e la nave va

Non, je ne vais pas vous parler de Fellini, mais juste d’une étape très navale. Où en somme nous ? Pour rappel, je vous ai quittés la dernière fois à Modena, le 21 août au soir.

modene-ancone22/08/2012, à travers l’Italie

Départ un peu contrarié : le sac à main de notre amie Annie a disparu. L’aire était sympa mais … mal fréquentée semble-t-il. Pourtant nous avions un peu d’air grâce à la proximité d’un parc. Dégats limités, le sac ne contenait pas le passeport. Le voyage continue, quelques euros, CB et papiers en moins …

Route calme ; régulateur bloqué à 85, le fuel est hors de prix (1,80), et on a le temps. Trafic dense parfois. Arrivée à Fano vers 13h30. Aire sympa avec vue sur la mer. Bien sûr nous allons nous baigner après avoir digéré un peu. La plage en face de l’aire est publique, ce qui est presque rare sur l’Adriatique. Comme nous nous y attendions, l’eau est plus qu’agréable, aucune difficulté pour y entrer et Anne bat son record de durée dans l’eau ! La plage est en galets et ça fait un peu mal aux pieds … on ne peut pas tout avoir. Nuit calme après promenade au bord de la mer et glace de très bonne qualité.

23/082012 ô mon bateau oh, oh !

Courte étape de 60 km pour arriver au port d’Ancone. Alors que la file des véhicules sortant du bateau s’allonge démesurément, peu de monde sur le parking pour aller vers la Grèce, fin de saison … Une petite dizaine de camping-cars (dont les 5 nôtres) montent sur le pont ouvert, tellement ouvert que nous sommes en plein air à l’arrière du bateau, ce qui veut dire au début en plein soleil ! Mais il y a de l’air, et bientôt du bruit, vibration de la machinerie, malgré la mer presque étale, le camping car vibre comme une ponceuse. L’air de rafraichit vite et devient humide avec la nuit.

Reste à s’occuper ; on visite le bateau, très beau, grand, propre. On fait une partie de Yams chez Marie-Josée, puis c’est un apéro convivial à 10 organisé par Yves qui fait quelques jaloux autour, malgré le peu de place pour installer tables et fauteuils.

C’est sans doute à ce moment là que nous avons perdu une heure, qui va nous manquer pour un moment, enfin bon, c’est l’heure grecque, on ne peut aller vers l’est impunément !

La nuit arrive rapidement, sous l’objectif des photographes, un coucher de soleil en mer, ça ne se loupe pas. On s’installe dans nos camping-cars vibrants, il faut bien dormir, on arrive à 8h30 demain, faut se lever tôt pour être prêts.

24/08/2012 Terre !

igoumenitza-asprovaltaSommeil un peu haché, 7h debout ! Toujours aussi jolie arrivée à Igoumenitsa après la dernière heure entre Corfou l’Albanie, la Grèce, magnifiques paysages. Le temps est toujours très ensoleillé et la journée s’annonce chaude.

Au départ d’Igou, (après un plein à 1,60) l’autoroute grimpe très vite et nous nous installons au delà de 1000m, paysages arrides et caillouteux ; de temps en temps des champs en chaumes.

L’ambiance est bonne, La clé USB tourne à plein régime pour nous fournir notre radio française (et suisse parfois) en différé grâce aux podcats thésaurisés tout au long du printemps. Les tunnels se suivent à un rythme impressionnants, juste séparés par des ponts … Quel chantier cela a dû représenter ! De temps en temps, un péage nous demande 5€ une fois, il nous demande … rien du tout, le péage existe, il ne manque que les barrières et les postes de péage. Peu de parkings, pas vraiment d’aire à pique nique, c’est arrêt bitume ou rien. La température dans ces montagnes reste raisonnable 28-30.

A l’approche de Salonique, nous dévalons vers la grande plaine marécageuse qui a tant fait de tort aux soldats français et anglais de la grande guerre, plain entourée de crêtes escarpées. La végétation de forêts et buissons laisse place parfois aux sommets arides.

Nous nous installons vers 15h30 « en sauvage » au bord de la plage d’Asprovalta ; camping sauvage 3 étoiles ! Il y a là une vingtaine de camping-cars d’origines diverses (Allemands, Bulgares, Italiens pour l’essentiel). Devant une plage superbe avec douche, derrière un WC, supermarché à 200m, centre ville à 500m, mer délicieusement chaude et claire, une vraie carte postale. Seule fausse note, le technicien de service n’a pas réussi à « accrocher » le satellite et ça l’a un peu énervé, d’autant qu’à Ancone ça marchait super. Heureusement qu’il y a de quoi faire tomber la pression dans l’eau salée !

Apéro collectif, dîner, papotages pour tous, bain de nuit pour certains.

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Courir contre le temps …

Ah oui, je sais, j’ai mis du temps à revenir papoter avec vous. Il faut dire que ce n’était pas facile dans les circonstances que nous vivons, toujours courir partout, jouer à cache cache, éviter les mauvaises rencontres et avancer malgré tout, parce qu’il y a des rendez-vous qui se profilent. Mais voilà, vous avez eu l’air d’apprécier l’idée de ce nouveau voyage, nous allons donc le continuer.

A la suite d’une distorsion de notre espace-temps dans les jours précédents, il semble qu’un article venu d’un temps imaginaire se soit glissé dans notre blog. Nos services travaillent d’arache pied pour résoudre le problème et il paraît qu’il va bientôt être possible de récupérer un espace-temps normal. Il est toutefois possible que l’article qui suit soit encore entâché de quelques anomalies.

20/08/2012 Montgenêvre

Quelques mois avant aujourd’hui, disons pendant l’hiver 2011-2012, nous avions décidé avec 5 couples amis du Paris-Pékin 2010 d’aller à l’arrivée de l’édition 2012 à Istambul. Et tant qu’à aller si loin, il aurait été dommage de ne pas regarder autour, et nous avions monté ce voyage qui va nous conduire pendant 50 jours à traverser et/ou visiter 8 pays et faire … je ne sais plus combien de kilomètres, disons beaucoup.

