Presque partis

Bonsoir.

Juste quelques mots avant d’aller me coucher, je vous raconterai cette journée mémorable plus tard (je n’ai pas dit demain). Je veux juste dire que tout le monde va bien dans le groupe et que « nos affaires » semblent avancer. Doucement.

Je vous copie ci dessous le texte d’une publication que je viens de faire sur Facebook. A demain, bises.

Ici, aux portes de Ceuta, l’enclave espagnole sur le territoire marocain, des centaines de camping cars, pour la plupart français, sont immobilisés dans l’attente d’un bateau qui puisse leur permettre de rentrer chez eux. Chaque jour un peu plus de campings marocains ferment à la demande du gouvernement en expulsant leurs hôtes qui n’ont d’autre choix que d’essayer de rentrer.
Pendant ce temps, en France, on se gargarise de flottes d’avions qui vont chercher les Français partout dans le monde. Nous, nous n’existons pas, alors que l’Espagne a l’obligation de permettre aux Européens de traverser son territoire.
Nous alons essayer de dormir sur ce bord de route et continuer à attendre demain, de toute façon nous ne pouvons rien faire d’autre.
N’exagérons rien, nous ne sommes pas si malheureux, nous avons des véhicules confortables et quelques réserves, mais il ne faudrait pas que ça dure, les tensions s’accumulent …
Merci de votre attention, vous pouvez partager ça si vous voulez.

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Repartis !

Décidément, je ne tiens pas mes engagements, j’avais dit que je ne ferais que quelques phrases informatives et puis voilà que je vous fais une page presque normale.

Mais d’abord, une mauvaise nouvelle. Je ne crois pas que ce soit le maudit Covid, mais le camescope a l’air très malade, pas de fièvre ni de toux, mais pas de lumière sur l’écran, rien, encéphalogramme plat. Donc pas d’image ? Ben si, malins, on a des smartphones, eh, on est vieux, mais modernes. Plus de zoom, mais bon, c’est pas trop mal, on recadre après coup (on le faisait déjà avec le camescope parfois).

Donc, nous sommes partis. Ce matin, à 8h pile, la longue colonne de 18 camping-cars a franchi la porte du camping de Tiznit avec un petit serrement de coeur, on s’était habitués ici, on se sentait en sécurité, avec une impression de voler un peu la vie. Saut dans l’inconnu ! Auprès de mon arbre, je vivais heureux (Brassens). Espérons que la suite de la chanson (au premier degré) ne sera pas pertinente.

Pas de problème pour sortir de Tiznit, on a pu acheter du pain, faire le plein, et faire un sourire à un gentil policier qui nous demandait où on allait, et roule ma poule ! Jolis paysages, route presque déserte, quelques engins surprenants. Jusuqu’à Agadir, nous sommes à quelques kilomètres de la mer, le temps est beau, il y a quelques commerces ouverts et même un marché dans un des villages que nous traversons, alors qu’en principe le Maroc a durci son confinement ce matin (nous avons un imprimé du genre de celui que vous avez en France). En sortant de la périphérie d’Agadir (vaguement aperçue au loin) nous passons devant le CrocoPark, tristement fermé, avant de prendre l’autoroute.

Puis le paysage s’élève et nous arrivons rapidement au delà de 1000 m, mais le temps s’est considérablement dégradé et nous traversons même pendant un bon quart d’heure une zone modérément, mais fermement pluvieuse où la température est tombée à moins de 9° (pas de photo de pluie, c’est interdit sur ce voyage !). Puis nous descendons dans la grande plaine de Marrakech.

A l’arrivée au camping, nous apprécions les innombrables bougainvillées, et la carriole du marchand de fruits et légumes tombe à pic. Ouf, pour aujourd’hui c’est fini, il est presque 14h, nous allons manger (je veux dire 14h quand on arrive, là, à la rédaction, il est presque 18h !).

Et demain ?

Aucune idée. Enfin si, en principe, on remonte au plus près de Ceuta pour aller voir s’il y a des gros bateaux ensuite. Ou on reste là un jour, ou plus, on verra.

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Tiznit toujours ?

Oui, je sais, j’avais dit que je le ferais ce matin. Mais bon, c’est maintenant.

