De bas en haut et de haut en bas

Il faut se rendre à l’évidence, cette île est un yoyo, on a à peine fini de descendre qu’il faut remonter. Nous avons quitté la plage d’hier pour monter vers le nord en rentrant à l’intérieur du pays, c’est à dire prendre la SS125 vers Tertenia où nous faisons quelques courses alimentaires, puis  à droite sur Jerzu, puis Ulassai où nous avons mangé sur un merveilleux balcon à 680m où quelques chèvres sont venues nous saluer.

Plus loin, après Gairo et son village fantôme Gairo Vieccho, abandonné à la suite de coulées de boue, la route monte jusqu’à 960m avant de basculer vers la mer.

Il ne reste plus qu’à s’arrêter à la Cantina Sociale de Tortoli où nous dégustons le Cannonau, un des cépages typiques sardes. Nous découvrons enfin les extraordinaires rochers rouges de Arbatax, avant d’aller nicher pour la nuit au bord de l’eau un peu plus loin, le soleil est en train de se coucher, mais on est toujours aussi bien dans l’eau.

Bonne nuit !

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Ouverture et scherzo

Bonjour, en ce joli matin où le soleil se lève en bord de plage, je vais essayer de vous raconter la journée d’hier. Elle était partie pour être simple, ce ne fut pas tout à fait le cas.

7h30, nous nous levons comme à peu près chaque matin. Petit déj tranquille sous les pins du camping, quelques petites contractures résiduelles de la journée à Cagliari, on se prépare pour un départ sans se presser et on va faire les tâches techniques vidanges/plein. Mais cette routine se grippe, c’est le cas de le dire. La serrure qui permet d’accéder à la cassette des WC qui est très pleine se refuse catégoriquement à laisser entrer la clé. On n’est pas des débutants, dégrippant, pschiiiit, et hop ! Rien du tout. Alors on attend un peu que ça pénètre, rien ; on essaie de regarder dans le trou, rien d’anormal, pas d’obstacle visible ; on introduit divers objets plus petits, tout passe, sauf la clé, le patron du camping tente sa chance, sans plus de succès. C’est un gros problème mine de rien, il faut absolument ouvrir ça aujourd’hui ; on hésite à casser, comment faire au mieux ? Mais nous sommes tout près d’une grande ville, peut-être un technicien adapté, merci Google, un concessionnaire à 15 minutes, le rêve. Finir le reste des préparatifs et hop en route. Arrivés sur place, léger souci, tout est fermé, personne, … si un monsieur sort sa voiture de là et nous explique qu’il n’y a effectivement personne, ils sont partis au salon de Parme ; déception ; rebondir, une autre adresse à 12 minutes ; c’est ouvert ; une dame sympa, qui appelle un monsieur, qui regarde, en appelle un autre et là, on voit tout de suite qu’on est tombés sur le gars qui va pas se laisser emm… par un bout de ferraille, le pro du bricolage ; ça a duré un bon gros quart d’heure d’essais successifs avec tout un jeu de clés diverses et brusquement, il a remis notre clé et ça c’est ouvert ; bravo, merci ; ça s’appelle « Dott Camper manutenzione riparazione Camper, via Palmero Togliatti, 09047 Selargius CA, Italie » ; ça sert sans doute à rien que je le dise, mais ça le vaut quand même ; ah oui, le prix de l’intervention ? J’ai honte … 5€ ; on a acheté des bricoles et laissé 5€ de pourboire ; en plus, bien sûr, on a pu vidanger notre cassette pour le même prix. Naturellement, il va falloir me croire sur parole, pas de photo de tout ça, trop stressés pour penser photo.

Le reste de la journée, que dire … un parking pour déjeuner, un arrêt rapide au Capo Carbonara (non il n’y a pas de jaune d’oeuf dessus), remonter un peu plus loin, arrêt pour la nuit à Sant’ Elmo, encore un parking, encore face à la mer, encore une plage, encore de l’eau tiède et transparente, le boulot de routine quoi, bain à midi, bain en soirée, ça peut pas être tous les jours fête. Des photos ? bon, allez, à la rigueur, c’est bien parce que c’est vous !

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En marche

Bonjour,

D’abord des excuses pour le délai ! Il se trouve que la journée d’hier a été longue et le courage a manqué hier soir, donc voilà, 24h de retard, désolé.

Le réveil sonne à 6h30, car il faut prendre le bus pour Cagliari à 8h10. Le bus ; il passe devant le camping, c’est la ligne 1Q (prononcer unocou), elle nous conduit à Fulmini où à l’arrêt « Circumvalazione » il faut changer et prendre la PF, envrion 10 minutes après. Sur place, il faut juste comprendre qu’il faut changer de trottoir pour ça, mais bon, on y arrive ! Une grosse heure en tout et nous voilà posés plein centre. Sauf qu’on aurait dû descendre un peu avant car on voulait visiter l’église de Nuestra Signora de Bonaria.

