gardons le cap !

Après une belle nuit au camping (26€, mais tout vidé et rempli, lessivé, etc …), nous reprenons la route pour aller voir le Capo Caccia, une merveille ; nous n’irons pas tout à fait jusqu’au cap, trop de monde, parkings saturés, nous n’irons pas à la grotte de Neptune, 640 marches, pffft, dans une autre vie, quand on sera jeunes ! Mais nous y étions presque, c’était très beau, on vous laisse juges ! C’est un très bel endroit, tellement imprégné de la mer que même les rochers ont des arêtes !

Nous repartons, vers le Sud cette fois, traversée d’Alghero un peu pénible, puis nous prenons la route côtière, et c’est assez « wouahou » ! Une belle route, sur un terrain difficile, on fait attention, on s’arrête souvent. Vers 13h, un parking, une plage, baignade, déjeuner, la vie quoi. Et le spectacle continue jusqu’à Bosa.

Grâce au parking trouvé sur Park4Night (oui, je leur fais de la pub, et c’est cadeau), nous entrons très vite en ville à pied pour réaliser qu’une fête est en cours, mais sans bien voir quoi. Après un peu de balade en ville, nous montons au château (oui, encore !). Mais les remparts sont fermés, on prépare une cérémonie religieuse ; ça se précise. Nous redescendondon, pardon, redescendons donc, et après avoir croisé plusieurs « reposoirs » très fleuris, nous rencontrons enfin la procession qui semble être l’axe majeur de la journée ; costumes anciens, autorités religieuses et civiles, relique en promenade, harmonie municipale, cortège populaire, tout y est … Il ne nous reste plus qu’à rentrer avec encore quelques jolies couleurs.

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07-09-2019 : retour à la mer ….

Bonsoir,

Nous avons dormi hier soir dans un charmant village (Pozzomaggiore). Un joli parking, un point d’eau/vidange, à 300 m un (petit) supermarché, que demander de plus ? Du soleil ? il y en a aussi, avec quelques nuages pour décorer, parfaitement.

Après quelques moments utilitaires, nous prenons la route de Alghero, très jolie route en très bon état, pas très large, surtout dans les villages, et des vues à couper le souffle ; quelques instants difficiles plus loin, tartinés de bonne volonté et de joyeuse humeur, nous arrivons à Alghero ; nous avons choisi pour ce soir l’option camping pour des raisons pratiques.

Je zappe la sieste pour aller prendre un bain, avant de rejoindre l’arrêt du bus qui va nous conduire en ville. L’eau est très agréable et j’y reviendrai ce soir. Je vous dis ça pour meubler, le temps que le bus arrive ; annoncé à 40, il passera à cette heure précise, mais dans l’autre sens, il faudra attendre 20 mn de plus qu’il revienne, mais nous avons le temps.

Alghero est une jolie ville, agréable, bien décorée avec juste ce qu’il faut de tourisme pour donner une sensation de vie un peu intense … La balade en ville nous fait admirer les vestiges des tours et remparts de la ville, quelques belles églises, le théâtre, des ruelles colorées ; hors champ, un glacier nous régale et nous rentrons vers 18h par le même bus dont nous n’avons pas compris si le précédent est en retard ou le suivant en avance …

(ceci est une « galerie », cliquez pour voir chaque image entière)

Après le second passage par la plage promis, nous nous installons pour une soirée calme où l’on sent bien que demain sera sûrement un autre jour ; mais si !

 

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Sardaigne 2019 : toujours « romaniques »

Nous poursuivons aujourd’hui 6/09 l’exploration des trésors romans de la Sardaigne. Nous sommes assez étonnés dans l’intérieur de l’île de trouver des paysages assez verdoyants, qui alternent, il est vrai, avec d’autres très desséchés. Irrigation ? Oui, sans doute, mais pas sur les bas côtés quand même … Nous commençons nos visites, à Ardara par Santa Maria del Regno. L’alternance blanc-noir témoigne du terrain volcanique.