Longtemps je me suis couché de bonne heure (Marcel Proust). Mais pas levé bien tôt pour autant, enfin pas hier, ni ce matin d’ailleurs. Restons en à hier. Il faut dire d’abord qu’il avait plu assez fortement une grosse partie de la soirée, puis encore un peu vers 6h. La matinée, après une petite séance bricolage sur la poubelle qui avait des idées séparatistes, a passé vite, très vite, de façon assez sportive : vidage des eaux usées au seau (5 tours d’une bonne centaine de mètres -aller- avec un seau de 10 litres – oui, plein seulement à l’aller -), puis remplissage du réservoir d’eau propre avec le jerrycan de 10 litres (4 tours de 80 mètres aller-retour, avec arrêt de 8mn à chaque tour pour remplir le jerrycan en le tenant suspendu à bout de bras).

Au bout de ça, il était (déjà ?) temps de manger. Nous avions décidé de manger ensemble puisque nous sommes constamment exposés au même risque de contamination (très faible au Maroc avec une cinquantaine de cas hier). Quelques bras vaillants avaient dressé les tables. De bonnes âmes avaient commandé des poulets rôtis, d’autres avaient fait cuire des pommes de terre, notre belge avait tenu à faire des sauces et notre chef pâtissier s’est remis aux crèpes. C’était royal !

Au point que Robert, en fin de repas déclencha un feu d’artifice de sa fabrication. L’événement, en plein confinement, méritait une vidéo que vous pouvez voir ci-dessous :

Après déjeuner, on aurait pu croire que nous allions succomber à la sieste. Que nenni ! Sans préavis ni échappatoire, le démon du jeu prit possession du groupe (enfin une grosse part). Deux foyers se déclenchèrent simultanément : un foyer de Chromino et un de Mölkki. Les batailles firent rage jusque vers 18h, moment où le Chef (chaouen !) décida très arbitraiement de faire une réunion pour nous dire à peu près qu’il n’y avait rien de nouveau (n’en croyez pas un mot, ce n’est pas son genre et il passe bien trop de moments difficiles pour que je lui jette la pierre autrement que pour le faire rire) ; le vent frisquet et quelques nuages menaçants repoussèrent donc chacun chez soi et de fait, il a un peu plu encore vers 22h. En résumé, personnellement, nous n’avons pas mis un pied en dehors du camping de toute la journée.

Ce matin, lever vers 8h30, déjeuner, quelques échanges sur l’incertitude de notre situation, les ragots divers sur l’état du monde et autres sympathiques rencontres entre amis, puis nous sommes partis « dehors ». C’est drôle le poids que prend ce mot, vous devez, pauvres confinés, le sentir mieux que moi. « Dehors », il y a 2 mois, ce n’était rien, c’était juste le contraire de « dedans » ; aujourd’hui, c’est un mot qu’on prononce à voix basse avec un frisson sur la colonne vertébrale … oui, je sais, je lis trop de dystopies et d’ailleurs pour sentir sur votre échine ce que peut être « dehors », je ne saurais trop vous conseiller la lecture de Metro 2033, un extraordinaire roman qui vous prend aux trippes et vous permettre, quand vous le poserez chaque soir sur la table de nuit, de vraiment apprécier la chaleur douce de votre literie. Une fois « dehors » donc, où tout était à notre grande suprise à peu près normal, juste un peu dépeuplé, nous avons fait un petit tour chez les marchands du coin, en arborant sur le bas de notre visage un peu du chèche que nous avions entouré autour de notre cou pour montrer que nous ne crachions pas nos virus sans un minimum d’entrave. Pour être sincère … certains marocains affublés de même (mais avec plus de naturel et donc d’élégance) nous ont regardés avec sérieux (mais pas facile d’analyser un regard quand on ne voit que les yeux), mais le marchand de légumes et fruits a éclaté de rire … moment de solitude … Nous avons fini la matinée  visage à l’air en faisant un tour sur une partie de la ville non explorée, un très joli parc, derrière notre parking, on aperçoit les bahuts au fond derrière le mur sur une photo.

