’ont pu avoir la clé ; qu’importe, de l’extérieur c’est déjà magnifique et ça vaut bien les piécettes, stylos, gateaux, dont nous les gratifions au retour avec visite du camping-car bien sûr ; quant à nous, nous avons déjà reçu de jolis bracelets tressés sur le tas avec « de l’herbe de safran ». Quel beau moment !

Il ne reste plus qu’à glisser jusqu’au camping où nous avons une vue à couper le soufle.

DSC07709

Alors pour la réponse à la question linguistique, finalement, on ne la donnera pas, mais peut-être que l’image suivante vous aidera à trouver. Oui, c’est comme chez nous !

DSC07642

Et demain ?

Dans l’Anti-Atlas, découvrons les paysages uniques de la région d’Igherm. Nous aborderons ensuite des routes de montagne et croiserons de nombreuses casbahs jusqu’à la capitale de la babouche.

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