Nous continuons, à Ozieri, avec Sant’Antioco di Bisarcio, d’un dépouillement total au milieu d’un paysage qui n’est pas moins dépouillé. La route d’accès est juste assez large pour nos camping-cars, aussi repartons nous en continuant dans le même sens, avant de capituler, la route ne semblant mener nulle part ; retour un peu tendu, mais sans histoire, sur ce chemin où on ne pourraît même pas croiser un vélo …

Notre étape suivant est Borutta. San Pietro di Sorres est plus imposante que la précédente, perchée au dessus du village.

Nous finissons la journée à Torralba pour une visite très différente : le site « nuragique » Nuraghe Santu Antine est un ensemble architectural qu’on peut commodément étiquetter « chateau fort », sauf qu’il date de … 3500 ans. Murailles imposantes, avec couloirs et escaliers intérieurs, très impressionnant !

Voilà, c’est tout pour aujour’hui, à demain !

 

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Sardaigne 2019, Sassari et sa région

Bonsoir,

Nous avons passé une bonne nuit hier, sous les pins près de Marina Sorso où vous avez vu le coucher de soleil sur les pécheurs hier soir.

Dès l’aube +1/4 (lire « vers 10h ») nous avons pris la route pour la suite. Elle nous a d’abord conduit à Osilo, un très joli village perché à plus de 600m qui nous avait attiré … par son aire de vidange pour nos camping-cars ; belle balade, fonctionalité technique remplie, vidange et plein d’eau propre dans des lieux adaptés et gratuits, merci à la commune et à Park4Night.

Nous repartons pour Sassari ; les routes de montagnes sont très correctes et les paysages magnifiques. Stationner à Sassari est une autre question, mais la suggestion de Park4Night est bonne même si elle est un peu loin du centre. Nos GPS nous disent 21mn à pied pour le centre, on mange et on y va. Ce fut une longue, mais belle balade dans la vieille ville en passant par le Duomo San Nicola et quelques autres bâtiments tout à fait charmants.

Nous repartons vers 17h pour la Basilica della Santissima Trinita di Saccargia à une quinzaine de kilomètres ; jolie visite suivie d’un pot reconstituant à l’auberge voisine et finalement, nous restons là pour la nuit. A demain !

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Sardaigne 2019

Bonjour, nous revoilà !!!!

Oui, ce fut long, surtout pour nous, le temps de changer à nouveau de monture et ce n’est pas si simple que changer de chaussures. Adieu le joli petit Rapido 700FF, adieu le gros et vaillant Rapido I90 si gentiment prété par l’usine Rapido pour le PPI 2018, bonjour le Rapido 850F, oui, nous restons fidèles, mais comme toujours, il est tard et nous n’avons pas le temps de discuter de ça.

Et comme toujours, ça commence de façon un peu bizarre et maladroite, on ne se refait pas. Nous sommes partis dimanche 1er septembre de notre chez nous, vers 18h, on aurait préféré 16h, mais bien sûr on n’était pas prêts. Après 3 petites heures de route et une bonne nuit à Saint Ybard (merci mr le Maire pour cette belle aire et merci comme toujours à Park4Night), nous repartons à 8h45 direction chez fifille comme toujours sur la route du Sud. A midi pétantes, nous sommes à Rodez, arrêt à une de nos boulangeries préférées. En sortant d’icelle, je constate qu’un monsieur regarde l’arrière de mon beau camping-car tout neuf ; la raison est qu’en sortant du parking, il n’a pas regardé du bon côté et à tapé mon bas de caisse et ma porte de soute ; c’est à peine perceptible, mais son pare choc est un peu « ébouillé » comme on dit en Corrèze ; il sort son constat, on commence à remplir quand je m’aperçois que je n’ai pas ma carte verte, fouille, énervement, tension , rien à faire. Mais miracle, nous sommes à 150m de la délégation MAIF de Rodez, ou, sitôt le déjeuner avalé, une charmante demoiselle me refait illico et avec le sourire (et son imprimante uassi, soyons honnêtes) un nouveau document vert, merci au monsoeur maladroit de nous avoir permis de partir « en règle ». Yen a qui vont croire qu’on invente, surtout qu’il n’y a pas de photo, je le sens ! Bref, nous arrivons malgré tout chez fifille à l’heure prévue, bisous, dîner, dodo.