 Nous sommes rentrés peu après midi. Le chef revint peu après d’une opération « bibine » (approvisionnement collectif en « jus de raisin » marocain) et actionna aussitôt sa trompette. La musique était la même que d’habitude, mais les paroles ont changé. Alors voilà, la nouvelle du jour, on rentre. Je vous fais ça court parce que c’est encore imprécis ou indécis, je vous fais grâce des motivations et des avis, ce n’est pas le lieu d’en parler.  Cette nouvelle ne nous a pas empêchés de dévorer un délicieux couscous que le chef nous avait commandé au spécialiste local. Merci Chef.

Donc demain nous allons coucher à Marrakech. Je dis bien coucher, car il n’y aura bien sûr pas de tourisme. En principe après-demain dimanche, nous remontons jusqu’à Martil pour tenter de passer le détroit de Gibraltar lundi ou mardi. Puis ce sera l’Espagne peut-être encore plus vite qu’à l’aller et si tout va bien dans une semaine maxi nous serons chez nous.

Je pense que vous comprendrez que dans les jours qui viennent, il n’y aura pas de blog détaillé, je n’ai pas dit pas de blog du tout, je m’efforcerai sauf disette de connexion de mettre au moins quelques phrases pour dire où nous en sommes et comment ça évolue. J’en reste là pour ce soir, j’ai encore des trucs à ranger.

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Tiznit encore.

Au programme :

Finalement, je ne vais pas continuer à vous infliger le programme que nous aurions dû suivre. Donc cette rubrique (et la carte qui allait avec) va disparaître.

Le récit de la journée :

Bonsoir. Encore une journée au Camping municipal de Tiznit. Il est 20h40 quand je vous écris et je viens de décider de ne pas vous raconter la journée ce soir. Elle a pourtant été assez sympa, mais justement j’ai envie de prendre le temps de faire ça bien, donc a priori demain matin. Ça vous va ?

Merci à ceux qui ont commencé à raconter leur vie confinée, continuez nombreux, c’est très sympa de partager ça avec vous.

Pour nous tout va au mieux, sauf la météo un peu fraîche (11-18°), mais ça va encore. Nous espérons qu’il en est de même pour vous tous.

Bonne soirée et à demain.

Et demain ?

Bon, cette rubrique aussi je vais la supprimer !

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Tiznit-Aourir, sans Aourir

18 mars 2020, 115 0 km
Au programme d’origine :

Nous aurons le loisir lors de cette étape de découvrir Agadir, la station balnéaire la plus célèbre du Maroc. Nuit en camping près d’un village réputé pour la vente de ses bananes.

Le récit de la journée :

A partir de là je suis face à un problème : est-ce que je garde les pages (amoureusement) préparées avant le départ où est-ce que je refais des pages plus proches de la réalité. Je ne sais pas, on va voir dans les jours qui viennent.

Donc nous sommes toujours à Tiznit. Le confinement s’installe. Le Maroc semble plus rapide dans sa réaction que la France. Avec 44 cas reconnus et 2 morts, il instaure des mesures presque aussi rigides qu’en France. Nous sommes donc pour le moment dans des conditions de probabilité de contamination largement meilleures qu’en France.

chècheConcernant l’ambiance, on constate des réactions nouvelles. Quelques marocain(e)s portent des masques, mais surtout beaucoup ont transformé le voile des femmes et le chèche des hommes en masques. Il semble bien qu’une (petite) part de la population ait la conviction que le virus vient de la France et que nous sommes les responsables de leur contamination ; ils referment voile ou chèche à notre passage, s’écartent de notre chemin, quelques ados sont plus négatifs et disent « Corona » en nous montrant. La très grande majorité et notamment tous les commerçants, restent très accueillants. Néanmoins, on nous a conseillé de suivre la mode quand nous sortons du camping pour ne pas donner l’impression que nous prenons ça avec trop de désinvolture.

Donc nous n’avons quasiment rien fait de la journée. Et bizarrement, ça nous fait quand même pas mal de choses à raconter. Après le lever, qui devient plus tardif chaque jour, dans un air à guère plus de 10° dehors (15 dans le camping-car), petit dèj, etc … nous voilà dehors vers 10h30, papotages divers, il paraît qu’on ne peut plus sortir du camping gardé par la police que un par un pour aller faire les courses ; finalement, ça n’est pas vrai ou ça n’a duré que 5 minutes. Pourtant je pars tout seul chercher du pain après avoir vidé la cassette (des WC pour les profanes) ; et des carottes et des tomates. Une fois que j’ai le pain, je ne me souviens plus ce qu’il faut en plus de carottes, ô vieillesse ennemie. Comme c’est loin, je rentre direct avec le pain. Nous repartons tous les deux au super marché. Au retour, il y a une réunion papotage, mais il faut que je reparte chercher les carottes et tomates. Lorsque je rentre, c’est déjà l’apéro (celui prévu ce soir, un anniversaire à fêter, ça n’attend pas, avancé à midi parce qu’il fait un peu froid le soir). Ce qui nous amène au déjeuner, donc à la sieste, donc à 15h30.