Ce 20 août donc, finissant notre marche d’approche individuelles, nous avons retrouvé au col de Montgenêvre quatre équipages, le 5ème devant nous rejoindre dans quelques jours par un autre itinéraire vu qu’il a déjà visité la région où nous allons. Par un curieux hasard, c’est le jour de mon anniversaire, je vais faire ma coquette en ne disant pas lequel, d’autant que ce n’est pas le sujet. Nous faisons donc une arrivée triomphale à Montgenêvre où le ciel a mobilisé éclairs, tonnerre et pluie diluvienne pour nous accueillir. Enfin, après quelques minutes, ça se calme et nous pouvons fêter mon anniversaire avec les copains qui m’ont offert quelques bonnes bouteilles. Temps frais après l’orage, 16°, ouf, on respire, il y avait encore 32° à 1800m dans le Lautaret à 17h30.

21/08/2012 Modena

Très belle descente sur Susa par un temps magnifique. Puis en route pour Modena, nous descendons doucement sur la plaine du Pô. Autoroute tranquille, mais les aires sont rares et peu agréables, il faut se serrer entre les camions pour la pause déjeuner, beurk !

Les champs de blé et de luzerne nous accompagnent. Au loin quelques vallonements dans la brume de chaleur, puis platitude générale. Pause vers 15h, il fait 37 °, un peu de vent.

Dans la campagne, quelques très belles fermes anciennes tombent en ruines, mais les hangars en brique ont des grilles ajourées du plus bel effet. Quelques souvenirs napoléoniens sur les panneaux routiers : Rivoli, Marengo … il n’y avait pas l’autoroute à l’époque. Puis nous franchissons le 45ème parallèle, pas de doute, c’est le sud !

Arrivée tranquille à Modena, aire au bord d’un parc en ville, un peu d’ombre, peu d’air, beaucoup de bonne humeur, soirée longue à papoter en attendant la fraîcheur, mais il faut bien se coucher, la route nous attend demain.

NDLR : Nous allons assez vite, nous avons un bateau à prendre, alors pas de photos pour le moment, mais je vous rassure, ça va s’arranger dans les jours qui viennent. Je vais quand même vous mettre en appétit, voici la carte de la première tranche de l’itinéraire qui nous amène jusqu’en Turquie. Et dès demain, vous aurez, comme d’habitude, sur chaque étape, une petite carte donnant l’ensemble de l’itinéraire, je vous gâte … Allez, faites de beaux rêves de voyages !

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Départ discret

Bonjour,

Il était 5h ce matin lorsque le camping-car a franchi les portes du jardin pour prendre la route. Nous avons choisi cet horaire un peu inhabituel pour nous, car nous avons pensé qu’il y aurait moins de contrôles pour sortir de l’agglomération de Poitiers. J’ai passé de longues heures hier à programmer le GPS pour éviter les villes. Vive la France des petites routes, on ne va pas bien vite, mais on est vraiment tranquilles.

Bon, il faut que je vous dise un truc quand même, pour cette expédition discrète, je fais attention aux possibilités de géolocalisation dont nous pourrions être l’objet. J’ai bétonné le côté technique en ajoutant un VPN sur le téléphone. Je ne vais donc pas donner ici de noms de lieux trop précis, on ne sait jamais.

Donc vers 7h30, nous faisons une petite pause dans un coin tranquille, le soleil commence à se lever et Goyave, qui cette fois est de la partie, se dégourdit les papattes avant de repartir.

Dans la matinée, nous faisons un autre arrêt dans un village tranquille où un autre camping-car semble occupé au petit déjeuner, sans doute des « fulltimers* », car c’est le premier de la journée ; coup de chance, la boulangerie est ouverte. Nous continuons plus loin au travers d’une jolie route bordée de champs qui s’élève assez rapidement et nous traversons une zone montagneuse plutôt sauvage où nous décidons de déjeuner sur une aire un peu boueuse, mais accueillante.

L’après-midi est consacré à une longue descente prudente. Au hasard d’un village presque abandonné, un beau bâtiment d’allure romane s’appuie sur un olivier multi-centenaire. Coup de chance, il est ouvert et, sous la conduite de Goyave, nous jetons un coup d’oeil rapide faute d’explication ou de guide. Dommage. Un peu plus loin, un grand lac ouvre le ciel.

Finalement, nous sommes arrivés en vue de la mer. C’était bien agréable de retrouver un cadre aussi symbolique de notions comme vacances, chaleur, plaisirs … Même Goyave semblait heureuse. Nous avons réussi à traverser sans problème et nous sommes installés peu après sur une aire accueillante et tranquille. Le dîner fut fort bienvenu après ce qui était quand même une longue journée de route et le gâteau de crèpes au chocolat confectionné avant hier, couronna cette équipée assez atypique. Il était bien pertinent de faire un tour nocturne à pied, d’autant que ce village au bord de l’eau est vraiment très beau de nuit.

Allez, à demain peut-être, si on a le temps. Juste une chose encore, si vous avez reconnu les lieux traversés, ne mettez pas les noms en commentaire (toujours la discrétion …), mais vous pouvez nous envoyer un message !

*fulltimers : on désigne par ce vocable aux sonorités bien peu latines des camping-caristes qui vivent tout le temps en camping-car, soit des touristes permaments, soit souvent des personnes qui travaillent a des endroits changeants (remplaçants, chantiers, saisonniers, …).

 

 

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Le voyage immobile

Bonjour,

Aujourd’hui je vous invite donc à un voyage immobile. Mais qu’est-ce qu’il va encore chercher là ? Je crois que je l’ai déjà un peu fait, mais puisqu’on a du temps, je vous propose une visite détaillée … de mon camping-car ! D’accord ? Alors allons-y. Attendez, une petite mise au point tout d’abord ; je sais que pas mal de lecteurs ne sont pas camping-caristes, alors pardon pour les vieux routards de la maison à roulette, mais je vais sans doute expliquer un peu des choses que vous savez par coeur, donc silence dans les rangs, on respecte les bizuths.

Notre maison à roulettes donc, depuis un an à quelques jours près, est un Rapido 850F. Rapido, c’est la marque, 850F, le nom du modèle. En fait, il y a deux marques. Rapido est l’aménageur, le constructeur de la partie où nous vivons. Fiat a réalisé l’ensemble chassis, moteurs, boite et tableau de bord. Pour en finir tout de suite avec la partie mécanique, Fiat donc, il s’agit d’une base de Ducato avec un moteur turbo Diesel de 150CV équipé d’une boîte robotisée à 6 rapports, avec une climatisation de la cabine par le moteur.

