Marmara

03-09-2012 Zietingbagi

La veille (oui, à l’apéro), nous avons décidé de modifier l’itinéraire et de rallonger l’étape afin d’atteindre la mer de Marmara, plus agréable qu’une vague et brûlante ville intérieure comme Bursa qui est assez proche. Nous quittons à regret ce très joli camping alors que notre maître du barbecue dort encore et reprenons la magistrale descente d’hier … un peu plus doucement.

La route est très rurale et un peu sommaire sur les cinquante premiers kilomètres, mais elle nous permet de rattraper de grands axes bien roulants.

Après un passage montagneux, nous arrivons dans une immense vallée où des cultures sont recouvertes de plastique. En fait, il s’agit de vigne qui est ainsi protégée, car les raisins, ici, sont une vraie richesse, presque une monoculture. Sur 200 km au moins (sauf une coupure de 30 km, liée à une élévation de la route, et couverte d’oliviers), nous allons traverser un paysage uniforme de vignobles troués de petites parcelles dédiées au séchage des raisins, disposés sur de larges bandes de plastiques et formant des rubans du jaune au brun selon l’état d’avancement du séchage. On voit beaucoup de travailleurs occupés sur les raisins, hélas sans comprendre exactement leurs actions (sans doute triage, « remuage », …). On voit que le terrain est précieux, car chaque portion utilisable est mise à profit pour le séchage (élargissement futur en bordure de la route en chantier, doublement de pont en attente, …) plutôt que de prendre à la vigne la bonne terre du fond de vallée.

Plus loin, les tomates et les poivrons ont droit aux mêmes traitements et égards. Les champs sont immenses, les travailleurs nombreux, l’irrigation toujours présente, car l’eau est abondante, venue des montagnes alentours. De lieu en lieu des queues de tracteurs aux remorques chargées de sacs (de raisins?) se forment devant des usines.

En fin d’après-midi, une petite route nous conduit en bord de mer (de Marmara) dans un petit village de pêcheurs (Zeitingbagi) autrefois occupé par une importante colonie grecque. Il s’étale le long d’une colline jusqu’à la mer et chaque toit a son chauffe eau solaire et souvent sa parabole. Les copains ont trouvé de la place sur le parking du port, mais il a fallu du courage pour descendre avec nos monstres la petite rue principale bordée de commerces, de cafés aux terrasses occupées par des habitués masculins qui discutent plus qu’ils ne consomment, et plantée (au milieu) d’énormes platanes. Nous apprécions la fraîcheur et une bonne nuit s’annonce.

En fait, le village semble s’appeler Tirilye bien qu’il figure sous le nom Zietinbagi sur les cartes … Zeitin signifie olive en turc, ce qui n’est pas sans rappeler le nom espagnol de même sens, « aceituna » … pas si bizarre que ça sans doute !

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s