Passionnant non ? Mais pas d’image de tout ça, toutefois ne raccrochez pas, c’est mieux au paragraphe suivant.

Donc nous voici après la sieste. Nous décidons de partir en voir un peu plus de Tiznit. Reparlons un peu de cette ville. Elle est un peu à l’image de notre situation à cause de ses murs crénelés qui ne donnent qu’une vue très partielle de ce qui nous entoure. L’ensemble est pourtant assez joli, soigné. Bien entendu, autour des murs, la ville est plus moderne, très comparable aux villes de chez nous. C’est juste là après la porte que se situe le camping municipal dont on aperçoit la porte bleue, hier ouverte. La piscine n’est pas ouverte, mais ce camping est quand même un endroit raisonnablement agréable et fonctionnel dans notre situation.

Alors nous avons voulu aller voir la source bleue. Ouahou ! C’est en ville, plus loin que l’école, à côté de la grande mosquée Lalla Tzinit, pécheresse repentie (les perches qui la hérissent sont là pour que les âmes des trépassés puissent s’y reposer dit le Guide Vert). En y allant, nous avons été interceptés par un jeune homme local, qui de son vélo, nous a tenu la conversation gentiment, énumérant les départements français, lesvilles autour de Poitiers, etc … Puis il nous a montré sa source bleue qui est verte, puis le « coin de berbères » atelier/vente de bijoux en argent où nous faisons quelques emplettes (sur lesquelles il aura peut-être son petit pourcentage) ainsi qu’à la patisserie voisine (vivement demain matin). En repartant, nous sommes tombés sur un groupe de nos copains, donc nous leur avons fait voir la source, puis nous sommes revenus à la patisserie (ceux dans la boite, c’était hier), puis au magasin de bijoux. « Etonnant non ? » (Pierre Desproges)

Retour, réunion consacrée à imaginer quelques activités pour les jours suivants (à suivre !), dîner (non, pas d’apéro), et la soirée, avec vous, voilà. Alors vous aussi, vous avez sûrement des journées passionnantes, il y a ci-dessous une zone de commentaires, racontez nous, ça nous amusera sûrement, et vous aussi, vous verrez !

Et demain ?

Par la route des arganiers, nous remonterons en direction d’Essaouira et nous retrouverons tout le groupe pour découvrir une coopérative d’huile d’argan.

Ce ne sera sans doute pas ça, mais une nouvelle journée à Tiznit.

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Tiznit

iti 03-1717 mars 2020, 0 km
Au programme :

C’est à Tiznit que l’on trouve de vrais spécialistes pour équiper, décorer, aménager votre camping-car. La ville regorge également d’une multitude de curiosités. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Alors je viens d’effacer le petit texte orange qui dit que nous n’avons pas pu mettre à jour. Parce que ce ne serait pas vrai de dire ça.

Pour autant, je n’ai pas grand chose à vous dire ou plutôt à vous montrer, car il ne s’est quasiment rien passé aujourd’hui. Nous sommes nous aussi confinés. Pas trop sévèrement. Nous pouvons encore sortir du camping à pied comme nous voulons. Et comme nous sommes dans le centre, trouver des magasins ouverts, … Enfin c’était aujourd’hui, demain … on verra.

Nous sommes donc revenus au marché, acheté un joli merluchon pour 2€60, un gros steak pour 3€5, 300g de fraises, 2 avocats, 1kg d’oranges, 4 poires, et 2 pommes pour 2€70 (le tout). Plus un pain (petit) pour 1,2dh soit 0,13€.

Cet après midi, nous sommes allés dans une jolie pâtisserie où nous avons acheté quelques petits fours aux amandes. Bref, nous n’allons pas maigrir tout de suite.