Parlons donc de la partie « vie ». Il y a quatre grands types de camping-car :

  • les Capucines, reconnaissables à une sorte de bosse frontale qui contient un lit permanent au dessus de la cabine de conduite sont surtout destinées aux utilisations familiales 6, 7 places avec des enfants …
  • les Profilés, dont la bosse est rabotée et donc, pas de chambre sur la cabine, mais en général un puits de lumière. De loin la catégorie la plus vendue depuis quelques années.
  • les intégraux, reconnaissables à leurs côtés entièrement plats, alors que les profilés et capucines sont un peu plus étroits de l’avant. En principe plus confortables, surtout au niveau cabine d’où l’on a une vision panoramique du paysage.
  • les vans, au look discret, sont la version au marketing moderne des bons vieux fourgons aménagés, on les reconnait … au fait qu’on ne les reconnait pas justement, on peut les prendre pour des fourgons d’artisans ou de livraison.

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Il faut ajouter « les gros » qui sont des intégraux énormes, au look de bus, très hauts, très confortables, très chers, certains ont même une voiture cachée à l’intérieur. Et un mot quand même pour les Camtars, camions librement aménagés par leurs propriètaires, et là, tout est possible !

Donc voilà, notre 850F fait partie de la catégorie « intégraux » ; pour info, nous avons eu en 32 ans deux capucines, un van, un profilé et deux intégraux (plus un 3ème en prêt pour le Paris-Pekin 2018 et un profilé chinois pour Shangaï), je crois qu’on a fait le tour !

Vous avez vos billets ? Paaarfait, c’est parti ! Faisons d’abord un petit tour extérieur (appuyez sur la touche pause -les deux barres- pour avoir le temps de bien voir chaque photo). De face, on voit tout de suite le très grand pare brise qui caractérise tous les intégraux. On voit aussi les rétros de type « bus » très confortables pour la conduite. Continuons sur la vue de gauche : la porte conducteur, la fenêtre conduteur, la première fenêtre « bulle », c’est la dinette, puis la cuisine et la chambre ; en partie basse, le bouchon de fuel derrière la porte, ensuite le truc rond c’est la sortie des gaz brulés du chauffage, puis on a le bouchon d’eau propre, la prise électrique et la trappe à l’arrière c’est pour sortir la cassette des WC chimiques (pour la vider). A l’arrière c’est vite vu : rien, sauf quelques autocollants et tout en haut sous le feu stop, la caméra de recul. Côté droit, on trouve à partir de l’arrière la porte de soute, plus haut la fenêtre de la chambre, puis la porte d’accès à la cellule, une petite fenêtre au niveau de la dinette, la fenêtre passager et en dessous la porte d’accès aux bouteilles de gaz (2 bouteilles de 13 kg de propane).

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DSC08376Sur le toit, depuis l’avant gauche (désolé, on ne voit pas tout), il y a un petit lanterneau (sorte de vasistas, non visible), puis le grand lanterneau de la dinette un peu coupé par la photo, la parabole de la TV, le panneau solaire, le lanterneau de la chambre et celui des WC.

DSC08374Ah oui, je peux vous ouvrir la soute pour voir, vous êtes curieux hein ? Juste une seconde alors ! et ne regardez pas trop, entre deux voyages comme ça, elle n’est pas rangée, elle est même presque vide. Le cylindre blanc au fond, c’est la « machine à laver », un tonneau plastique (prévu au départ pour les canoés) ; on met le linge sale dedans, de l’eau de la lessive, on ferme bien, dans la soute, et, 2h de route plus loin (de préférence petite départementale sinueuse), le linge est propre (euh, disons prêt à rincer …) !

 

DSC08372Mais finissez donc d’entrer ! Ah, désolé, la TV va gêner votre passage, vous êtes bloqués dans la porte, je vais la remettre à sa place. Mais vous voyez déjà vers votre gauche, et donc vers l’arrière une porte qui est celle de la douche/WC et plus à droite le coin cuisine. Attendez une seconde, je libère l’espace (c’est une activité fréquente dans un camping-car).DSC08343

Voilà, c’est mieux comme ça, donc toujours vers l’arrière vous voyez le lit, très confortable (135×200), plus à gauche encore en noir le haut du frigo surmonté de deux petits placards, et un petit coin de la TV rangée par coulissement contre le frigo.

DSC08351Tiens, tant qu’on est là, je vous fais voir un truc. Le lit se soulève à partir du pied pour découvrir en dessous une très grande capacité de rangement. L’accès est pratique, assité par des vérins comme ceux des hayons arrière de voiture. On voit au passage le bon sommier à lattes de notre lit, agréable.

 

DSC08344Retournez vous maintenant et regardez à votre gauche presque en face de la porte d’entrée : c’est le coin cuisine : voilà l’évier, et la plaque de cuisson. Rien à dire, c’est pratique. Dessous, on a les tiroirs, avec un verrouillage central pour quand on roule, nous y reviendrons un autre jour.

Au dessus de la cuisine une petite hotte aspirante et deux placards bien garnis dont l’un comporte un porte verres coulissant (brevet maison).

Tant que vous êtes là, baissez les yeux sous ce dernier placard haut, voilà, le salon (on disait dinette il y a 30 ans, nous le disons encore parfois, mais salon, c’est plus classe !). remarquez que les sièges de conduite pivotent. La table est dite « portefeuille », non parce qu’on y range nos réserves d’argent liquide, mais parce qu’elle se replie (ou se déplie, selon l’état initial) ; elle pivote aussi et peut même s’escamoter vers le bas, pratique pour étendre les jambes à la sieste ou le soir en regardant la TV.

Au dessus du salon ou plutôt de la cabine de conduite, il y a un lit, bien caché, collé au plafond. Si on regarde vite, on voit un plafond avec des spots, et puis c’est tout. En déclipsant la sécurité, on peut rirer vers le bas et presque au niveau du tableau de bord, c’est un grand lit (140×190) confortable sur sommier à lattes. L’articulation est supportée par des vérins (comme le  lit arrière). Il y a un filet anti-chutes pour ceux qui ont des nuits agitées, des spots à chaque bout pour lire le soir et un rideau pour un peu d’intimité. Mais le principal de l’intimité entre les deux lits, c’est la porte qui sépare la chambre arrière du reste du camping-car.