Nous repartons le lendemain de bonne heure (8h15 !) pour Toulon. Route/autoroute tranquille et sans histoire, d’autant que nous avons été informé d’un retard de l’heure de départ. Arrivés avant midi, nous déjeunons sur le port avant de nous rendre, en passant devant le Stade Maillol, au point d’embarquement. Il faudra attendre 16h45 (au lieu de 14h) pour qu’un sillage s’inscrive aux côtés du bateau. traversée tranquille et stable, dîner à bord, un peu cher, mais correct, arrivée à 0h45 à Porto Torres. Il est 1h30 passé quand nous arrétons nos moteurs sur un parking dont nous ne voyons pas grand chose, mais il nous tarde de dormir.

Le lendemain au réveil, c’est la catastrophe : nous avons manqué la déchetterie prévue !

Qu’importe, notre première journée nous attend, direction Porto Torres pour la visite de l’église San Gavino, un bel édifice roman.

Nous reprenons la route vers le nord pour visiter Castelsardo ; parking, pause déjeuner, visites diverses, glace, retour au parkinh, une journée bien remplie, d’autant que le parking étant très bruyant nus partons chercher ailleurs, rendez-vous demain pour savoir si c’était mieux !

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Et ça continue …

Non, ça ne finira pas ! D’abord parce que nous n’avons pas tout dit, et puis surtout parce qu’un voyage comme ça, au delà les km parcourus, des pays visités, des paysages admirés, c’est aussi des personnes rencontrées, les habitants visités bien sûr, mais sans doute surtout ceux avec qui nous avons vécu ces moments exceptionnels.

En tout cas, nous vous devons les derniers jours, les voici. Nous vous devons aussi 4 ou 5 jours du côté de la sortie de Chine, ils vont venir dans quelques jours, ne raccrochez pas. Il y aura sans doute aussi des bonus, notamment des vidéos, au fur et à mesure de leur (re)découverte.

12 septembre : deuxième jour de visite à Istambul, dernier jour « officiel » du voyage

C’est encore à 9h que nous prenons le car pour près de 2h. Le bus nous dépose au pont de Galata où nous avons déjeuné hier ; il ne s’agit plus de manger, mais d’embarquer sur un bateau privé qui va nous faire découvrir le Bosphore pendant près de 2h. Bosphore, diront certains, ce n’est pas un mot pour des enseignants ; celle-là, je préférais la dire que l’entendre, et toc, viens y donc pour voir ! Et comme je ne suis pas rancunier je vous en donne une autre que je dois tenir de mon passage en 3ème, il y a … joker : vous repérez trois personnes (des hommes c’est mieux), de préférence de votre connaissance, en train de parler ensemble en vous tournant le dos, et vous vous mettez à crier « Bosphore, Bosphore, Bosphore … » jusqu’à ce que l’un se retourne ; et là vous dites « je savais bien que c’était un des trois » (je vous laisse réfléchir là dessus ; un truc : ça marche aussi avec Gibraltar et quelques autres).

En tout cas, ce Bosphore, déjà parcouru en 2012 dans des conditions plus fraîches, est vraiment un lieu magique, regardez ça !

En sortant du bateau, nous avons fait un saut chez HazerBaba, une référence en matière d’épices, de loukoum et autres gourmandises ; puis nous sommes allé repérer la mosquée Sulemani le magnifique ; en fonction de l’heure de la prière, nous avons décidé d’aller manger dans un resto typique tout proche et de faire la visite ensuite.

Puis le bus nous a conduits place Taksim et nous avons passé une grosse heure à nous promener dans la célèbre rue Istiklal très très animée en ce mercredi après-midi, avant de terminer notre journée et officiellement notre voyage dans un très beau resto proche avec un repas délicieux arrosé de très bon vin et ouvert par l’inévitable Raki.

Le lendemain, ce furent les adieux, adoucis des promesses de se revoir. Certains partaient vers la Grèce, pour nous, ce fut la route de la Bulgarie, puis de la Serbie, deux frontières dans la même journée, 1h30 pour les 2, agréable changement, puis Zagreb, nous en parlions hier, aujourd’hui nous sommes en Italie, Aqui Terme pour être précis, 10h de route, près de 800 km d’autoroute, demain près de Sète, quelques heures en famille, lundi Poitiers sans doute, ouf !