Le reste de la journée a été consacré à cuisiner, manger, faire la sieste, mais surtout à papoter avec les autres membres du groupe, de tout et de rien, mais aussi bien sûr de notre avenir dont nous n’avons toujours aucune idée, je dirais même aucune idée de quand en aurons nous une idée.

A part ça tout va bien, il y a deux ou trois photos à vous faire voir, mais je vais attendre demain, je n’ai pas le courage de sortir le pc (j’écris sur le smartphone).

Allez, faites attention à vous, comme nous le faisons pour nous, soyez tranquilles.

Et demain ?

Statut quo, Tiznit, sauf si ça change.

Nous n’aurons pas le loisir lors de cette étape de découvrir Agadir, la station balnéaire la plus célèbre du Maroc et un village réputé pour la vente de ses bananes.

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Aglou Plage-Tiznit

iti 03-1616 mars 2020, 61 km
Au programme :

Etape très courte pour rejoindre Tiznit et son fameux souk des bijoutiers. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Petite journée annoncions-nous hier. Alors que dire aujourd’hui ? Toute petite ? Mais que dirons nous demain ? Il n’y a pas de grande ou petite journée, chaque jour est selon les goûts de chacun un jour de moins à  vivre ou un jour de plus rempli au mieux, un hommage rendu à la vie au mépris des difficultés rencontrées. Et ce temps en est prodigue des difficultés. Quoique. Soyons un peu décents et relisons l’histoire. Que pèseront dans l’histoire du monde nos petites semaines confinées face à l’assassinat d’un archi-duc en 14 ou la violation d’une frontière en 39 ? Alors aujourd’hui nous avons profité de ce qui était bon en essayant d’oublier ce qui pourrait ne plus l’être. Prudents et responsables bien sûr, mais cigales plus que fourmis quand même, et sans complexe !

Nous avons d’abord refusé la route droite pour prendre la traverse, c’est dire ! A la sortie de Aglou, une toute petite route conduit à la criée. Il y a là un très joli parking bien pratique pour de gros véhicules et même si la criée est aujourd’hui fermée, on peut descendre sur la plage pour voir de près ces maisons troglodytes que nous n’avons pas atteintes à pied hier. D’abord on voit les barques, on est étonnés qu’elles soient remontées si haut. Puis on descend, et on regarde les maisons. Ce n’est pas du tourisme trois étoiles, ça n’a rien de merveilleusement beau ; c’est là, c’est vrai, et ça nous suffit. En partant, nous remarquons qu’un gros poisson, un dauphin peut-être, s’est échoué sur la plage où trois tout petits chiens rodent autour de sa dépouille en se demandant désespérément comment s’affranchir de la dure enveloppe de la peau … La lutte pour la vie est décidément un dur combat.

Nous arrivons à Tiznit, un très grand camping à l’intérieur de la grande ville. Dans l’après-midi, nous allons découvir la ville. Il ne s’agit pas non plus de tourisme ; nous sommes là peut-être pour plus de jours que prévu, alors on apprend ; ici le pain, là le change, plus loin le marché au poisson, ailleurs des souvenirs, des babouches, des bijoux, des fringues, de l’électronique, de la sellerie, … Ok, c’est noté, il y a beaucoup de monde, tout fonctionne, on rentre au camping, le groupe se serre, la vie continue, dans la bonne humeur, sans trop se poser de questions, ici la vie est bien plus statistiquement sûre qu’en France, il fait beau, on s’aime bien, alors pourquoi tout n’irait bas bien ?

Et demain ?

C’est à Tiznit que l’on trouve de vrais spécialistes pour équiper, décorer, aménager notre camping-car. La ville regorge également d’une multitude de curiosités.