Revenons à l’arrière pour voir de plus près les installations. La tête du lit est éclairée par des petits spots très design et pratiques. Sur le côté gauche, on trouve une installation un peu surprenante. A priori, il y a des petits rangements, une petite fenêtre et une grande glace. Mais si vous tirez vers l’arrière du camping car la poignée à gauche de la glace, et soulevez la plaque blanche au dessus du rangement rond, vous voyez apparaître tout votre matériel de toilette et beauté et un joli lavabo équipé d’un mitigeur.  Ainsi pour un encombrement ultra limité, vous pouvez faire votre toilette sans immobiliser la douche/WC. En confidence, nous utilisons assez souvent l’évier, plus spacieux (aurions nous la grosse tête ?). Juste à côté de cet ensemble se trouve la penderie.

Tant que nous sommes là, quelques détails de la douche/wc qui inclut une armoire de toilettes au fond ; dans la glace fermée, vous pouvez voir le lanterneau qui éclaire la pièce ; quand on veut utiliser la douche, il faut fermer une petit cloison transparente qui protège le WC, puis une autre qui protège la porte. On peut alors utiliser facilement le combiné mitigeur douche. Ce n’est pas la seule façon de l’utiliser : l’autre est moins sympathique et pour tout dire tout à fait imprévue, car vu la position de la commande du robinet, il arrive de temps en temps qu’en entrant dans la pièce (de dimensions très modestes, on accroche d’une main, d’une manche, d’un coude, cette commande de robinet qui s’ouvre quasi instantanément, l’eau coule abondamment et si la pomme de douche n’est pas bien rabattue contre la cloison, vous prenez tout sur la tête, et c’est de l’eau froide !!! Je n’ai pas encore trouvé la parade absolue, mais j’y arriverai.

Je ne voudrais pas trop vous fatiguer avec des détails (à moins que quelqu’un veuille que je commente la liste des fusibles ? non ? ok). La visite va donc se terminer bientôt, juste en sortant, observez au ras du plancher à plusieurs endroits, ces trous, ce sont les bouches de sortie de l’air chaud qui nous chauffe l’hiver, très efficace, la source de chauffage est le gaz, les deux bouteilles de 13 kg de propane servent également à la cuisine et au fonctionnement du frigo quand il n’y a pas de branchement 220V à l’arrêt. Dans le plancher, à hauteur de la porte d’entrée, une trappe couvre l’accès à une petite soute où je range pour l’essentiel, mon outillage. Avant de descendre, admirez la haute technologie du niveau qui nous permet de veiller à une assise confortable et attention, ne ratez pas la marche et vérifiez que le marche pied est bien sorti.

Je vous remercie de votre attention et, puisque vous avez été gentils, je vous confie une information un peu confidentielle : dans quelques jours, nous partons, ne manquez pas le récit de ce nouveau voyage qui nous ménera … vous n’aviez pas cru que j’allais tout vous dire quand même, patience, ce ne sera pas long …

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VOCC kèskeucé ?

Un VOCC (il n’y a que moi qui utilise cet acronyme, et encore, je ne l’avais jamais fait avant de préparer cet article), c’est un Voyage Organisé en Camping-Car. Dans le milieu camping-cariste, on dit plutôt « un voyage » tout court, mais je sais que vous n’êtes pas tous de ce milieu, personne n’est parfait. Dit comme ça, on peut croire que c’est simple, mais nous avons lu tellement de bêtises sur divers suports que finalement, j’ai décidé de vous expliquer ça.

Nous pratiquons le camping-car depuis 32 ans, le plus souvent pour des voyages un peu longs (nous partons rarement pour moins de 10 jours, en général au moins un mois) à orientation touristique (visites, randos, …) et nous restons rarement plus de 3 jours au même endroit. Nous avons fait la plupart de tout ça seuls ou accompagnés d’un couple de proches. Mais depuis 2010, nous avons fait un certain nombre de voyages organisés en groupe, dont deux du côté organisation/accompagnement. Nous étions ce printemps « clients » dans un voyage au Maroc organisé par Cap Latitude, nous étions en septembre 2019 en Sardaigne avec un couple d’amis, nous étions en 2018 représentants de la FFCC sur le Paris-Pékin-Istambul, et en 2017, nous avons fait un tour de l’Allemagne (presque) tous seuls ; ceci pour dire que nous pratiquons un peu tout et que chacun de nos choix est dicté par les envies du moment parce que chaque formule a ses avantages et inconvénients.

D’abord, un VOCC, ça peut surprendre, mais c’est un voyage organisé. C’est à dire que ça se déroule (sauf exception, suivez mon regard vers les chapitres précédents) en suivant au cordeau une organisation prévue par une personne, entreprise ou organisme qu’on appelle Organisateur. L’organisateur peut être commercial ou associatif (club de camping-caristes). Très important, il doit avoir une licence d’organisateur de voyage et, si le voyage s’effectue à l’étranger, une licence de Tour Opérateur. Cette licence a pour objet essentiel de garantir aux voyageurs que, sauf exception (suivez mon regard), on les ramènera entiers au jour dit. En échange de cette organisation et de ces garanties (et de quelques prestations complémentaires, comme des repas, des visites, des spectacles…), le voyageur s’acquitte d’une somme d’argent appelée généralement « prix », oui, comme le pain, sauf que la garantie évite justement que le voyageur soit roulé dans la farine. Au passage, quand vous achetez un voyage organisé (quel que soit le moyen de transport), vérfiez bien la licence et la garantie, elles sont obligatoirement référencées sur le bon de commande.

Voici les principales entreprises françaises organisant des voyages en Camping-car (par ordre alphabétique) :

On doit y ajouter les clubs de Camping-caristes déjà cités, pour la plupart groupés au sein de la FFCC (Fédération Française des Campeurs Caravaniers et Camping-caristes). Vous pouvez trouver sur le site de la fédération leur liste et coordonnées ainsi que le catalogue des voyages proposés. Pour participer à un voyage de club, il est imposé par la loi d’être adhérent au club (de l’ordre de 50€), ce qui ne représente qu’une toute partie du coût du voyage et apporte bien d’autres avantages.

Mais la grande particularité d’un VOCC est qu’il se déroule en utilisant comme moyen de transport principal … j’écoute … oui, un camping-car, yen a deux qui suivent ! Ceci entraîne de grosses différences par rapport à ceux qui utilisent le train, l’avion, le vélo ou une paire de chaussures.