Alors on marche.

Elle est perchée assez haut et après le ficus géant, il faut monter dans le joli jardin ; belle vue sur le centre, porte en bronze, belle église.

Il fait encore frais, on décide de revenir au centre pour visiter la ville ancienne.

Alors on marche.

Mais ça monte, cette ville est très bossue. D’un autre côté, ou plutôt de tous les côtés, on a de belles vues. Mais c’est dimanche et à la cathédrale, c’est l’heure de la messe, pas d’entrée pas de photo, ou presque. On se rabat quelques mètres plus haut sur la palazzio Regio ; joli. Nous continuons toujours plus haut, la tour de Saint Pancrace.

A ce moment là de la journée, nous nous disons qu’il est temps de penser à manger. Le Guide Vert sont d’accord sur 2 restos, dans la ville moderne, dans la même rue.

Alors on marche. Vers le bas.

Arrivés place Piazza Jenne, très animée, première à gauche, deuxième à droite, rue de Sassari. Moins d’animation, et le premier resto est fermé le dimanche manifestement ; un peu plus loin, le second semble aussi fermé, mais, en regardant bien, il y a de la lumière et la porte semble ouverte, entrons ; une charmante jeune fille se précipite pour nous expliquer que ce n’est pas encore ouvert ; rendez-vous 12h30 ? d’accord. C’était une bonne idée d’attendre. Carrousel de spécialités sardes à prix raisonnable, super.

Malheureusement le glacier vanté par le routard est fermé jusqu’à 16h30. On peut revenir voir la cathédrale ?

Alors on marche.

Palazzo civico, Palazetto, plus loin, l’ascenseur qui nous économiserait un peu de la montée est en panne, marche toujours … Enfin la cathédrale est ouverte, mais pas pour longtemps, un mariage se prépare. Il reste quand même que ce glacier doit ouvrir à 16h30, redescendons.

Alors on marche.

Bonne glace, un peu de repos sur la place et nous prenons la route du retour. Sans marcher, le bus est là tout près ; le « PF » qui nous ramène tranquille à Fulmini « Circumvalazione », traverser la rue, attendre le « unocou » ; qui ne vient pas ; et le jour qui se couche, faudra-t-il encore marcher 3km pour revenir au camping ? Non, finalement, avec un bon quart d’heure de retard, il arrive, ouf, il est 20h30 en arrivant au camping.

Alors pardon, on a manqué de courage. Tout comme nous en manquons un peu ce soir pour vous narrer aussi aujourd’hui. Mais tout va bien, on va essayer de faire ça demain matin, si ça marche !

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Journée de grève

Bonsoir,

Vous avez ce soir un blog réduit. En effet, notre journée s’est limitée à un petit déplacement de Pula à Cagliari que nous visiterons demain. Une cinquantaine de kilomètres, installation au camping, sieste et un assez joli moment sur la grève, parce qu’on ne peut tout de même appeler ça une plage. Pourtant l’eau était merveilleusement tiède et, passé les deux mètres de galets, le sable blanc sous l’eau qui la rend si verte délicieusement doux. Il y avait même des petits poissons et sur les galets quelques aegagropiles.

Voilà, en plus vous avez appris un mot, alors ne vous plaignez pas, il y a même deux photos.

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au sud du sud

Je vous dois des excuses. Hier soir, sans doute harassé par ma rude tâche touristique quotidienne et les émotions de la circulation sarde, j’ai annoncé que nous avions atteint le point le plus sud de notre voyage ; au passage, personne n’a relevé que c’était une erreur, est-ce que j’écrirais pour des incultes ?

Toujours est-y ben (comme on dit en Poitou), que ce n’était que le Sud l’île de Sant’Antioco, l’île de l’île. Nous avons donc pris la route du Nord pour sortir de l’île au point (et donc au pont) où nous y étions entrés, pour refaire un peu de Sud et arriver au bout de la Sardaigne, soit aux alentours de Chia, au sud du sud d’hier !

Tous les guides vous diront que c’est là qu’on trouve les plus belles plages du monde et notamment celle de Tuerredda. Malheureusement, à force de le crier sur les toits, les guides ont réussi à amener là des hordes de touristes, alors que c’est tout petit et donc les limitations de circulation et de stationnement sont légion et il est à peu près impossible dy accéder autrement qu’en vélo, vous devrez donc vous contenter de photos un peu lointaines … Mais nous avons pu déjeuner dans un lieu tranquille et ma foi fort agréable, quoique dépourvu de plage.