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Mirleft-Aglou Plage

iti 03-1515 mars 2020, 106 km
Au programme :

Par une route longeant la mer, nous rejoindrons une station balnéaire. Au cours de cette journée nous pourrons, à notre guise, aller flâner sur la promenade aménagée en bord de mer et découvrir des grottes où séjournent les pécheurs. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

Alors aujourd’hui, c’est une petite journée, mais elle a tout d’une grande comme disent les publicitaires. D’abord, nous nous sommes levés quand nous avons voulu, ce qui est un luxe rare. Ensuite, nous sommes partis quand nous avons été prêts, ce qui impensable la plupart du temps pour nous qui sommes tardifs et lents le matin (et pas très rapides ni précoces le soir). C’est vrai qu’il y avait peu de kilomètres à faire, et nous les avons faits, oui, oui, sans faiblesse et sans stress, et grâce à nos efforts, je vous le dis clairement, nous avons presque réussi à être arrivés avant d’être partis. Bon, j’arrête avec ce style, je sens que les commentaires des élections municipales, que j’écoute d’une oreille en écrivant, sont en train de m’influencer.

En fait, la route serpentait sur moins de 50 km, constamment près de l’océan un peu agité, et donnait quelques aperçus séduisants sur des plages souvent équipées de logements d’un style assez douteux, sans compter les projets manifestement abandonnés. Nous avons remarqué sur le trajet 3 panneaux « Camping » avec la mention « ici, bientôt » … Ceci dit, les braves moutons continuent à se suivre tranquillement dans les oasis, et je sens que je vais m’endormir …

Nous sommes finalement arrivés sans encombre à Aglou, et après le déjeuner et une petite sieste, pas vraiment méritée, mais bienvenue quand même, nous sommes partis tous les deux dans un temps assez frais pour descendre jusqu’à la mer, puis, par la plage, aller voir d’un peu plus près les pécheurs sur les rochers et les maisons plus ou moins troglodytes où ils semblent vivre. Votre rédacteur préféré a même mis les pieds dans l’eau avant de mettre la main à la pâte !

Quant à notre situation, elle est stationnaire, donc nous bougeons encore demain (je sais pas si c’est clair ça …). Ce qui n’a pas empêché notre compagnon Gérard de ressortir ses galons de meilleur ouvrier de France (pâtisserie) pour nous confectionner une belle tournée de crêpes (fourrées à la crême pâtissière !), ce qui a provoqué le déclenchement d’un apéro sauvage, c’est dire si notre moral est bas.

Quant à ces féroces soldats, ils font rien qu’à mugir dans nos campagnes (Pierre Desproges).

Et demain ?

Etape très courte pour rejoindre Tiznit et son fameux souk des bijoutiers.

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Amtoudi-Mirleft

iti 03-1414 mars 2020, 132 km
Au programme :

Par des routes désertiques, nous traversons Guelmin Wilaya de la région, puis nous pourrons nous arrêter à Sidi Ifni pour découvrir son marché aux poissons. Nuit en camping en bord de mer.

Le récit de la journée :

Bonjour ! Est-ce que vous sentez cette odeur ? Est-ce que vous entendez ce bruit ? Non, ce n’est pas l’odeur de la solution hydroalcoolisée, ce n’est pas pas le bruit feutré d’un cabinet médical, rien de tout ça bande de monomaniaques ! C’est l’odeur de l’océan, ce parfum indéfinissable, qui nous fait dire qu’on est là et que c’est bien. C’est le bruit de l’océan, si fort, si tonique, si puissant qui nous fait dire que rien ne lui résistera et que nous allons bien dormir.

Mais qui parle de dormir, nous sommes à peine revéillés. Il n’est guère plus de 7h, et on sent bien dans nos os et nos muscles que les folies de la veille ont fait le nécessaire pour nous rappeler que nous n’avons plus 20 ans. Mais nous prenons tout de même la route peu après 9h pour aller voir plus loin, le but c’est toujours le chemin. Le chef a dit « n’écoutez pas votre GPS, écoutez moi, moi » ; alors on a pris à gauche pour éviter le passage par Bouizakhane et aller vers Fask. Pourquoi pas ? La route n’est pas pire qu’avant hier et bien moins passagère, on se balance tranquillement par Fask, qui sera le point le plus Sud de notre voyage, jusqu’à Guelmim où nous retrouvons une bonne partie de nos compagnons devant l’hypermarché « Marjane » où nous reconstituons quelques stocks essentiellement alimentaires.

Mais Guelmim est une grosse ville où a lieu aujourd’hui un grand souk avec marché aux dromadaires. C’est toujours un plaisir de retrouver cette foule heureuse et suractive en train d’échanger tout et n’importe quoi.