Car ce moyen de transport devient aussi le lieu courant pour manger dormir et satisfaire ses besoins naturels (ben oui, aussi !). Ceci sous entend un certain nombre d’opérations restant le plus souvent à la charge du voyageur, comme remplir le frigo, faire la vaisselle, servir l’apéro, préparer le barbecue, retaper le lit, vider la poubelle, ranger ce qui traîne etc … sauf pour DSK qui fait suivre son camping-car par un bus de femmes de ménage.

Et surtout, contrairement aux voyages en avion, train ou autobus, les lêve-tôt bien apprétés ne sont pas plus obligés d’attendre que les couche-tard accourent en boutonnant leurs chemises et ces derniers ne doivent plus renoncer à un petit déjeuner pantagruélique pour se joindre aux anorexiques premiers. Car chacun part (le plus souvent) chaque matin quand il veut et roule à sa vitesse en faisant (ou pas) les arrêts de son choix pour se rendre à l’étape suivante. Non, contrairement à ce que croient (et sans doute même croiVent) beaucoup de gens, une étape de VOCC n’a rien du cirque Pinder dans les années 60, à part quelques lions au volant, mais modérément. Il n’y a donc pas de CONVOI (sauf, paraît-il, avec quelques rares voyagistes professionnels ou associatifs qu’on s’efforcera d’oublier, mais qu’on ne dénoncera pas). C’est dire la LIBERTE que ça donne !!! J’ai écrit « le plus souvent », car il y a quelques exceptions : les passages de frontière hors espace Shengen et les passages de ferrys sont les principales.

Donc une partie du voyage, la route disons, se fait seul (enfin, en général à deux, donc seuls) dans son camping-car, comme on a envie de le faire, exactement comme si on avait décidé du parcours nous-mêmes en se levant (sauf que c’est un peu plus préparé en général). On s’arrête où on veut, on visite ce qu’on veut (sauf parfois, il peut y avoir un rendez-vous en journée pour une visite en groupe, mais c’est rare parce qu’un peu compliqué). On peut aussi rouler avec un ou deux autres camping-cars (plus, c’est une horreur), parce qu’on les aime bien (enfin, leurs occupants), parce qu’ils parlent anglais et pas moi, parce qu’ils ont un bô GPS et pas moi, (du moins, je ne sais pas m’en servir), parce que la dame est décorative ou le monsieur musclé et ça peut servir à amadouer un policier ou dissuader un casse pieds. La nuit aussi se fait seuls, enfin, je veux dire à deux, enfin il paraît, j’en sais rien et après tout celà ne vous regarde pas, non mais !

L’autre partie se fait en groupe. Le groupe, c’est une des clés du voyage. Dans la plupart des voyages, le groupe est constitué aléatoirement au gré des inscriptions de particuliers auprès de l’organisateur. Il n’y a que dans les clubs de camping-caristes que souvent les gens se connaissent. Dans ce dernier cas, la composition du groupe et les liens qui prè-existent sont souvent plus importants dans la décision de faire ce voyage que la destination elle-même, on « part avec … » plutôt que de « partir à … ». Le groupe est donc constitué au départ du voyage autour de l’accompagnateur. Celui-ci peut être un professionnel du tourisme, mais c’est souvent un semi-professionnel ; c’est alors un ex-touriste qui connait parfaitement la destination et a en général plus que participé à sa conception et organisation ; c’est très souvent un couple.

L’accompagnateur gère chaque soir une réunion d’information (en bon français, un briefing) où il expose par le menu la journée du lendemain, ses joies (une merveilleuse cascade), ses peines ( kilomètres de piste pour y arriver), ses contraintes (ça va vous faire un détour d’une bonne heure, mais faut pas y rester plus d’1h sinon vous serez en retard). Cette réunion, annoncée la veille à un horaire impératif (d’où la parenthèse précédente, contrainte) est parfois suivie d’un moment festif généralement appelé « apéro ». Un groupe qui fonctionne bien se reconnaît au fait que 30 minutes (souvent beaucoup plus) après qu’il n’y ait plus rien à boire ni à manger sur la table d’apéro, la majorité du groupe est encore debout en train de papoter de fort bonne humeur (si c’est pour s’engueuler, ça compte pas).

Le groupe est aussi réuni dans les journées de visite (villes ou sites importants) où un bus (le plus souvent) vient emmener tout le monde en visite, souvent avec un guide local. Si la visite dure toute la journée, le repas de midi est en principe organisé et compris dans le prix du voyage. Attention, on retombe là dans le même système que pour les voyages en bus. Sachez que le premier jour où vous monterez dans le premier bus, vous occuperez une place que vous devrez occuper ensuite dans tous les autres bus du voyage ; abordez donc ce premier voyage en jouant des coudes avec le couteau entre les dents, c’est vital, totalement inutile, mais vital, pour votre honneur je veux dire, parce que c’est inutile, dans le bus, tout ce qu’il y a à voir est du côté où vous n’êtes pas assis et de toute façon, le chauffeur n’ayant pas lavé les vitres, les photos que vous auriez pu faire auraient été nulles. Donc autant choisir (si vous pouvez !) les places les plus proches des portes (on sort plus vite, meilleure place pour la photo ou au restaurant), surtout la porte arrière, celles proches de la porte avant sont monopolisées par l’accompagnateur (et madame) qui connait les lieux par coeur mais a son status de leader à défendre.  Bonne  chance.