A bientôt !

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Une fin sans fin …

Mais non, ce n’est pas fini ! Nous vous avons laissés à Ankara le 9.

10 septembre, Ankara Istanbul

C’est une bien jolie route, un peu longue, mais tellement facile. D’abord se dégager du modernisme de la capitale (ah oui, la grosse tâche qui revient souvent, c’est le souvenir cruel d’un méchant caillou, désolés).

On retrouve ensuite une belle campagne, quelques troupeaux.

Puis c’est à nouveau la ville, Istanbul et ses 18 millions d’habitants, sur des kilomètres d’abord en Asie, puis, après avoir traversé le Bosphore, sur la rive Européenne ; notre camping se trouve à 65 km du centre, sur la mer de Marmara. La soirée est largement consacrée à un dernier briefing et un apéro offert par l’organisation (ATO et FFCC).

le 11 septembre Istanbul, première journée

Nous partons en bus à une heure décente (9h) mais avec les bouchons, il faut presque 2h pour arriver en ville ; nous commençons par la visite de la place de l’hippodrome et de la mosquée Bleue qui est malheureusement en travaux.

Nous continuons sur Sainte Sophie avant d’aller, fort tardivement (presque 15h) nous restaurer de poisson sous le pont de Galata.

L’après midi ou ce qu’il en reste est consacré à la visite (avec achats) du marché aux épices (bazar égyptien). La soirée, malgré le retour bouchonné tardif (20h) est longuement consacré aux thèmes « fonds de bouteilles » et « fête des voisins ».

Mais voilà, nous sommes encore sur la route (Zagreb pour être précis), et il est temps d’aller se coucher, car demain, une longue route jusqu’au milieu de l’Italie nous attend, il faudrait bien abattre 700 km pour pouvoir arriver Dimanche chez fifille ! Donc, on va se faire un dodo et vous attendrez bien demain pour les jours qui restent, Soyez patients, ça le vaut ! A demain donc.

 

 

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Cappadoce !

Bonsoir,

Alors on avait pris prétexte de difficultés de connexion pour justifier la non publication de nos comptes rendus, et j’avais dit je crois que ça irait mieux désormais ; et c’était vrai, et ça l’est toujours. Mais alors quoi ? Eh bien un petit problème, la limitation subite des journées à 24h … Nous espérons que vous comprendrez en lisant ci-dessous et que vous voudrez bien nous pardonner !

7 septembre

Nous partons de bon matin (si, si : 7h45) de Niksar pour Goreme en Cappadoce, 400 km à faire avant 16h ! Mais la route était belle et nous sommes arrivés à temps, 15h45. Jolie campagne assez montagneuse (nous évoluons toute la journée autour de 1000m) le plus souvent en 4 voies, pas trop de circulation, beaucoup de ventes de bord de route, tomates, poivrons, melons, pastèques et quelques autres.

Arrivés à temps disais-je pour, à peine installés, monter dans un bus et partir à la découverte ; c’est que notre guide tient à nous faire voir le pays sous les lumières de fin de jour et il a ma foi bien raison. Nous ne développerons pas en détail la nature de ces paysages : cheminées de fées, calcaires ravinés, habitats troglodytiques, une merveille, un paradis pour les photographes … jusqu’au moment où il faut trier les photos ! Toutes les photos sont 100% authentiques … sauf une ! Et puis nous revenons au camping, pour repartir 30mn plus tard pour un village voisin où nos amis Armand et Myriam ont tenu à nous inviter à un dîner très sympa chez leur ami restaurateur qui nous fait au préalable déguster d’excellents crus locaux, c’est dire comme nous avons souffert ; mais bon, vous voyez là un moment pour écrire un blog vous ?

