Kashgar 0km

12-0812 août 2018, au programme :

Visite de Kashgar, du vieux quartier en bus privé. Notre dernière visite et dernière nuit en Chine …

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 17390 km

Le récit de la journée :

Quelle horreur, tout ce temps sans vous parler, et en plus on a menti, hier soir on aurait eu la possibilité technique, mais nous avons eu autre chose à faire, rien que de très honorable, mais bon.

Essayons de rattraper le temps perdu : d’abord prévenir : demain, nous quittons la Chine pour le Kirghisistan. Jusqu’à notre prochaine entrée en Russie, dans presque 3 semaines, nous n’aurons sans doute plus de carte SIM locale et serons donc tributaires des Wifi locaux, nous espérons pouvoir vous tenir au courant assez régulièrement, merci de votre compréhension. Et on va commencer par faire vite ce soir.

Nous vous avons laissé le 9 après notre arrêt au lac Bosten. La journée  a commencé, après le ballet des hirondelles par la visite, sous le regard amusé (peut-être) de quelques chameaux, d’une exploitation viticole. Nous sommes à 1200m, il fait très chaud l’été (35-45), mais aussi très froid l’hiver (-15), donc les vignes sont irriguées (goutte à goutte) l’été, mais, plus surprenant pour nous, enterrées l’hiver. On obtient des vins très honorables, mais assez chers (20€ pour un Cabernet Sauvignon passé en fut de chène) quand même.

Le reste de la journée se fera comme les jours qui viennent avec à droite les Monts Célestes et à gauche le désert du Taklamakan. Paysage contrasté quoiqu’un peu monotone où les eaux des hauts sommets rarement visibles (>5000m) viennent sauver les oasis du fond de vallée. Un poste électrique voisine avec un cimetière, puis la ville s’annonce avec ses tours une fois de plus démesurées. Sur le parking bétonné, un peu d’entretien (gicleur gaz de frigo encrassé) par 35°, merci Jean Yves, et le ballet quotidien des visites avant le dîner sur l’incontournable nappe à carreaux, mais pour une fois, dehors, fait chauuuuud !

Le 10, nous enchaînons vers Aksu. Mais auparavant (chinois !) nous faisons un crochet par les grottes de Kirzil. C’est d’abord une route merveilleuse, un de ces fonds de vallée que les autoroutes nous font le plus souvent éviter ; nous nous délectons de camaïeux de beige qui jouent avec l’oeil du touriste en changeant d’une seconde à l’autre grâce aux quelques nuages semés dans le ciel.

Les grottes bouddhistes elle-mêmes sont intéressantes avec le long commentaire qui nous  est fait, je vous renvoie aux experts habituels.

La police chinoise nous imposera le retour par le même chemin, qu’importe, le soleil a tourné, tout est différent. A Aksu, c’est un bel hôtel d’état qui nous accueille, nous devons coucher dans l’hôtel, vu la qualité, on ne va pas se plaindre.

Le 11, nous repartons d’Aksu pour notre dernière vraie étape. Même motif, même punition, la guerre entre le désert et les oasis avec les hautes montagnes, peu perceptibles pour cause de nébulosité de chaleur, comme arbitres. Nous arrivons à notre dernière ville, Kachgar, 300 000 habitants, carrefour du monde, on expliquera plus tard. Nous sommes éblouis une dernière fois par la magnificence de ces entrées de villes chinoises, voies extra larges, décor végétal magnifique et très entretenu, lampadaires somptueux, un régal !

Et aujourd’hui, le 12, une grosse journée de visite à Kachgar. Elle commence par Le tombeau d’Abakh Khoja

Puis nous allons voir le marché aux bestiaux, car c’est dimanche, âmes sensibles passez au suivant

Après un détour chez un fabricant de tapis, très beaux, très chers, nous allons manger dans un resto typique.

Le ventre plein, nous nous lançons à l’assaut du Bazar, quelle foule, mais partout le petit QRCode qui remplace ici la carte de crédit, on sort son smartphone et hop, c’est payé, un métro d’avance … !

Il nous reste à visiter la grande mosquée avant de rentrer à l’hôtel, ouf !

Et demain, passage frontière Chine / Kirghizstan. Nuit en bivouac.

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Aksu – Kashgar 460km

11-0811 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Aksu à Kashgar.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 17390 km

 

Le récit de la journée :

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Et demain, visite de Kashgar, du vieux quartier en bus privé. Notre dernière visite et dernière nuit en Chine …

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Kuqa – Aksu 290km

10-0810 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Kuqa  à Aksu.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 16930 km

 

Le récit de la journée :

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Et demain, étape de liaison de Aksu à Kashgar. 460 km

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Lac Bosten – Kuqa 350km

9-089 août 2018, au programme :

Etape de liaison du Lac Bosten à Kuqa.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 16640 km

 

Le récit de la journée :

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Et demain, étape de liaison de Kuqa  à Aksu.