Mais attention, si l’accompagnateur est fondamental pour le groupe et donc pour chaque voyageur, le groupe est aussi très important … pour le groupe (et accessoirement pour l’accompagnateur, mais ça, c’est son problème, il l’a bien voulu) ! Je le disais plus haut, le groupe est, le plus souvent formé de façon aléatoire et donc, même si certains essaient de faire une sorte de sélection à l’entrée (chuuut, faut pas le dire, tout le monde vous dira que c’est faux !!!), le groupe est soumis à une variable très très aléatoire, celle qu’on va appeler le mouton noir pour rester polis. Le mouton noir, c’est la hantise des accompagnateurs (et des organisateurs), c’est celui qui va tout mettre par terre, le ver dans le fruit, le fil dans la fondue, le termite dans la charpente, bref, la calamité des calamités. Il peut vous mettre un groupe par terre en deux phrases, il peut transformer un agréable voyage en enfer, … surtout s’ils sont deux ! Je ne veux pas dire un couple, la brebis du mouton noir est rarement très blanche, mais deux équipages donc, l’horreur. Le mouton noir, c’est celui qui trouve toujours un défaut et en fait une montagne, celui qui conteste les choix de visite, de stationnement, de restos, celui qui impute à l’organisation tout ce qui va mal ou même qui va bien d’ailleurs, mais pas assez, la pluie, la chaleur, le sable dans le désert, les côtes en montagne, le sel dans la mer, le bruit épuisant en ville, le silence angoissant en campagne, tout, tout, tout. Et sournois avec ça, c’est celui qui écoute les guides locaux en suivant sur son guide papier pour voir quelle question piège il va pouvoir poser pour démontrer que le guide est nul, qui va écouter en douce tout ce qui se dit entre organisateurs pour savoir tous les petits chagements ou adaptation et les transformer en ruptures de contrats. On le repère vite à sa phrase de base (« c’est nul ») avec sa version contractuelle (« c’est pas ce qui était prévu ») et surtout son argument massue (« j’ai payé donc j’ai droit »). Il empêchera les accompagnateurs et organisateurs de dormir, fera parfois très inutilement travailler les tribunaux après (oui, parce qu’il n’est pas souvent très intelligent, donc il est généralement débouté), mais surtout, surtout, il gâchera le voyage aux très nombreux gens sympathiques qui sont embarqués avec lui, ce qui est le fondement essentiel de sa démarche.

Vous qui allez peut-être bientôt faire un VOCC (mais ça existe aussi sur les autres VO), identifiez le rapidement, isolez-le en vous appuyant sur les gentils du groupe (donc presque tous), c’est une question de survie !!! Parce que le groupe, c’est l’essentiel du VOCC, vous oublierez les détails de la cathédrale d’Albi, mais vous vous souviendrez de l’anniversaire de Ginette où on avait tant ri !

Un VOCC, c’est donc un genre d’hybride entre le voyage organisé « normal » (bus, croisière, …) et le voyage en solo. Il combine donc les avantages des deux. Mais aussi les inconvénients bien sûr, je ne vais pas le cacher.

Au nombre des avantages, comme ça vient, sans hiérarchie, et avec, pour à peu près tout, des exceptions sans doute assez exceptionnelles, alors me chipotez pas dans le genre « oui, mais moi ça c’est pas passé comme ça », je vous propose :

  • la garantie de faire un circuit préalablement défini dans un temps défini avec des objectifs de visite définis et pour un budget défini (sauf si vous êtes très généreux sur les souvenirs, les cadeaux et les restos non prévus au programme.
  • votre cerveau n’ayant pas à se poser la question chaque jour de où, comment, combien, etc … est plus disponible pour admirer, déguster, profiter, améliorer.
  • vous pouvez faire la connaissance de gens sympathiques qui ont des goûts communs avec vous et, pourquoi pas, faire des projets de voyage avec eux ou vous revoir hors voyages
  • vous avez pour chaque jour un programme bien calibré pour occuper la journée et pas besoin de chercher votre point de chute pour la nuit ni de se demander s’il y a de la place
  • vous bénéficiez pour les visites de guides francophones qui vous conduisent dans les lieux les plus intéressants
  • vous avez des repas au restaurant généralement bien choisis sans avoir à chercher où vous êtes attendus à l’heure prévue

Mais je n’écris pas ça pour vous raconter des histoires. Il y a aussi des inconvénients :

  • tout a un prix et un tel voyage entraîne un surcoût par rapport à un voyage que vous organisez vous-même ; comptez environ entre 30 et 130€ par jour et par personne selon destination et programme ; à prestations égales, les produits des clubs sont environ 20% moins chers que ceux des professionnels, surtout en raison de l’organisation et accompagnement par des bénévoles. Lisez bien les rubriques « le prix inclut » et « le prix n’inclut pas » avant de vous décider.
  • vous devez partir et revenir à des dates précises en des lieux précis ; il y a toutefois souvent une possibilité de complément libre, car les points de départ et d’arrivée sont souvent assez près de la zone de voyage et on n’obligera pas des Niçois à passer par Paris pour aller visiter l’Italie. Vous pouvez donc avant ou après faire encore pas mal de tourisme près de la région objet du voyage et même souvent y revenir.
  • vous perdez une partie de votre chère liberté. Pas question de rester un jour de plus dans ce lieu magique, ni de zapper cette étape qui ne vous intéresse pas. Une fois embarqué, on suit, même s’il est toujours possible de rester à votre camping-car au lieu de suivre une visite qui ne vous intéresse pas. Vous pouvez même renoncer à la suite du voyage qui ne vous plait pas en signant une décharge à l’organisateur, mais vous devez rentrer chez vous par vos propres moyens et sans pouvoir prétendre à aucun remboursement, sauf dans des cas de force majeure prévus par d’éventuelles assurances.
  • vous devez supporter (partiellement) la vie de groupe, tout le monde n’apprécie pas, et tous les groupes ne sont pas agréables à vivre (voir « mouton noir »), mais ce n’est pas fréquent, la plupart des groupes vivent en bonne harmonie et même avec beaucoup de bonne humeur, c’est bien pour ça que cette activité se développe. Lors des journées de visite en groupe, il n’est pas possible de s’arrêter comme on veut pour mieux voir, faire des emplettes, … mais les organisateurs prévoient le plus souvent des moments libres pour acheter les souvenirs.

Voilà, j’espère avoir fait le tour du sujet, vous pouvez poser des questions ou apporter des compléments en commentaire, j’essaierai de répondre.

Maintenant, je vous prépare un petit voyage, avec plein de photos (ici, c’était pas facile, désolé) ! à bientôt !

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Mercis

Lorsqu’un événement se termine, il est de bon ton d’adresser des remerciements à tous ceux qui ont contribué à sa bonne réussite. Je le fais rarement de façon formelle (et des fois pas du tout) ; mais cette fois, c’est un point de passage qui me semble obligatoire.

Il l’est d’abord parce que nous vivons des moments un peu inhabituels pour notre société et que je crois qu’un des fondements de son fonctionnement est (devrait être ?) le couple « s »il vous plait/merci ». Je ne m’étends pas sur ce concept, ceux qui ne comprennent pas ce que je veux dire peuvent aller directement à la prochaine page de pub (non, yen a toujours pas !).