8 septembre

Donc pas de temps pour écrire le blog du 7 ; d’autant que le rendez-vous du lendemain a de quoi refréner les ardeurs tardives : départ à 5h30 ; non, il n’y a pas de frontière à franchir, c’est un départ en mini-bus pour quelques kilomètres dans la campagne pour atteindre un vague terrain (je n’utilise plus l’expression « terrain vague » depuis 2015 -private joke-) où une débauche de matériel est mise en oeuvre pour préparer un énorme ballon, du genre qu’on appelle « mongolfière », à nous emmener dans les airs. C’était a priori une option du voyage, mais ATO (qu’ils en soient remerciés) a décidé d’offrir l’option à tout le monde. Ceux qui connaissent ma chérie, savent que cette décision ne l’a pas vraiment ravie, mais elle a pourtant escaladé sans faiblir le panier qui nous a contenus, pendant près d’une heure 30, 14 « PPIstes », plus un pilote manifestement aussi britannique que joyeux et ses bouteilles de gaz préférées, accrochés sous la grosse bulle-boule chauffée par un brûleur sonore et réchauffant. Entre deux bouffées de gaz, c’est le silence total, aux grésillements près de la radio qui permet aux pilotes des plus de 100 mongolfières en vol ce matin de coordonner leurs mouvements dans ce tout petit espace. Je ne sais pas quoi dire de cette expérience-spectacle, sauf que je recommence demain si on me le propose, même s’il faut (encore) se lever à 4h30, c’est inoubliable, extraordinaire, dans les rayons du soleil levant et les paysages de la Cappadoce, même si ce serait sans doute bien n’importe où. Mais chuuuut, je vous laisse avec les images, écoutez le brûleur, regardez, c’est magique.

De retour vers 8h15, on nous informe que nous repartons à 9h pour la suite du programme. Musée en plein air, points de vue divers, fabricant de tapis (magnifique présentation, la meilleure du voyage) resto à midi bien sûr, et puis encore d’autres sites (après avoir déposé quelques petits joueurs au camping) retour camping 17h30 ; piscine pour se décontracter, début du tri des photos du jour, et on repart à 19h30 pour un dîner spectacle assez extraordinaire ou certains membres du groupe nous gratifieront d’une prestation inattendue (on mettra les vidéos un de ces jours). Je n’arrive pas à éviter de dire combien les 3 dernières minutes m’ont perturbé : soudain les danseurs ont déployé un drapeau turc présenté alternativement à chaque côté de la salle pendant que la sono à fond diffusait l’hymne national, puis l’ont replié en l’embrassant. Je vous laisse juge, évidemment, je n’ai pas d’image.

9 septembre

Aujourd’hui, c’est un peu vacances, nous avons à peine plus de 300 km à faire dans la journée, routes à 4 voies, juste un démarrage en côte et un lac de sel, tranquillou, ouf ! Nous arrivons au camping près d’Ankara à 15h30, à nous la piscine, et la mise à jour pépère du blog. Sauf que l’évier est bouché et que comme d’hab, le temps s’envole, adieu piscine, blog encore en chantier à 22h, alors qu’il faut partir à 7h30 demain. Bon, je mets les photos et j’y vais alors …

Demain, nous couchons sur la rive européenne du Bosphore, c’est dire que la fin est proche, mais rien n’est fini pour autant !

 

 

 

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6 septembre, vers Niksar

Bonsoir,

De bon matin, ah non, pour une fois, grasse mat’, départ à 10h, bien tassées, nous sommes montés dans des minibus pour aller voir le monastère de Sumela ; malheureusement, il est en travaux et nous ne pouvons que l’admirer de loin ; au retour, nous craquons sur quelques gourmandises à touristes, espérons que les destinataires futurs apprécieront ! Au retour, uun déjeuner imprévu nous permet de goûter les truites de la pisciculture locale.