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Turpan – Lac Bosten 330km

8-088 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Turpan au Lac Bosten.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 16290 km

 

Le récit de la journée :

Bonjour, ou bonsoir … Nous sommes bien au bord du lac Bosten et tout va bien, il fait moins chaud, l’étape était courte, mais belle et nous avons pu profiter du lac un long moment de l’après-midi, ouf !

Mais hier soir après vous avoir lâchés, nous sommes allé faire un tour au marché et nous avons fait quelques achats (chuuut !). Ce fut l’occasion de faire aussi quelques photos de vie quotidienne. Bonne occasion de parler des deux roues (ou 3 !) ; il reste très peu de vélo, appartenant surtout à des jeunes sportifs et sans doute assez « modernes » ; le peuple lui, pratique le 2 roues motorisé, seul, mais le plus souvent accompagné. Papa au guidon, l’aîné debout entre lui et le guidon,maman derrière à califourchon (parfois en amazone, mais alors sans gamins), souvent avec le petit dernier dans les bras, le cadet occupant l’extrême arrière, installé de dos contre maman, et regardant donc vers l’arrière, sacré équipage, bien entendu sans aucun casque, ni protection d’aucune sorte. Mais on roule très prudemment, doucement, dans n’importe quel sens, avec un régime de priorité auquel nous n’avons toujours rien compris. Pour les 3 roues, c’est pareil, en pire.

La grande nouveauté par rapport à 2010, c’est que quasiment tous ces 2 ou 3 roues sont électriques et circulent sans bruit ni odeur, ce qui est bien agréable.

La cour de l’hôtel que nous occupons accueille quelques protoypes camouflés de marques chinoises, et une équipe de techniciens sembe-t-il très pointue ; ils sont eux aussi tous électriques, c’est le grand boom ici.

Alors pour produire toute cette électricité, on utilise tous les moyens ; nous avons croisé des centrales à charbon qui ne rejetaient absolument rien de visible, un peu de vapeur d’eau, c’est tout. Mais nous avons aussi vu d’énormes parcs solaires et, notament aujourd’hui, d’immenses forêts d’éoliennes.

Nous sommes donc sortis de la dépression de Turpan, remontés dans les éoliennes vers 1500, puis à 1000m au lac. Il a fallu pour celà, remonter une très longue vallée qui nous a une fois de plus ravis de ses paysages incroyables, nous espérons que les photos rendent un peu de tout ça. Note : le camion au capot ouvert est photographié roulant, pas vite, mais roulant !

Puis ce fut la plage, le briefing, avec séance de photo quasi quotidienne à destination de nos amis policiers ; nous vivons dans un système de sécurité où notre état d’urgence ferait penser à une gendarmerie de campagne, mais tout va bien, on s’habitue.

Et demain, étape de liaison du Lac Bosten à Kuqa. 350 km

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Turpan 0km

7-087 août 2018, au programme :

Journée de visite à Turpan.  Ruines de Jiaohe, vallée du raisin et minaret Imin.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 15960 km

 

Le récit de la journée :

Ce ne fut pas le souci de connexion qui nous a empêchés de faire le blog hier soir, mais une grosse envie de rien du tout, grosse fatigue, grosse lassitude devant le travail à faire et les conditions d’icelui : 42°C dur, dur d’être courageux. Je ne pensais qu’à noyer mon extérieur et mon intérieur de liquides propres à en abaisser le température. Non, ne vous inquitétez pas, je ne suis pas malade, c’est la météo qui est trop belle. Je sais, ça ne vous surprend que modérément vu les températures actuelles en France ; ça ne surpend personne ici, c’est la température « normale » à cette saison.

Donc vite fait avant que je prenne feu, la journée d’hier : normale ou presque, 400 km d’autoroute en CC climatisé, quelques arrêts sur la route et en arrivant, le regret d’avoir été trop vite. D’abord parce qu’on était bien au frais derrière le volant, et puis le paysage, mes amis, je n’en dis pas plus, allez voir les photos, les miennes, celles des autres, celles des pros, c’est assez ahurissant. Pour l’info, altitude passé de 1500 à -36.

Il faisait encore 31° dans notre « chambre ce matin, mais nous avons néanmoins plutôt bien dormi, il faut dire que Anne avait un peu triché, moi un peu « apéroté » sasns doute et puis aussi profité de la piscine, parce qu’ici, nous avons une piscine, d’ailleurs je vous finis ça et j’y vais. Piscine couverte bien sûr (on ne supporterait pas la tête émergeant de l’eau en plein soleil, plus évaporation etc …). Et puis douche avant dodo : une première, il faut faire unpeu couler l’eau avant, sinon l’eau (froide) est trop chaude !