Je veux donc d’abord, et même si ça devrait être répété toutes les heures que je vis depuis plus de 50 ans, remercier ma chérie qui est toujours là dans les moments difficiles, parfois moins dans les moments faciles (elle choisit ces moments là pour aller exécuter quelque corvée qu’elle est la seule à trouver non différable) et dont vous n’imaginez pas malgré ça combien elle aime rire et combien on ne s’en prive pas tous les deux (oui, des coups de gueules aussi, on ne s’en prive pas, mais c’est juste pour entretenir la voix).

Il faut ensuite désigner un personnage que je connais depuis peu de temps, mais dont on m’avait parlé, c’est notre accompagnateur Jean Mottref (et son épouse Lizbeth) qui, après avoir fait preuve de son talent d’organisateur, d’animateur, de guide et montré, dans les jours joyeux, combien il aime donner à ses voyageurs, a su gérer la crise grave que nous avons traversé (vous savez, cette histoire d’épidémie pendant que nous étions au Maroc, on a dû en parler un peu …) au prix d’une énergie surhumaine, en nous ménageant un max, sans toutefois nous priver d’expression et de responsabilité, équilibre pourtant bien délicat. Il faut lui adjoindre Olivier, qui, des bureaux français de Cap Latitude n’a pas manqué d’activité pour régler « nos affaires ». Un grand merci à vous trois.

J’ajoute à ces trois là quelques personnes qui ont contribué à ce que notre histoire finisse bien : Gérard Couté, président de la FFCC qui a été le premier à alerter le Ministère de Affaires Etrangères sur le problème des camping-caristes bloqués au Maroc, Claire Colnet de France Télévision qui a ouvert l’antenne à nos difficultés, le consul de France à Tanger et son collègue allemand qui ont fait tourner la machine administrative, le caïd de Ksar Sghir qui a si bien géré notre stationnement sur sa commune (et offert le couscous), ainsi que tous ceux qui, sur place, ont pensé, réalisé et fait fonctionner ce lieu improbable et finalement magique, les p’tits gars en uniforme qui faisaient les cent pas jour et nuit, la dame pipi qui lavait, lavait, lavait, les boulangers, les épiciers, les électriciens, les infirmières, les désinfecteurs, les policiers, et tous ceux qu’on n’a pas vus, merci, c’était super, super sympa et super professionnel !

Arrivé là, je peux enfin dire toute mon affection à la bande d’ados attardés avec qui Anne et moi avons partagé cette expérience. Nous avons eu de la chance de nous trouver, et de trouver Jean et Lizbeth (non, on les avait mérités !), c’était vraiment le groupe idéal pour affronter ces difficultés, merci à tous et toutes, et vivement qu’on se revoie ! On va le finir ce voyage, je vous le dis, je lâcherai pas l’affaire !

Je ne vais pas oublier de remercier tous nos lecteurs, tous ceux qui ont laissé des commentaires, je leur dois souvent des excuses pour les réponses tardives ou expéditives, mais aussi tous ceux, connus ou pas, qui par les différents canaux de communication nous ont soutenus, encouragés, réconfortés, conseillés, voire ont eu un rôle actif positif dans notre retour. Les autres , je … quels autres, au fait ?

Alors je crois avoir fait le tour de tous les Français (ou assimilés) qui ont participé à nos plaisirs et à notre sauvegarde (présumée). Mais ce n’est pas fini, parce qu’il en est sans qui rien de ces plus ou moins 50 jours n’auraient été ce que ce fut. Les Marocains. Et si j’en parle en dernier, délibérément, ce n’est pas pour les mettre en annexe, c’est pour que ce soient eux qui vous restent dans la tête en fin de lecture, les plus importants, c’étaient bien eux. D’un bout à l’autre, ils ont été tellement gentils, ouverts, curieux, respectueux, cultivés. Sans doute comme partout, il y en a de moins bien, voire pas bien du tout, on a dû avoir de la chance. Sans doute, comme partout, certaines gentillesses étaient un peu « commerciales », bien sûr (mais qu’est-ce que c’est bien fait alors !). Mais quel plaisir, quel accueil ! C’est vrai que je dis souvent ça dans mes journaux de voyage, les sardes, les ouzbeks, les mongols, … presque partout, qu’est-ce que « les gens » sont gentils, aimables. Alors merci. Merci aux policiers qui nous ont regardés passer sans nous arrêter, merci aux restaurateurs qui nous ont servi avec le sourire, merci aux campings qui nous ont hébergés dans les meilleures conditions possibles (ça, je ne le dis pas toujours), merci aux guides qui nous ont fait comprendre leur pays, leur culture, merci aux commerçants et artisans qui nous ont vendu leurs produits et leurs services, peut-être un peu cher parfois, au prix « touriste », mais si raisonnablement qu’il nous fut facile de faire semblant de ne rien voir, merci à tous !

Voilà, je vais rien dire d’autre pour aujourd’hui, mais peut-être demain, je vous expliquerai ce que c’est qu’un VOCC.

A bientôt.

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Mais oui, nous sommes rentrés !

Alors aujourd’hui, j’ai vu un commentaire d’une fidèle lectrice qui me demandait si nous étions arrivés. Enfin, elle ne le disait pas comme ça, mais c’est pas grave …

Et moi j’étais persuadé de l’avoir dit. Et c’est vrai que j’avais annoncé notre retour effectif à la maison. Mais pas ici. Sur Fesse de Bouc, sur WhatsApp, … C’est vrai que c’est bizarre comme fonctionnement. Le seul endroit où je n’ai pas dit que nous étions chez nous, c’est ici, chez nous !!!

poitiers-limogesDonc oui, nous sommes arrivés, 3 petites heures tranquilles pour rallier St Ybard à Buxerolles. Juste un truc, comme la circulation était très très fluide, nous avons décidé, enfin, j’ai décidé, de passer exceptionnellement par la RN147 entre Limoges et Poitiers. Il y a plus de 10 ans que je ne l’avais pas fait. Et bien il se passera encore du temps avant que je recommence. Même sans le trafic infernal habituel (dimanche matin 5 avril, même pas de camions), cette route est un enfer, surtout bien sûr Limoges-Bellac, mais même le reste, franchement, c’est désagréable. Et puis tiens, pour me faire pardonner, je vais vous donner mon itinéraire secret (dans l’autre sens, c’est plus commode à décrire) : Poitiers-Chauvigny-Montmorillon-Le Dorat-N145-A20-Limoges etc …. Et puis tiens, le voici en image (trait bleu, jusqu’à St Ybard) ; d’après GoogleMap, ça fait 20 km et 12mn de plus, en fait, il ne faut pas plus de temps parce que c’est plus fluide et surtout, c’est coooooooooool ! Be Happy !