Puis nous reprenons la route de Trabson et tournant alors à gauche, nous revenons la route côtière vers l’ouest. Elle est impeccable, la signalisation soignée, le revêtement, à de rares exceptions près, parfait, un bonheur ; les petites villes sont repoussées de l’autre côté, avec force passerelles à piétons pour passer de la ville à la mer par dessus la 4 voies. J’imagine que pour les habitants, c’est un peu frustrant d’être ainsi séparés de la mer par ce ruban de goudron, sans parler de la période de travaux qu’il a dû falloir subir. Dans les plus grandes villes, il y a quelques feux de trafic qui nous ralentissent, mais ça reste globalement fluide. Les villes sont belles, modernes, propres, entretenues, on sent la puissance de cette nation en forte croissance. Les passerelles et les trottoirs sont parcourus de femmes le plus souvent avec les cheveux couverts, mais pas que, et très rarement en « fantômes » noirs. Hier, nous nous sommes baignés, un arrêt au hasard, un bout de plage avec une sorte de bistrot ; il y avait de tout, hommes, femmes, enfants, presque tous en troupes de 6, 8, 10 personnes, joyeux comme sur toutes les plages, certaines femmes se baignaient « habillées », d’autre en maillot « normal » avec ou sans hommes, et personne n’a paru même s’intéresser à notre passage. Il faut dire pour être juste que d’autres membres du groupe ont vécu des expériences un peu différentes, femmes européennes regardées, et même une plage réservées aux femmes que nos amis ont eu du mal à identifier, d’où quelques protestations.

Mais aujourd’hui pas de baignade, nous n’en avons pas le temps et pour nous éviter les regrets, le temps a viré à l’orage. A 80 km de l’arrivée, nous prenons à droite vers l’intérieur ; la route devient difficile, sinueuse, en état moyen, le paysage s’élève vers 1000m au milieu des plantations de noisetiers, les villages et habitations sont d’évidence plus pauvres. Au bout de quelques kilomètres, un policier nous fait signe d’arrêter. Avec un gentil sourire, il nous fait comprendre de ne pas nous inquiéter et nous demande où nous allons ; apparemment satisfait de la réponse, il demande à entrer dans le camping-car, mais au lieu de tout visiter comme les autres, il s’asseoit, accompagné de son collègue,  et avec des gloussements de rire, nous demande de démarrer ; nous échangeons quelques propos sympas, mais son anglais est très limité et la conversation tombe vite ; 40 km plus loin, il nous indique le poste de police, et nos deux autostoppeurs du jour descendent avec force sourire et poignées de main de remerciement ; nous ne saurons jamais ce qu’ils faisaient à pied si loin de leur base …

Nous arrivons à 19h, nuit tombante au très joli camping près de  Niksar qui nous héberge cette nuit.

A demain, nous allons jusqu’en Cappadoce et le temps doit redevenir beau ! Par contre, pas sûr que nous ayons le temps de faire le blog, la journée est très chargée, jusqu’à 23h parait-il.

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De Turquie !

Bonjour, vous nous avez manqués ! Je ne sais pas si nous n’avons pas été bons ou si on n’a pas eu de chance, mais voilà, pas de connexion depuis le 1er septembre, c’est pas toujours simple le PPI !

02-09-2018

Nous vous avons quitté, sauf erreur le soir du 1/9 à Piatigorsk (RUS) alors que nous nous apprétions le lendemain matin à franchir la frontière entre la Russie et la Géorgie. Vous allez être surpris, car côté frontière, c’était beaucoup, beaucoup mieux, à peine plus de 3h, incroyable, des gens sympas qui faisaient leur boulot, de façon à peu près moderne et hop. Le lieu aussi était surprenant après les nombreuses platitudes désertiques de l’Asie Centrale : venues de loin d’abord, puis de plus près, de majestueuses montagnes s’imposent à nous et c’est le Caucase qu’il va falloir franchir à 2500m d’altitude. Le poste frontière est niché à l’entrée d’une gorge étroite au pied du grand col. Attention, ne pas se tromper, il y a un autre passage plus au Nord où le GPS aimerait bien vous envoyer, mais il conduit en Ossétie du Sud, qui n’est pas la Géorgie, sauf que, mais … allez donc lire.