Donc aujourd’hui, départ 8h30, ruines de Jiaohe, Karez, Mosquée, voyez Wiki, fait trop chaud : photos.

Et demain, étape de liaison de Turpan au Lac Bosten. 330 km

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Hami – Turpan 400km

6-086 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Hami à Turpan (ou Tourfan ou Tulufan, selon la langue). Nous sommes ici en pays Ouigour.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 15960 km

 

Le récit de la journée :

Si cette rubrique est vide, c’est que nous n’avons pas pu enregistrer le récit et que cette page planifiée a été publiée automatiquement. Notre journal paraîtra dès que nous aurons le temps de le faire et une connexion suffisante. Merci de votre compréhension.

Et demain, journée de visite à Turpan.  Ruines de Jiaohe, vallée du raisin et minaret Imin.

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Dunhuang – Hami 405km

5-085 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Dunhuang à Hami.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 15560 km

 

Le récit de la journée :

Une journée en descente ; enfin, d’abord, on est remontés à 1850m, et finalement on arrive à 735m ; et c’est bizarre, quand l’altitude descend, la température monte, peut-être pour compenser … ? donc 28° à 22h dans notre chambrette … 400 km d’autoroute facile, en presque très bon état, pour une grosse centaine de Yuan (15-20€) de péage comme chaque jour et le fuel à un peu moins d’un Euro.

Bon quittons les chiffres. Nous partons de Dunhuang/Mogao, plein terroir de vignoble, il y a eu des tests très satisfaisants hier soir, et demain ça continue. Oui, il y a aussi des melons, entiers ou séchés au soleil, c’est très bon, et puis de séoliennes aussi, plus indigestes, mais tellement nombreuses sur tous les horizons. La route dans le désert avec ses infinies nuances entre rose et ocre et parfois gris presque noir, est une merveille. Mais nous avons eu de la chance, parce que Philippe nous a annoncé hier soir que des pluies torrentielles avaient coupé route et autoroute dans le désert ; d’après ce que nous avons vu, nous avons eu un timing de rêve parce que tout était ouvert, mais les restes des masses de sable ayant envahi l’autoroute ne laissent aucune ambiguïtés, il n’a pas dû faire bon être là au mauvais moment, il y a …  24h ? 48 h ? pas plus, on parle de plusieurs morts !

Nous arrivons à destination peu avant 17h, mlgré la signalétique qui ne comprends plus de carcatères « latins », merci Mr GPS ; briefing, anniversaire, apéro, on revient aux vraies valeurs du groupe. On parle pas mal de sécurité, elle est visible, palpable, assez bon enfant, mais quand même et on se soumet gentiment aux fréquents contrôles, toujours faits avec le sourire, on sourit aussi de voir notre prénom enregistré à la place du nom, peu importe, le plus dangereux que nous transportons c’est quelques caractères un peu forts, uniquement menaçants (et encore, pour quelques secondes ou quelques mots) pour leurs conjoint(e)s ; sur le PPI, il flotte souvent un vent de divorce, du genre raccommodé dès avant l’oreiller, fait trop chaud …

Bonne nouvelle, on a perdu la 4G, mais on a toujours de la 3G, pourvu que ça dure !

Et demain, étape de liaison de Hami à Turpan . 400 km

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Dunhuang 0km

4-084 août 2018, au programme :

Journée de repos à Dunhuang. Visite des grottes de Mogao. Nul doute qu’un peu de repos sera apprécié après plus de 2000 km en 7 jours …

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 15155 km

Le récit de la journée :

Euh … journée de repos, on sait ce que ça veut dire : lever 6h pour être prêts à 7h30. Il fait un temps maussade en ce matin qui se lève péniblement.

DSC02550On admire l’installation temporaire qui a été  faite ici comme souvent pour que nous puissions alimenter nos camping-cars en énergie électrique ; oui, je suis d’accord, je le dis fréquemment sur les réseaux sociaux, ça ne sert pas à grand chose, on roule presque tous les jours, on doit avoir assez de « jus » pour une nuit. Oui. Sauf que … un autre sujet se pose, c’est le frigo. Pour les profanes, nous avons (sans doute) tous des frigos « trimixtes », c’est à dire capables de s’alimenter (en général automatiquement) en 220V, en12 V (en roulant), ou sur le gaz. Donc à l’arrêt, ils passent au gaz et la taille de nos bouteilles est fort limitée, l’achat de bouteille hors de France impossible, la recharge impossible en Chine ; donc pour la plupart d’entre nous, finir la Chine avec du gaz dans la bouteille est un souci, d’où l’appétit électrique, voilà, surtout que des jours très très chauds nous attendent !