20200405_122136Une fois tout près de chez nous, nous avons fait une petite entorse à la règlementation (n’allez pas crier ça sur les toits). Car il nous restait une mission importante pour que le retour soit complet : récupérer la troisième habitante de la maison, notre toutoune chérie, Goyave pour les intimes, donc nous avons continué deux ou 3 petits kilomètres pour lui permettre de s’installer au post de co-pilote. C’est dingue, je la laisse là-bas il y a presque deux mois, elle ne me regarde même pas partir, On revient deux mois plus tard, ça lui va aussi, elle fait la fête franchement, mais sans plus. Elle s’installe au poste de copilote, elle dit même pas au revoir et hop, maison. Le Bearded Collie, c’est pas un chien compliqué. Donc, merci à nos gardiens. On est arrivés à la maison contents, Il était l’heure de manger, on s’est fait un petit plan pique nique improvisé, avec un petit apéro en amoureux, puis une petite sieste et voilà.

Nous nous sommes donc installés dans le confinement comme tout le monde. Dans l’après-midi, notre voisin Jean-Louis nous a vus en train de transférer nos affaires du camping-car à la maison et s’est fait un devoir de nous expliquer Buxerolles confiné, ce qui est ouvert, ce qui est fermé, le couvre feu à 22h (zut, nous qui pensions sortir en boite ce soir …). C’était bien sympa et du temps de gagné. Quoique du temps, on en a.

En fait, on n’en a pas tant que ça. C’est vrai que nous sommes sans doute en mode ralenti, mais les journées passent vite et voilà que nous avons négligé le blog. Pas complètement. J’ai écrit des trucs, mais pas totalement fini. Quand on n’a plus la pression de l’urgence, on traine, on fignolle, on laisse en chantier des fois qu’une idée nouvelle arriverait, enfin bon, je sens que mes gamins vont y aller de leur commentaire « mais toi forcément, tu n’aimes pas finir ». Voilà, comme ça vous avez gagné du temps les gars (ma fifille aussi).

Alors je vais finir cette page, comme ça ils pourront plus rien dire (je rêve !). Juste un mot avant pour dire une autre raison de ne plus écrire : j’ai pas beaucoup de photos à vous joindre … Ou alors je fais la même chaque jour ? Des photos de Buxerolles ? Ya pas grand chose à voir à part les jardins des voisins, et je ne sors quasiment pas, comme tout le monde ou presque. On va voir, j’ai quelques idées. J’ai aussi du bricolage à finir, enfin, à faire avancer, alors faut trouver du temps, on va bien voir.

A bientôt alors ?

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Presque …

Voilà, voilà. Presque. Après la mer bleue pendant +- 34h, nous avons retrouvé le plancher des vaches et fait tourner les roulettes de notre boîte à bonheur chérie.

Il était presque 11h lorsque nous avons atteint le bout de la file des camping cars « rapatriés » du Maroc. Avant ça, nous avions été inspectés, reniflés par des gros toutous, interrogés, immatriculés, dotés de jolis papiers dûment tamponnés destinés à nous permettre de circuler jusqu’au retour chez nous part l’itinéraire de notre choix à condition qu’il soit le plus direct.

Alors trois beaux motards sont arrivés sur leurs belles motos avec des feux bleus clignotants partout et hop, nous sommes partis une quinzaine après d’autres traverser les rues assez désertes de Sète, tous les carrefours bloqués pour nous, jusqu’au péage de l’autoroute A9, et là roule ma poule, ce qui était sympa en apparence, mais au fond voulait quand même fortement dire « dégage tes roues de chez moi et va confiner ailleurs », ce que d’ailleurs nous ne demandions qu’à faire et que nous avons fait.

Et c’est ainsi que notre si joli groupe a explosé en vol, non sans s’être promis de se ressouder à la première occasion. Il faut dire qu’hier soir à 18h, nous avions improvisé un apéro virtuel sur le pont supérieur avec chansons et tout (tout sauf les boissons bien sûr) qui avait un peu surpris les quelques spectateurs accidentels. Je mettrai peut être des images bientôt. Et le WhatsApp du groupe n’a pas arrêté de la journée, « vous nous manquez » y est une phrase récurrente.

Donc après quelques centaines de kilomètres, un déjeuner près du pont de Millau à une demi-douzaine, 3 contrôles par de très gentils policiers, et le début de cette sensation angoissante dont vous nous parlez depuis quelques temps, nous traversons la France un samedi ensoleillé et c’est comme si c’était un dimanche après midi de pluie, personne, nulle part, tout fermé, quelques voitures se faufilent autour des villes et se mêlent aux camions sur les autoroutes, mais les nationales … 50 kilomètres sans voir UNE voiture, ni un piéton, ni un vélo, ni un tracteur, rien, rien. L’impression d’être dans une de ces dystopies post apocalyptiques que j’affectionne … Oui j’ai déjà dit ça je crois. Enfin voilà, le plein à Brive et puis ça suffit, nous décidons, avec Françoise et Marcel qui nous ont suivis, d’en rester là pour ce soir, le Poitou nous attendra, ne pas trop jouer avec la fatigue, il y a assez de chance pour les catastrophes comme ça. Ça s’appelle St Ybard, nous en avons déjà parlé ici, c’est toujours aussi charmant et nous sommes presque arrivés.

Allez bonsoir !

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Terre !

Commençons par une photo pour une fois. De toute façon, je ne vais pas être long. Nous arrivons donc au bout de notre voyage Maritime, tant attendu … Nous allons aborder un voyage terrestre dont nous ne savons rien. LA question en ce moment est « est ce qu’on peut choisir notre itinéraire ». La réponse ça arriver.

Nous y sommes. Nous allons être encore inspectés, température etc … A bientôt pour la suite.

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Embarqués

Voilà, c’est fait. Pas encore partis, mais on y croit.

Nous avons bien fait d’attendre, nous avons un très beau bateau (oh, oh !).

On vous racontera ça en détails, deux ou trois photos et hop. Euh, les gens sur les photos, je sais pas si c’est, je crois qu’ils veulent rester anonymes, chuuuttt !

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