Donc, après la frontière, escalade du col, petit arrêt sur un site karstique assez curieux, puis une jolie station de ski Géorgienne, et l’arrivée à Mtskheta, une très jolie ville proche de Tbilissi. Auparavant, nous avons rencontré un motard du 87 qui n’avait pas parlé français depuis bien longtemps, puis vécu une tentative de record de la bêtise (je mesure mes mots …) : imaginez un problème compliqué de travaux, circulation alternée pas longue mais étroite, pas mal de camion, des voitures, quelques camping-cars et aucune régulation du passage alterné. Les camions ne passent pas assez vite et des voitures commencent à faire une seconde file (dans chaque sens), puis une troisième, peut-être même une quatrième ; à un moment, un chauffeur de poids lourd décide qu’il passera et avance face aux 2 ou 3 voitures de front en face … et tout s’arrête, on se regarde, on se fait la gueule et rien n’avance pendant une grosse demi-heure, le temps qu’il faut pour que d’autres conducteurs descendent  expliquer fermement aux têtus que la récré est finie et qu’il faut bouger, à savoir les plus « à gauche » vers l’arrière (je n’en suis pas suis trop loin et trop étranger). Bilan 55 minutes pour faire 150m, un record ! On a croisé deux voitures de police quelques kilomètres plus loin ; jamais trop tard ? en tout cas trop tard pour les photos, désolé ! Mais il y en d’autres :

03-09-2018

Nous partons en journée de visite autour de Tbilissi ; nous commençons à pied par le très joli village ancien de Mtskheta

Puis nous allons au « mont de la croix », juste en face.

La suite nous entraîne à Tbilissi, une délicieuse capitale à visage humain qui mélange avec bonheur structure ultra modernes et monuments anciens

Mais un des points célèbres de la Géorgie, c’est le vin, que nous allons déguster, puis après cet « apéro » particulier et un déjeuner typique très copieux, nous reprenons la balade à pied. Tbilissi est la ville des balcons, même les remparts en ont été parés maintenant que l’ennemi ne risque plus venir, enfin au moins pas par là ! Il y a aussi des sculptures aussi bizarres que décoratives et surtout une télécabine qui permet d’accéder au château d’où nous redescendons à pied, nous libérant de quelques unes des calories précédemment engrangées. Il ne reste plus qu’à repasser par le « cellier » pour prendre nos achats de vin et glisser jusqu’au bus qui nous ramène à notre parking.

C’est sur ce parking que nous fêtons aussitôt, malgré la nuit qui commence, l’anniversaire d’Anne, dans la bonne humeur et l’amitié.

04-09-18

Nous reprenons la route, où les destinations sont systématiquement écrites en alphabet Géorgien, mais aussi en alphabet latin, merci les gars, ça nous soulage, parce que c’est pas du chinois, mais pour nous, pas mieux ! Nous arrivons assez vite à Gori, célèbre pour avoir vu la naissance du second (ou premier, selon les goûts) boucher à moustache du 20ème siècle ; il y a aussi une assez jolie forteresse, et nous faisons quelques courses. Plus loin, on vend des drôles de pains, un gratuit pour 5 achetés, mais nos stocks sont au top. Une très longue descente nous permet d’apprécier les fameuses jarres qu’on utilise ici pour stocker et faire vieillir le vin. Nous avons malheureusement l’occasion de tester la rudesse de conduite de Géorgiens ; même si la vieille Lada (?) est bien inoffensive, le fourgon  blanc, lui s’est généreusement frotté contre notre coin arrière pur nous doubler, on s’en tire avec des « traces », mais la conductrice a eu une sacrée émotion ! Aussi, lorsque nous arrivons à la Mer Noire, un petit bain est bienvenu dans une eau très chaude, presque trop !

05-09-18

Et nous voici à aujourd’hui, enfin à jour !

Comment dire ? on n’a pas beaucoup pensé à vous, on a eu à faire ; d’abord une liaison matinale (à la bourre encore !) vers Batumi, puis un passage de frontière (Géorgie-Turquie) ; elle est jolie cette frontière, quasiment sur la plage, ça change un peu. En plus assez rapide, moins de 4h … puis 300 km au bord de la mer ; déjeuner, baignade, route sans histoire, 4 voies en bon état, pas trop de circulation conducteurs décontractés, police discrète, une journée sans histoire, donc (presque) sans photo, pardon, on fera mieux demain, surtout qu’on a de la connexion apparemment sans problème désormais.

A demain donc, 380 km encore en bord de mer, chouette !

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