Nous avons fini la journée au site archéologique de Nora, près de Pula. Jolie visite que j’ai terminée par un joli bain sur la plage proche. Nous restons là pour la nuit, bonsoir.

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Une île de l’île

Donc nous étions ce matin au bord de la mer ; j’ai un scoop : nous y sommes toujours. D’après les cartes nous avons tout de même changé de mer, passés de la Méditerranée à la mer de Sardaigne.

Nous reprenons vers le Sud la route tourmentée, mais excellente qui suit parfois le bord de mer, puis coupe en travers et revient, comme prise de remords ; on monte, on descend, on tourne à droite, à gauche, ah, je vous garantis qu’on ne s’ennuie pas. Et puis souvent on ralentit, presque à l’arrêt, le temps d’un coup d’oeil, d’une photo, 300m plus loin, on s’arrête, on refait les photos, on repart, la circulation est limitée, tout est simple finalement …

En fin de matinée, on arrive à Iglesias. Jolie ville accueillante, jolis monuments, on visite un peu, mais la ville se vide, très vite pour la pause de midi, on est surpris, pourtant chez nous, ce n’est pas si différent.

Après déjeuner, nous reprenons la route en direction de Sant’ Antioco et sa « capitale » éponyme. Tout avait l’air de bien aller, après un isthme étroit, une vue très proche de celle qu’on a de Balaruc vers Sète sur le bassin de Thau. Et puis un pont, assez petit, nous voici sur l’île de l’île.

Sauf que pour sortir de la ville, il a fallu encore une fois traverser un centre ville étroit et sinueux et qu’à un moment, virage à gauche à 90°, mais une voiture est garée dans le virage et donc, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Après observation, étude, intervention du chauffeur d’un triporteur qui nous explique qu’on n’a qu’à faire demi tour et prendre à gauche la rue encore plus étroite, soudain JC nous fait un miracle ; non, pas ce JC là, le nôtre, le mari d’Annick quoi, suivez un peu : en regardant la voiture stationnée, il s’aperçoit (ou il décide, après tout, les miracles …) que non seulement elle est ouverte, mais les clés sont dessus ; il suffit donc de la reculer d’une dizaine de mètres et on passe avec au moins 4cm de chaque côté, le grand confort. De ce long paragraphe, il n’y a aucune photo, désolés.

Nous voilà donc arrivés peu après à Calasetta, après un arrêt vidange dans une sorte de camping avec poules, oies, bélier, assez original, et parfaitement efficace pour nos opérations de vidange/plein d’eaux diverses. Une jolie ville, toute en quadrillage, toute en bleu ciel et blanc, avec un port qui fait la liaison avec l’île de San Pietro, reposante après les villes serrées vues précédemment.

Il nous reste encore un peu de temps, alors nous descendons par le Sud Ouest avant d’obliquer à l’est, pour arriver à Maladroxia où Park4Night nous promet une nuit calme, promesse qui, à l’heure où nous écrivons, semble en bonne voie d’être tenue. Nous sommes à notre point le plus sud, mais tout de même presque à la hauteur de Palerme, Sicile.

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à cheval entre ciel et eau

Donc, nous avons passé la nuit à plus de 500m d’altitude au dessus de Tuili. Le réveil fut beau, mais matutinal.

Il faut finir par dire que nous avions rendez-vous à 8h avec Roberto, guide du parc naturel de la Giarra. Pendant 2 heures, cet homme savant et sympathique nous a initiés à la vie de ce plateau, de ses nombreuses espèces végétales (chênes lièges et autres variétés, arbousiers, lentisque, xyste, myrte, …), à la vie des bergers des temps nuragiques à nos jours et surtout à ces petits chevaux sauvages de Gesturi uniques à ce lieu, les derniers chevaux sauvages d’Europe, 600 gentils animaux qui vivent leur vie autonome sur les 45 km2 du plateau.

Nous repartons émerveillés. Un arrêt ravitaillement à Tuili nous permet d’admirer sa charmante église. La suite est moins drôle. La traversée de Guspini est perturbée par des travaux, puis par un semi-remorque en livraison ; nouveau chapitre de manoeuvre au centimètre, temps perdu, tension. Finalement on s’en sort bien, mais nous arrivons à Montevecchio trop tard pour une visite du passé minier. The show must go on, nous continuons jusqu’à Fluminimaggiore pour voir le joli temple punique d’Antas (si vous ne savez pas ce que c’est « punique », vous serez punis !). Vers 19h nous arrivons sur le bord de la mer d’où nous vous écrivons en ce moment dans la tiédeur du soir et le murmure des vagues (ajoutez un bel adagio pour cordes avant de regarder les photos).

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