Nous repartons à l’ouest sur une route « à l’occidentale » qui n’en finit plus de descendre vers la mer. Les figuiers de barbarie sont ici clairement plantés et les écoles toujours aussi colorées. Nous arrivons vers 13h au bord de l’océan et à 13h20 nous sommes à Legzira pour déjeuner (sous le coup de la faim, on a oublié le marché au poisson). La vue est à couper le souffle et quand on s’approche on découvre d’abord la plage tout en bas, et une fois là bas, l’arche, stupéfiante. A pied, en quad ou en dromadaire (nous ce fut à pied, merci à Christian, Geneviève, Gérard et Maryvonne de nous avoir permis d’insérer leurs portraits, avec un salut amical à leurs familles qui nous suivent), les touristes vont voir cette bizarre perforation d’un bizarre « rocher », c’est très beau, le sable est chaud et l’eau pas trop froide.

Nous arrivons à la destination toute proche peu après 16h. Le chef avait bien dit que c’est un très beau camping et qu’on y mange fort et bon …

Mais il est tard, Monsieur, il faut que je rentre chez moi (Jacques Brel, Ces gens là).

Et demain ?

Par une route longeant la mer, nous rejoindrons une station balnéaire. Au cours de cette journée nous pourrons, à notre guise, aller flâner sur la promenade aménagée en bord de mer et découvrir des grottes où séjournent les pécheurs.

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Amtoudi

iti 03-1313 mars 2020, 0 km
Au programme :

Découverte au cours de cette journée del’Agadir d’Id Aïssa et de sa palmeraie. Nuit en camping.

Le récit de la journée :

0 km qu’ils disaient, ben mes pôvs enfants, c’était 0km au volant, oui, c’est vrai, mais mes pauvres pieds pourraient vous dire qu’ils en ont fait eux … je sais pas bien, disons 5h et n’en parlons plus. Et pas en plat sur de l’herbe à chochotte du foot. Enfin vous allez voir ça, c’est du lourd !

Il était donc 9h à peine quand Abdulaï, notre guide du jour, a démarré. Mauvaise impression dès le début, il n’était pas en babouches, mais en tennis, alors on s’est dit « Aïe, ça va faire mal ». Effectivement, après quelques dizaines de mètres à plat sur les galets, nous avons attaqué le flanc de montagne assez franchement, direction l’agadir d’Id Aïssa comme promis. La montée est raide, mais nous sommes à l’ombre. Très vite nous avons une jolie vue sur la vallée et le camping (ou présumé tel). Après un bon bout en faux plat, nous trouvons notre rythme et atteignons le seuil de l’agadir en moins de 40 minutes, nous sommes assez fiers de notre performance !

Nous entrons dans l’agadir. Nous apprenons qu’il a été commencé au XIème siècle. Chaque famille du village a dans l’agadir une pièce à elle qui est une sorte de coffre fort à nourriture. Il y a un gardien qui n’accepte pas l’entrée d’étrangers au village ni de groupes (autrefois). Les membres d’une famille n’ont pas le droit de voyager sans être accompagnés d’un membre d’une autre famille pour les empêcher de révéler aux étrangers les secrets de l’agadir …

Nous redescendons par l’autre côté, ça tire une peu les pattes, pour retrouver au fond de la vallée nos « petits marcheurs » et entamer avec eux la seconde partie du programme. Nous commençons par avancer dans l’oued avant d’entrer dans la palmeraie où nous  bénéficions d’une ombre bienvenue car la journée avance et la température monte. Nous découvrons un peu plus loin un autre agadir ; y monter ? Euh … joker ?

Après une pause pique nique, nous reprenons l’ascension de la vallée pour aller à la cascade et son bassin où certains font une baignade gourmande. Le paysage sauvage est extraordinaire et nous traînons un peu sous le poids des concrétions diverses avant de prendre la route du retour.

A 18h30, la traditionnelle réunion d’information nous informe de l’itinéraire de demain, mais aussi du fait que nous commes confinés au Maroc par le Covid19, toutes les liaisons maritimes avec la France ou l’Espagne étant suspendues. Bon, on va continuer à se balader alors !!!

Et demain ?

Par des routes désertiques, nous traversons Guelmin Wilaya de la région, puis nous pourrons nous arrêter à Sidi Ifni pour découvrir son marché aux poissons.

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