Et à 7h30 nous partons en covoiturage vers le site de Mogao ; c’est à une trentaine de kilomètres et en 2010, nous sommes allés nous garer là-bas pour visiter. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil ; à 10 km, on stationne, on prend les billets, on assiste à des projections vidéo, sur écran géant style Futuroscope, qui expliquent le pourquoi du comment, puis on prend des navettes-bus pour faire les 20km qui restent et visiter les grottes. Autre nouveauté, une fois dans les bus, il pleut, et nous sommes en tee-shirt ou chemisette, pas top ! A part ça, disons quand même que la visite est magnifique avec guide francophone et petits appareils audio pour bien l’entendre, super. Le reste est sur le net, je vais pas vous raconter les bouddhas, je sais pas faire. La qualité des images intérieures est pas terrible, d’abord il n’y a pas de lumière et puis c’est pas bien autorisé …

Retour un peu humides vers 13h30, déjeuner au camion, sieste, courses (super super marché à 200m du parking) et en fin d’aprem, la banque qui a sponsorisé hier remet ça pour sa succursale locale pour une belle initiative : la leçon de ravioles ; moment sympa qui se termine par une distribution de ravioles à chacun. Merci, c’était très bien. Briefing, dîner, blog je me dépêche de finir, il y a un marché nocturne.

Finalement, il me reste quelques minutes après le tour au marché, plus de 22h, tous les commerces étaient ouverts aux abords, pour le reste voici quelques images, en vrac et sans commentaire.

Et demain, étape de liaison de Dunhuang à Hami. 405 km, et des liaisons de plus en plus difficiles? merci de votre compréhension.

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Jiuquan – Dunhuang 400km

3-083 août 2018, au programme :

Etape de liaison de Jiayuguan à Dunhuang.

Distance parcourue ce soir depuis Paris : 15155 km

 

Le récit de la journée :

Chaude journée. Nous voilà partis dès 8h (lever 6h15) pour aller voir le début de la muraille à Jiayuguan. Non, nous ne savons toujours pas ce que c’est que le parc écologique, sauf que nous avons dormi dedans, ce qui devrait suffire à sa pieuse conservation non ?

Il y a encore ce matin une voiture de police pour nous ouvrir la route dans la traversée de Jiuquan et des policiers sifflant aux carrefours. En prime, nous avons un chinois dans le camping-car. Je n’ai pas retenu son nom, pardon, c’est le reponsable du tourisme de Jiuquan, qui comme d’autres responsables de la grandiose opération d’hier a eu envie de faire l’étape avec nous, on les a répartis dans les véhicules « officiels » ; il est très gentil, mais ne connait qu’une dizaines de mots d’anglais, ce qui ne permet pas une communcation riche, même avec l’aide des traducteurs automatiques des smartphones. Mais bon, il a beaucoup dormi, un peu téléphoné et surtout tenu à nous inviter à déjeuner à midi, petit resto ultra simple, mais délicieux, c’est encore pas aujourd’hui qu’on va maigrir !

Mais revenons au matin ; après une vingtaine de kilomètres, arrêt général à Jiayuguan pour voir l’extrémité ouest de la muraille ; mais là où en 2010, vers 18h, nous nous étions garés sur l’immense parking vide au pied du mur, pour visiter seuls le site, il faut nicher les 22 bahuts dans un trou de souris d’où le premier sortira en dernier et marcher assez loin pour pouvoir commencer à conquérir notre place au milieu des milliers de touristes chinois, ce qui donne une idée assez précise de la croissance du marché touristique en Chine, deux chiffres sûrement, et des gros ! Pensez, il y a même une zone fumeur en plein air, une première ici où on fume un peu partout (et surtout dans les toilettes publiques). Mais que ne ferait-on pas pour voir LA brique, celle qui est restée « en rab » quand on a fait la construction et qui a coûté la vie à l’architecte qui avait promis que pas une brique achetée serait inutilisée.

Nous reprenons vers 11h30 le parcours du « corridor ». Selon nos guides et l’histoire, nous sommes déjà sortis de la Chine historique pour entrer dans les « nouveaux territoires », mais je ne crois pas que les habitants de Dunhuang soient de cet avis, après demain, ce sera une autre histoire. Il faut bien dire que ça ressemble fort à un désert : une route, un autoroute, une voie ferrée, deux énormes lignes électriques, deux lignes montagneuses, tous les30 km, une tâche verte qu’on pourrait facilement baptiser oasis, l’altitude qui descend (1100), la température qui monte (28° à 22h) et puis quelque chose qui ressemble à rien, de la terre ou du sable, quelques herbes jaunes, quelques cailloux, quelques centrales à béton, et rien, c’est tout ; ah non, des éoliennes, à foison, et des panneaux solaires aussi. Nous arrivons rapidement à Dunhuang vers 17h, repos, papotages, rangements, jeux d’eau, briefing, apéro groupe improvisé le retour bien apprécié, dîner, blog, dodo, demain départ 7h30.

Et demain, journée de repos à Dunhuang. Enfin on vous dira si c’était du repos.

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